DRAME ALLÉGORIQUE
PAISANT ALLUSION , SOUS UNE FORME GOSMOGONIQUE , A L* ENSEIGNEMENT PROFESSE DANS LES TEMPLES ÉGYPTIENS AU TEMPS DE MOÏSE.
S€mi qtttsqm» voluerii oMma , qtuB dieta sunt, steundum Utteram aceqferey id est, non aUter mtettigere quam Uttera sonatf «< polueris evitare hhuphemias, et omnia eongruentia Jidei cathoUcte prmdicare > non solum ei non est invidendtan , tedprmàfwu mubumqme laudahilis intelieêtorhabeHdus est, si autem nuUiu exitus datur, ut pâ et digne de Deo qum 9eripta tttnt intettigantru; nis'i^figuratè ntque] in tenigmati* proposita isla credamus, habentes auetoritatem apostoUoam, à quUfus tam multa de Ubrit veteris testamenti' soï/mntmr mnighUOa, modum quem intendimue teneamus, adfwante ilio qui nos petere, qumrere etpidsare adhortatur} ut omnet istiufyptras rerum seeundum €athoUcamJidem, si»e qum ad historimn sive qum ad prophetiamfperiinent explicemue , non prmfudicanies meliori diUgentiorigum tr<Ktatui\f sive per nos, sive per aUos quibus dominue revelare dignatur.
S-'Augustini, de Genesis contra manichteos liber n, cap» It.
L'allégorie qui fait le sujet du second et du troisième chapitre de la Genèse , est traitée de manière à pouvoir être mise en action dans les mystères. Lauteur qui Fa rédigée n'est pas le même que celui du récit que nous venons de voir.
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i 64 ^ELOÏM ,
Ce drame est néanmoins d'origine égyptienne; il se peut qu'il ait fait partie des livres que Moïse emporta ou qu'il imita. Il se peut aussi qu'il ait été copié par quelque initié long-temps après Moïse. Quoiqu'il en soit , cette allégorie est pour nous d'un grand intérêt, tant si cawe du rôle qu'elle a joué que de celui qu'elle joue encore dans les dogmes religieux du monde chrétien.
Le sens intime de ce poème présente, sous la forme d'une parabole cosmogpnique, )a. marche d'un enseignement théosophique.
Selon le sens convenu et littéral , l'auteur y explique d'abord, en peu de mots, l'origine des c)iM)$e3, celle, des Itres ;animés ; il établit la destination de rhoiiime qui est la culture de la terre , ce qui stt|mose la société fondée et le droit de propriété existant au moment eii le drame va
cpmmi^Acer.
Selon h sens intime , il enlève l'homme a cet état; de ek<)9e et le destine à l'initîation , à la misçiou djes initi^. étrangers, y des GRÇhlM , des renvoyés'.
H le prend nud , c'e^t-à-dire selon la signification symbolique de cet état, désireux de savoir j doué d'un esprit ivwesUgutewr^ apis à rechercher le sens des choses cachées^ déguisées^ soustraites aux regards du vtdgêtire y ÈPhÇh ^ ; — plein ePémt^tiôn ,
»Be 6R, envoyé, renvoyé, voyageur, étranger plprosélyt^e, — et de HÇb , mis à la tête , chef, prihae, ou commandant.
» Se dépoiiUler ; nu.
d^envie j de zèk , mênne envieux y jaloux , pour dénuder la vérité ^ déccuvrir ce qui est caché > 0R£ y
OTR • ; — enfin , plein de finesse, de sagacité et de
prudence , ÔRM , ORYM \
Il lui fait suivre renseignement professé dans rintérieur des temples , enseignement qui paraît comprendre la connaissance de la langue sainte , Fétude des êtres créés, Tastrononiie , etc. Il le soumet ensuite aui épreuves du temple. La scène se passe dans le GéN ^, le jardin , le bois sacré dNin de ces temples. Elle est conduite par des Crymno-Sophistes , ou Sages-Nuds, c'est-à-dirè qui ont en eux toutes les qualités naturelles de l'esprit qui font le parfait initié. Plus tard on voit ce GÉN, ce jardin , ce paradis changé en un GÉN , en un tribunal suprême inférieur , c'est-àdire ad corpus, in seculo isto^.
Ce sujet étant relatif à Finitiatioti , Fépoque k laquelle il appartient est la septième , ce qui portb le sens intime bien loin de l'origine du monde. Dans le canon chronologique, symbolisant par des individualités la marche progressive du genr^ humain, la septième époque tombe précisémeM sur Hénoch , l'initié et initiation.
C'est probablement cette coïncidence qui a fait
'Etre nu.
• Nu.
> GéN ÔI)N> le jardin d'Ëden.
*- C'est la Géénne du feu, dans saint Mathieu et dans saint Marc.
placer ce poème après les trois versets qui établissent la sanctification du nombre sept^ et celle de la septième époque cosmogonique. Le rédacteur qui rapprocha tous ces mémoires ou récits connaissait donc le sens intime du texte.
A part les vues d'instruction proprement dite ^ la morale de cet enseignement allégorique semble présenter encore ce fait-ci : Thomme serait innocent et parfaitement heureux , si livré à l'étudié des sciences , à la connaissance du passé ^ il pouvait résister au désir insidieux qui le porte vers la création d'un avenir dont la pensée flatte son orgueil, et la réalité trompe ordinairement son ambition «
A ce tableau , qui occupe le second et le troisième chapitre de la Genèse j succède y chapitre quatrième, un autre tableau dont le sujet est basé ^ tant sur celui de ces deux chapitres que sur le canon chronologique du cinquième. Les noms propres y sont déguisés par la ponctuation massorétique ; mais il suffit d'écarter les points qui modifient la prononciation et de transcrire chaque nom lettre pour lettre , l'identité devient sdors frappante. Un simple coup-d'œil vaut mieux qu'une longue énumération de preuves.
ou LES DIEUX DE MOÏSE.