‹ ÆloïmChapitre 31 sur 70 · U— AIN · texte numérisé non relu

U— AIN

ADM

IMwr CttltlTer LOBD

ÉADMÉ*

Et il n'y a aucun

être adamiqpe ( doué 4e la faculté de penser ] , pour adorer, servir, honorer d'un culte, cultiver la substance de la terre adamique, de la terre rouge.

* Pour le sens îtatiine et primitif de oe ^ot voyeï fépiiode des BNI ALEIM, ver. t, vol. 1«, p. 262 etchap. 1^ y. 26.

^ Couleur de sang , Dm. Voyez aussi pour ce mot Pépisode des BNI ALËIII, verset 7, vol l%p. 262et£hap. Iv* 2&

Si le mot ÇhDE on ShiDE n'a pas été composé en vue ou même en présence de la figure.symbolique représentant la nature , IISIS terrestre et mamelue allaitant Horus j il &ut qu'il en ait donné l'idée. Mais ce récit, pour nous, est d'origine égyptienne , la langue dans laquelle il est écrit €St la langue sacrée , la langue sainte de TEgypte ; le mot SiDE se rapporte donc au souvenir, à la pr^ence même <lu symbole d'ISIS terrestre; de la terre embrasée des feux d'Osiris , et fécondée ou par les eaux du ciel ou par celles du Nil.

Il faut à la terre , pour que Taridité dans laquelle l'auteur nous la présente , cesse :

1® La chaleur;

2** L'humidité, l'eau;

y L'homme et le culte qu'il lui rend , ou la culture.

Dans le verset suivant ces conditions commenceront à être remplies; une atmosphère embrasée va régénérer l'eau du ciel et devenir la cause d'un arroseiQent général : la terre ne s^ra.p^us dénommée ÂRTz , c'est-à-dire la mau-

i 80 JELOIM ,

dite, la stérile ; elle sera ADMÉ, semblable à SDI ou SîDI, SiyDia, la bonne ^ la compatissante Déesse ; à SiDE, la nature , t ISIS terrestre , la campagne fécondée par le culte et par Famour d'Osiris , sorti du tombeau , ressuscité après le débordement du Nil , vers le solstice d'hiver.

Et

kuonf ait

la terre

une Tapeur

et arrmalt

toute

la surffaee

U— IÔLE7

MN EARTz

—AD UEÇhQÉ*

AT

PhNI«

éle la terre*

EADMÉ

Or

on fera s'élever , il sera fait s'élevant hors

de la terre blanche , vacheuse et sans culture une vapeur nébuleuse et enflammée et il sera fait faire un arroser toute

la substance des quatre angles , des quatre coins , de la surface

de la terre adamique , cultivable et productive.

7 B'ÔLE. Ce mot est au futur avec Ténergie des conjugaisons Hiphil et Hophal, il sera fait, ou il aura été fait»

* De ChQE, prétérit qu'il faut tourner par le futur k cause df ru convertible, avec l'énergie de la conjugaison Hiphil^ // sera f ai. faire*

9 Voyez ce mot expliqué v. 1, p. 353.

La rédaction de cette partie du récit , tournée dans \v. texte par le futur, sous forme d'instruction ^ d'averiisse-

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 181

meut indépendant de la volonté ou de Tordre de JÉOYÉ, fait connaître qu'il s'agit ici d*un effet théâtral , produit par des nuées enflammées , accompagnées d'éclairs et qui retombent en pluie.

Le mot AD entraîne l'idée à'une ignilion atmosphérique; il signifie vapêur, exhalaison, nébulosité tenant de la fumée , ignition fumigante. Comme les igni lions atmosphériques son t généralemen t accompagnées de pluies , AD a signifié nuage humide ^ source , fontaine* Ce mot peut avoir servi de signe se rattachant à quelques idées sur l'état primitif de la terre.

La version arabe nie au contraire qu'aucune vapeur s'élevât de la terre ; elle est trop moderne pour faire douter du texte; son auteur, R. SaadiasGaon, qui vivait vers l'an 900, a voulu corriger le texte, ou bien il a pris la conjonction U dans le sens négatif n&^ qu'elle n'a que dans la suite du discours. Trémellius et quelques traducteurs après lui , ont hasardé la même interprétation.

Ht .

Or

FEternel

JÉOVÉ

le-LUI, l'Adoni, le maître

Bien

ALÉIM

de cBux-ci , des Dieux,

forma

— îiïzR'* AT

fit couper, sculpter, modeler, figurer, dessiner l'individualité, la forme.

l'iionime

ÉADM

le signe figuré de TAdamique , de l'humaine

•• De TzR, ITzR. Ce mot est au futur couverlible avec l'expre^r sion de la conjugaison Phiel, il a fait faire avec soin,, parce que JÉOVÉ fait agir les ALEIM et n'agit pas par lui-même.

Ile

1» terre»

ÔPhR

MN

EADMÉ

ra<:;e, semence,

hôrgy ](^ortiolï, prove-*

nance, extràctioii

de la terre AdaMque,

terre roi^ et produc*

tive.

£t il souffla UIPbË daîiii la faeé de lui BAPhlOlI

la ré(«plriif ioÉk NChMT"

deiairi^.

ÉiÏM

et il fit iaspirer, souffler

par les narines de lui un anhélemeni, des mouvements aspirants et expirants»

de double vie , de vie ciontinue^ illimitée^ d'une vie de félicité et dch santë..

Et Al*

liiï»

Et il fut

•num».

LNPhÇk

pour souffle

Tlv»nl*

tiÉ,

animalisé , fait vie^

llioamie

EADH

de Tétre adamique.

*i s. féminin, ici il eit cotoman. Ainsi , on trouve NÇhMTI ayee^ le pron. postfite commun 1., de moi' Job. 37. 3.

»» Le mot ËIE au duel semble caractériser la. vie par le doublemouvementde la respiration.—- L'aspiration ou la vie par È > et l'expiration ou l'Être^ abstraction faite de la vie, par E,

Le mot ÔPhR est ici fort important. La fausse inter-prétation qn'onen a donnée dégrade Thomme et le ravale, en le mettant au-dessous des plus vils animaux. Elle le reptésèute pétri de boue. Ce n'est pas la pensée qui a< dicté le verset 26 du premier chapitre.

ÔPhR signifie en principe volattUser une Substance y

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 183

Al êujklimêr; il est visiblemeot composa 4e OPh , vûler, dél^var danâ let air* y oisfiau^ et de PhR ou BPh qui pi^é^ote ]^ nièoie idée» plus. celle de divisiqn, débris» :

De celter coppQsitioa du mot OPbR , qq yoit oattre oéroessairement les idées de faire voler en poussière, d^ V4flatili40r, de diviser en f orties infininifinf petites ip corps comp^t et posant. A cette opération s'attacheiit quelques idées de gloire , d'éclat , d'élévation et de forcQ^ rénnie» m^^ le vmfi I-OPh ) ces idéet^ som auss^ na^iprelles aix. dérivés d'OPb, que Cj^fea àe poussière tt limon ou houe y hieii qu'elles soient à-pen-près perdues ou oég^tl- KQpeftt exprimées.

On hh Df tire fétre adamique avec um distiocticm ps^rlicnlière ; ekiklbrmeà limage deDieii, à sa ressen4)l^lic^; puis on l'abaisse plua q«ie l^si $IHtK^ft êtres animés^^ ^ disaïail que l'iiomaie est yi^ ^e de boue. Qu'a-tril donc qui le re)^^ ^tH}^H& d^ h brute? fée ^Qufle de vie in- Sfdré 4^ns 4«« narines par Dieu même ? Lie texte ne dU pais cela^ on )e voit, C'est ei^Qore une méditation, une commentation mystiqye, inise à 1^ pl^ce du sens Uttcral. Suivant çei sens , l'jiomme n'a ;rien de plus que les antres êtres crées. L'esprit, le soufle qui l'anime, le NPhÇb ÈIE qui lui donne la vie , est le même que celui qui anime les autres animaux ; le texte n'a point deux expressions qui les distingue j voyez la note du verset 20 , chapitre 1".

Mais si noiis prepoiis ce teinte d^ps ^n sens intime , alors nous trouverons que ce qui distingue la race humaine , c'est qu'elle est l'ombre de la divinité , c'est qu'elle a été formée dans l'ombre de cette divinité, c'est qu'elle est comme la projection de cette ombre , et q^e par conséquent elle tient de la nature divine j qu'elle en est însé-

parable^ et que l'homme , être intelligent et pensant , ne peut pas être, si la divinité n'existe pas. Nous comprendrons le choix du mot ÂDM, qui le désigne comme un être à part^ ayant la faculté de penser, de réfléchir, de raisonner ses actions, de produire, d'agir avec réflection ' .

Le mot OPhR ne doit donc pas avoir ici une significa* tion aussi basse que celle que la traduction vulgaire lui donne.

On trouve au chapitre 23, 10, des Nombres, ces mots : qui peut compter la povssiàre, OPhR, de Jacob? Le mot OPhR signifie évidemment là , pousêière séminale; la division , taspergement de la semence, comme ancraient dk nos pères ; la setnenee; ul aagb provenue de cette poussière fécondante et épandue^ Ainsi les Septante ont traduit OPhR par le mot spermm.

OPhR, verbe, signifie donc convertir en semence y, spermatiser, et véritablement quand on volatilise un corps , ne le ramene-t-on pas en apparence , autant que Tart humain le peut faire , à ses éléments primitifs , k son germe nébuleux , à sa poussière séminale.

Cette signification est d'autant plus évidente que le mot OPhR est une modification deOBR, signifiant tn;>e^^r la semence dans te sein d'une femme ^, engrosser, faire concevoir et avoir conçu. Ces deux prononciations sont

une modification de Tosiridien ou primitif OBL^ qui peignait Yobésiié provenant de la conception , BL marquant , comme je l'ai dit autre part , ï extension, la dila-

'Voyez chap. !«', vers. 25 et 26, pag. 67 et 69»

■ Inîit, imprœgnauitj semen génitale in matricem .trantmittende y Job, 21 ^ 20. Graçidaçit et eoncepit. ( Chr. Stockii Clavis Hnguœ sanctœj Buxtorf» GothofrediSteinbrecheri Lemeon^, ele.]^

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 185

tation produite par Tinjeciion ou le mélange des semences', et OB signifiant épaissir, devenir rond ei épais.

L'homme est donc littéralement dans la pensée de Moïse, une race adamique^ c'est-à-dire enfant ds LA TEBBE; mais selon le sens intime des mots qu'il emploie, cette race est pensante, réfléchie et douée de raison.

Or

rEtemel

JÉOVÉ

le-LUI^rAdoni, le maî-

tre

Dieu

âléim

de CEUX-CI , des Dieux

plant»

IThô

avait fait planter d'une manière stable , avec soin^

«lu «été de ro-

rlent

MQDM

du côté de TOrient, orienté

lin Jardin

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