GN
( Palmetum ) , un lieu
planté de palmiers ; un lieu fermé et planté d'arbres , servant d*asile et protecteur, un bois sa-
cre.
** Saint Bonaventure définit Binguliërement le Paradis : Quid est aliud ParadUus , à\\A\ ^ quant Idans risus? — Lœtitia bonœ con-seientiœ Paradisus est y a dit saint Augustin.^/5< Paradisus est in terra j aut in monasterio aut in Eremo est, dit Jean Trithème ^ il avait presque deviné le Paradis antique.
> Voyez premier volume^ pag. i6S.
en JËtfeift»
BÔBN ** peuT l^ sjttagxKÎe ^ poiNi-
rMfMmbl^ religieuse où se fait rinstruction par la leeture de la loi , et de la doctrine.
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il avait fait sculpter, mo-deler.
«< B-ODE-EN , /?o«r, dam — Pcusemblée religieuse — relative à t intelligence de la sainte doctrine} à la prière, é la grâce, à^ la miséneorde^
ODN est un mot 0Q19 tracté par la succession des élucubratîons prophétiques, il vient de ODE, synagogue, assemblée religieuse, et de EN, prière, grâce, miséricorde i modifié de EN qui désigne V abondance, les biens intellectuels , la raison, la sagesse, tin-^ telligence, le bonheur, la volupté qui en résulte.
On a fait do mot ODN un nom de lieu. Le Targum d'Onkelos renti la phrase kébsaïqite par in loco voluptatis^ la Vulgate , par voluptatis seulement.
Nous abordons une série de versets , dont le sens intime entièremept couvert, depuis plus de deux mille ans f)ar la version attribuée aux Septante , et plus tard par la Vulgate , paraîtra fort étrsHi|;e et quelqiMe&>is encore assez obscur ; mais ce n'est pas une raison pour le repousser. '
oc LES DIEUX DE MOÏSE. 187
II faut se souvenir qne nons traduisons selon le sens, que les mots présentent à Fesprit , pour peu que Fesprit oublie le sens voulu par le dogme , et qu'il écoute ces mots et les étudie , libre ensuite au lecteur de s'attacher au sens vulgaire s'il le trouve compréhensible , raisonnable et conforme aux vérités révélées par la géologie. Le sens qui nous est familier depuis renfance parait d'abord d'autant plus clair, qu'on s'est fait un devoir de ne pas le raisonner. Mais ne rien lui demander de raisonnable ce n'est pas faire qu'i) le soit.
Il faut considérer ensuite que cette partie de la Genèse^ ayant été dès le principe celle dont le sens intime était le plus habilement déguisé, la difficulté qu'il présentait fat une des raisons qui l'exposèrent à plus dedégradations, de changements , de mutilations que toute autre.
Nous sommes dans l'enceinte d'un des grands temples, de l'Egypte , temple consacré à Isis, si nous réfléchissons, à l'emploi du mot Siné, la toute puissante , la mame^ lue, la belle, la bonne, la bienveillante*.
Les temples étaient orientés , ou tournés vers le Nil.
Une grande cour, appelée Dromoi, précédait le temple proprement dit. Autour régnaient des galeries couvertes et qui servaient d'abri. Cet le cour était à l'Orient du temple quand il était orienté ; elle avait aussi son entrée à l'Orient; elle était fermée et entourée d'un mur.
L'intérieur du Dromos était souvent orné de plantations*. Ces plantations étaient de palmiers et de quelques arbres fruitiers. Le mot GeN du texte nous offre la même idée ; en arabe 6N-E a plus particulièremenl conservé ce sens, c'est un palmetvm, un lieu planté de
* Versets.
*' Voyez pour cela Hérodote.
palmiers, et un jardin vinearum et arboribus comitui ' . C'est cet usage égyptien qui chez les Grecs et cbez d'autres peuples, successivement, donna naissance at^â? bois sacrés. L'emploi du mot GN , pour désigner ce que nous nommons le paradis terrestre , force donc la signification et l'entraîne vers le sens de lugus , de bois sacré. Il est employé ainsi dans la Bible : (Dans Isaïe 65,3, sacrifi-care B-GN-OUT in hortis, est expliqué par le Targum m HOETis iDOLABUM^ ct Schiudler observe que olim idola-
RUM CULTIBUS HORTI GONSECRABAKTUR. )
Le jardin d'Eden ou d'Oden est donc l'enceinte , et cette grande cour, ce Dromos d'un temple égyptien dédié à Isis. Comme l'enceinte et le Dromos, ce jardin est planté de palmiers , son nom l'indique , et d'arbres de plusieurs espèces , le texte en présente l'idée ; ce jardia est tourné du côté de TOrient.
Un des bas-reliefs des grottes d'Elethyia représente le plan d'un temple ; la cour ou l'enceinte qui le précède est ornée de deux obélisques : dans cette cour ou enceinte on voit des arbres de différentes espèces et une avenue de palmiers ; il s'y trouve même un grand bassin carré rempli d'eau et partagé sur ses quatre faces , en quatre parties*.
C'était dans l'enceinte élevée autour des temples , dans les jardins , dans les bois sacrés de ces temples et dans le
* Ezéchiel parle des cèdres qui sont dans le GN ALEIM ( 31, 8 ] ^ mais comme il s'agit de la puissance des Assyriens, les cèdres d'Heden qui lui portaient envie ne peuvent être ceux du Paradis d'Adam (Voy. v. 16.) Ce qu'il dit se rapporte au temple de Jérusalem appelé Liban par Ezechiel et par Zacharie \ c'est une allusion à son Héden,aux palmiers sculptés de son sanctuaire, et il faut les appeler cèdres, puisqu'on parie du Liban.
* Voyez aussi la description de Bubasle dans Hérodote, li^. 3> $ 138, et la planche ci-contre.
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ou LES DIEUX DE MOÏSE. 189
Dromos que le peuple 8*asseinblait , formait la synagogue pour les solennités sacrées, pour honorer les Dieux et recevoir l'instruction religieuse.
Le jardin décrit dans la Genèse a été planté lui aussi B-ODN , B-OpÉ-EN , c'est-à-dire pour les assemblées religieuses et solennelles, dans lesquelles le peuple entend la lecture des livres sacrés, reçoit rintelligence , la grâce et la miséricorde de JÉOVÉ (ODT JÉOVÉ).
La loi de Moïse défendait aux Israélites Tusage de ces bois sacrés , plantés autour de l'autel * . Cette même loi défend aussi de placer des stèles dans ces mêmes bois et près de l'autel ; il y avait donc des stèles dans les bois sacrés ou dans le Dromos des temples égyptiens. Or, on sait que les stèles étaient des piliers de bois sur lesquels on gravait des avertissements et des instructions.
Reste à savoir si la défense est de Moïse ; elle paratt inspirée par le souyenir des bocages sacrés que les juifs avaient plantés dans toute la Judée, même, en face de Jérusalem et où le peuple allait consulter ses stèles, son bois, et n'avait point cessé de sacrifier et de faire des encensements, depuis Salomon jusqu'à l'époque de la captivité.
Mais cela n'importe en ce moment. Le Dromos était planté de palmiers, pourquoi? c'est qu'indépendamment de la grande quantité de palmiers qui croissent en Egypte, on écrivait sur leurs feuilles. On en faisait aussi usage dans l'Inde dès la plus haute antiquité -, c'est sur des feuilles de palmiers que Brouma, le créateur du monde, agissant pour Ruder, le Dieu suprême , écrivit ses quatre livres ou f^edams. Brouma dans le premier, comme Moïse dans la Genèse , traitait de Dieu et des anges qui assistèrent à la création.
» Dcut. t6,î1,S2.
Tant qqe les Hébreux .n'eurent point de temples, Timitation de ceux de TEgypte en ce qui regarde 1^ pl^inta* tions des bois sacrés Ait impossible ; mais lorsqu'on coustruisit le temple de Jérusalem, le sopvenir des bois sacrés revint en mémoire ; Salomon , sans manquer à la loi, sut éluder la loi en enrichissant le sanctuaire par la sculp^ ture en relief d'un boiê de palmiers : il y ajouta des Chérubins. Il y ^vait dans la pensée de Salomon un rap^ port évident entre le sanctuaire où se trouvait posée Farcbe , où devaient être posés les livres sacrés , et l'usage auquel servaient sous le rapport de l'instruction les jar^ dins d'Eden dans les temples égyptiens.
C'est attenant au Dromos des temples égyptiens qn'é^ talent ces avenues de Sphings, symboles connus de la science, et partkidiàrement de la science cachée, qui veut de la pénétration pourétrecomprisCi de cette science enfin qui portait le nom du Sphîngs , et qu'HiMrusap^on a nommée JSfiO ou SPfaO.
Dans la description que Strabon fait de ces grandes 'Cours, on trouve qu'elles étaient divisées en quatre par-^ lies. Le jardin d'Eden était lui aussi partagé de la sorte par quatre fleuves, dont les noms sont composés ou choi* «is à dessein ; ces fleuves proviennent d'un fleuve ou d'un bassin unique , comme celui dessiné dans le plan trouvé à Elethyia. Ce bassin fut remplacé dans le temple de Jérusalem par la mer d^Airain , dont Teau s'échappait par quatre issues.
Enfin la cour des temples était fermée par une immense porte, devant laquelle s'élevaient deux obélisques, comme ceux du bas-relief d'Elethyia , et comme à Luxor ; ces obélisques, symboles de la lumière rayonnante , en forme de glaive , étaient dressés comme des palmiers, dont ils portaient le nom. A l'entrée veillaient deux génies sculp-
OV ht& DiEVX DE MOÏSE.
%iès et eotossaux ; ils sont encore à Luxer ^ un Chérubin veillait aussi à la porte du jardin d'Eden; armé d'un rayon tle lumière en forme de glaive, il défendait le chemin qui conduisait à Tarbre de vie.
Dans ce verset, la fréquentation des temples , Fassiduité aux cérémonies religieuses^ aux instructions qui en font partie et qui proviennent de la lecture des livres saints, 'fiont:présealées comme le principe de la véritable félicité temporette.
C'est^là que rhûmme doit être Mgé, posé, offert dès ^SL naissance pour éPre garanti de danger; c'est une allusion à Tusage de présenter dans les temples les premiers nés. à la Divinité.
fit
Alors , ensuite
rfitontel
JÉOVÉ
le LUI, FAdoni, le maître
Bleu
AXÉIM
de CEUX-CI , des Dieux ,
Ht s^rmer
ÏTîMÈ»»
fit faire croître, germer; ordonna qa*on fit germer, croître, briller, apparaître,