MN
préparation extraite , nourriture calculée , établie et provenant
>' Futur de TxME , coo^ug. Phiel, ajoutant au verbe le sens de faire ou de faire faire avec soin.
>* ReiMHrc|oez^u'iei «etoot iOi porte la pensiée sur le. souvenir ide HfNI ou ^SfoNI , '4e >TttBt >ég|rplxêa , rUiv«<it€iur de toujfces les écreitces, «u dont toutes les acicates {lerfiû^nt le 410m ; remariquez aussi que le nom vul^ireide Heite était BIY^KIS /JltENIS, ffçmen Mosis interpretatum ex lingua œgyptia in Hebrœanij nam eju* cegxptiacum nomen erat'MûNIo9; iieque soriptum est in Hbro de AgricùiturOj verso ex œgytia ^ermone in- ArtUficw»; sic étiam in Grœcorum libris.
la «erre
EADME
«Ml*
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OTz
déalmble
NÈMD
peur la vue.
LMRAE"
fit bon
Et rmrbre
de lu irie
mu uiilleu
dujiuriliiii
UThOUB LMACL
UOTz
ÉÈIIM ••
BTOUC
EGN
de la terre adamique , tout 9 toute
bois y table, arbre; stèle»
table de conseils et d*instructioQ ;
faite pour inspirer un désir ardent et selon la mesure y très-g;rand »
pour la Tue , sous le rapport de la perception soit pbysique , soit morale.
Bon aussi
pour Talimentation, sous le rapport de l'alimentation.
Et un bois 9 une stèle,
une table de conseils et
d'enseignements
delà double vie, relatifs
à la vie beureuse et à la
santé.
Au milieu , aiu point de départ, au signe marquant le centre du bois de palmiers , du jardin pu bois sacré
>7 Le mot MRAE vient s'accorder avec le senB intiine «^oubli^ du mot TzMË, apparaître , briller , éclairer, comme le -soleil à son lever : la science est symbolisée par la lumière, et, comme nous ver* rons bientôt, ab efftuvio, par une effusion lumineuse.
■* Selon saint Bonaventure l'arbre de vie est l'allégorie de la croix : •— în erucependet, dit-il , omnUfruetut vitœ, quia ipse est arbor vitee, quce esi in medio Paraditi.
ou LES DIEUX DE MOJSE.
et VUkirliife UOTz
de lu sclevice EDOT
du bien et du mal*
ThOUB URO
9W9\ une taUj» , ^ae
stèle
^ la diyination , de la
connaissance
bonne, inspirant le bien
et mauvaise, corruptrice
et inspirant le mal.
Prétendre qu'il ne s*agit ici que de plantations botaniques , d'arbres proprement dits, personne ne Fose plus ^ personne du moins jouissant d'une raison pure, d'uue piété éclairée > exempte de toute crainte superstitieuse ; personne , pariant de bonne foi , ne croit plus qu'il y ait (car pourquoi n'existeraient-ils plus?) un arbre de science et un arbre de vie, avec leurs branches, leurs racines, leurs feuilles et leurs fruits, croissant, végétant comme d'autres arbres, et par conséquent soumis comme d'autres arbres aux accidents atmosphériques , pouvant par un accident de ce genre, ou par tout autre, se trouver sans feuilles , s^ns fruits , c'est-à-dire sans propriété virtuelle , ne révélant plus le bien et le mal , ne procurant plus l'immortalité et une félicité sans terme.
Certes, l'auteur de ce récit pe croyait p^s ^ayanta^j^ que nous au ç^ens littéral de sa narration | il avait do^c en écrivant une ^u|re pensée, et les mots qu'il employait n'avaient pas ppur lui le^^r significa^on apparente; cell^ quil y attachait §tait certainement profonde et ripl\e en applicatiops : s^ narration ^ donc un se^s cs^phé i un s^i^ intime.
De quoi s'qgit-il dans ce verset? np presspnt-oji p^s déjà son intérêt scientifique? n'ayons aoii^ pas nous aussi des arbres, des tables de sciences? arbres historiques, chronologiques, généalogiques, synoptiques de tout genre?
1 94 JELOÏM ,
mais nous qui conuaissons l'usage du papier, qui avons Fimprimerie, qui pouvons renfermer dans un volume in- 8*^ le précis de toutes les sciences, nous ne comprenons pas une bibliothèque en plein vent, et qui se compose d'arbres équarris , de planches , de stèles , de colonnes , soit en bois soit en pierre, sur lesquelles ce précis se trouve gravé ; c'est tout au plus si nous concevons qu'on l'écrive sur les feuilles des palmiers , dont le bois sacré ou nous nous trouvons était planté.
Or (la recommandation est puérile, je l'accorde), souvenons-nous donc bien qu^à Oden ou Eden , il n'y avait ni papier, ni livres reliés , ni imprimerie , et qu'il fallait graver sur des tables en bois , et quelquefois sur des tables en pierre , sur des piliers , des poteaux ou des stèles, toutes les instructions qu'on voulait rendre publiques. « On rapporte , dit Achille Tatius , que les Egyptiens , les premiers , mesurèrent le ciel et la terre , et qu7/* inscrivirent leur découverte sur des stèles (ENSTÈLAIS), pour en transmettre la mémoire à leurs descendants. »*
Souvenons-nous que le mot OTz de notre texte désigne une chose dressée et ferme , affermie ; un bois planté en jf^rre^ qu'il soit sec ouvert; une planche, une table ^ parce qu'elles sont de bois ; et tout en lui trouvant ces significations , n'oublions pas qu'il signifie aussi conseiller, consulter; qu'il désigne les conseils, les avis, \e& enseignements ,\e!& préceptes dé la loi y les principes des sciences qu^on gravait sur ces bois , sur ces tables ; et enfin qu'il n'a signifié arbre, que parce que les arbres sont de bois, parce qu'ils sont plantés en terre et parce qu'ils sont roides et solides.
Pour bien saisir l'ordre de ces significations, remarquons que la assistance ligueuse a été primitivement con-
* UranologiuDQ , pag* 131*
ou LES DIEUX DE MOÏSE. t9&
sidérée comme étément , qu'elle a même gardé cette distinction dans la langue hiéroglyphique des^ Chinois , et que les mots ont passé du sens général au sens restreint , et non du sens restreint au sens général.
Tout le mystère de Tbistoire du Paradis terrestre est dans la signification de ce mot OTz , oubliée ou négligée à dessein : que ce mot désigne un enseignement écrit ^ cela est incontestable. — Fih de t homme ^ dit JÉOVÉ à Ezechiel 37, 6, prends un OTz et écris sur lui relatif vement à Juda y ce n'est pas un arbre qu'il lui dit de prendre. — OTz, Hsuumtvocantjurisconsulti testamentumj quod ligneis t<û>ulis discrihi solebat. — Mon peuple consulte son OTz et son bâton lui répond, dit Hosée 4 , 1 2 . — La seconde partie de cette phrase prouve qu'il ne s'agit pas ici d'idoles de bois , mais de stèles , de tables consacrées par la doctrine qu'elles contiennent; consulter son bois ^ c'était consulter le livre où étaient écrits les conseils^ les avis, les enseignements dont on avait besoin .
La lettre T, dont le nom TO on Tou signifie un signe ^ une borne, une stèle , désignait chez les juifs la loi, les enseignements de la loi; et le nom de la loi T — YRE estcomposédeIRE, enseigner, éclaircir, conduire par de sages instructions , précédé par ce même signe T. T-YRE , T-OURE ou T-ORE , est donc le signe , la borne, la table déterminant la nature ou l'étendue de l'enseignement , en un mot la loi.
Consulter son bois , était donc comme actuellement consulter ses tablettes ou la table d'un livre scientifique. Les mots Table , Livre , Liber ne réveillent pas d'autre idée étymologique que celle de bois , à^écorce , de planche. Les lois de Solon étaient écrites sur des tables de bois. Le mot ÈQ, relatif aux lois , aux règlements est ici une révélation précieuse.
19G «LOÏM)
ÈQ> êtatui, hi, règlement, signifie, ett effet, tin tertne; en arabe , un trône d* arbre; en hébreu , yravure. Voyez quel concours de significations snr un même mot, et un mot primitif qui même signifie sous son orthographe osiridienne , ÈC , en arabe , dire , annoncer, narration , parole, Cest que les termes , les stèles, ou bornes équarries sur lesquelles furent gravées les lois et tous les enseignements des sciences furent d'abord de bois. Rien ne peut détruire cette preuve. De là vient l'expression tahle de la loi ^ LYÈ , ou LOUÉ table , aià, planche. Elle était gravée sur des pierres cependant; donc ce mot LOUÉ n'aurait pas été adopté si l'on n'avait pas reconnu que la première gravure des livres ou enseignements avait été faite sur le bois.
Lorsque Joseph eut profité de sept années de disette , pouf assurer aux rois (^'Egypte un droit annuel sur le produit des terres , il fit mettre ou graver sur un terme , sur un tronc d'arbre , sur une stèle , L— ÈQ , que les Égyptiens paieraient désormais au Pharaon un cinquième de leurs revenus.
Ces termes sujets à se dégrader furent remplacés par des tables de pierre LÈT ABN\ Il est ordonné. Denté- * fonome 27, 2 , â , d'écrire les paroles de la loi sur de grandes pierres en forme de colonnes^ ce que Josué exécuta».
L'usage de graver ainsi les lois , les enseignements , les conseils , sur des troncs d'arbres , a donné naissance à la fable des chênes parlants de Dodone ; cet oracle était originaire d'Egypte. La parabole ou allégorie du jardin d'Eden , de l'arbre de vie , de l'arijre de la science du bien et du mal , n'a pas d'antre principe. Remplacez le
» Exode, 31, 18.
* Chapitre 8, 33.
ou LES DIEUX DE MOÏSE. 197
moi arbre par le mot table, oa tableau scientifique, ou enfin par enseignement , science , puisque le mot hébr^i vous y autorise, et le sens tous paraîtra clair. Les difficultés, les absurdités disparaîtront , le reste &*expliquera ^ans peine.
Dans la cinquième génération décrite par Sanchoniaton , OUS-OUS (dont le nom est formé de OTz ou OUTz géminé), consacre auvent et au feu, c'est-à-dire aux Dieux considérés dans leurs symboles primitifs^ ROYE et AOUR', des colonnes quil adore et auxquelles il fait des libations du sang des bêtes fauves ; après lui ceux qui restent consacrent des poteaux ( Rabdous ) , adorent des colonnes et leur font des fêles annuelles -, tout cela devient facile à comprendre. Chaque poteau, chaque colonne portait une instruction , une ordonnance ^ dont la lecture avait lieu solennellement dans les fêtes religieuses. Les bas-reliefs égyptiens conservent des exemples de semblables monuments. Ainsi, dans les bas-reliefs du palais de Memnon , à Thèbes, on voit Hermès, qui écrit sur une colonne avec un style.
L'usage de ces stèles explique encore d'autres origines; j'en ai parlé dans l'essai sur les hiéroglyphes , je ne veux pas en surcharger cette note déjà si longue.
Après Tinvention de 1 écriture , sur des feuilles de palmiers ou sur des peaux, dans des volumes ou livres proprement dits , il n'a plus été question de l'arbre de vie , mais on a laissé subsister dans le ciel , dans l'autre paradis , le livre de vie , et cette expi*ession être inscrit sur le livre de vie a été consacrée. Ceci explique ce qu'il faut entendre par ces mots Y arbre de vie. C'est donc la conservation de la vie par les moyens moraux ou morale-
« Voyez ci-dessus pag. 31$ et 38.
1 98 JEI.OÏM ,
ment, comme on conserve la vie par les moyens théi*apeutiques ou physiquement.
La mort dans le sens moral , dans le sens adopté par rinitiation c'était Toubli ; Toubli absolu. De là vint la défense de prononcer le nom des grands coupables. C'est dans cette pensée que Moïse et Josué défendent de nommer, par leurs noms, les Dieux autres que JÉOYÉ. On voit aussi pourquoi dans le sens littéral du texte Adam et £ve, quoique menacés d'une mort certaine, ne meurent cependant pas dans le sens attaché à ce mot , mourir ; mais ils meurent de mort morale étant renvoyés du jardin sacré , et éloignés du livre de vie , leur nom propre devait être oublié ; et , en effet , ces noms sont restés inconnus.t
pans le Paradis indien d'où sort le Gange , fleuve que FI. Josephe, saint Epiphane, saint Augustin et saint Jérdme ont pris pour le Phison du Paradis de Moïse , il çxistait un arbre merveilleux , dont le fruit eût donné l'immortallti^ , s'il eût été permis d'en manger. Cette tradition prouve combien l'allégorie du jardin d'Eden est ancienne. Yiendrait-eU^ dç l'Inde? Le principe en appartiendrait-il aux anciens Scythes ?
Il y a daus la desçriptioia des stèles plantées dans le jardin des sciences , dans l'espèce d'académie où nous sommes introduits , une distinction marquée et qui divise ces sciences en quatre classes.
1^ Les stèles ou tables relatives aux sciences et aux arts d'agrément qui plaisent à la vue : OTz NÈMD LMRÂÈ; 3"" Les stèles ou tables relatives aux arts , aux professions utiles à l'alimentation des hommes : OTz ïhOUBLMALÇj
ou LES DIEUX DE MOÏSE. 199
Z'^ Les stèles ou tables relatives aux arts utiles à la prolongation de la vie ; la médecine , la piété religieuse : OTz EÈIIM ;
b"* Les stèles ou tables relatives aux sciences spéculatives , de divination appliquées à la morale , aux lois : OTz EDOT ThOUB URO.
Ce qui présente Tensemble d'un institut où l'enseignement est partagé ainsi :
1"* Les sciences et les arts ;
2^ La science économique , l'agriculture.
3* L'art de guérir ; tout ce qui tient à la vie humaine ] la religion y par conséquent la médecine qui faisait partie de la sainte science ;
h"" La législation et les principes moraux de la société.
L'ordre de ces quatre branches d!enseignement sera rectifié ainsi dans les versets suivants ;-
1°* L'enseignement relatif à la culture di& la terre ;
2* L'enseignement religieux et hygiénique ;
3"* L'enseignement des sciences historiques et des arts;
4® L'enseignement relatif à la puissance législative et à celle du souverain.
f iO.
•t mt fleuYa UNER Et une iUumination de
l'esprit ; un enseignement, une effluve, uae effusion de science
«ortonty «or«
toit ITzA était provenant, sortant
d'Eden MÔDN de la synagogue , de
rassemblée religieuse
pour arroser LEÇhQOUT pour faire répandre partout
le Jardin
et de kk
Et était
en quatre .
ela^lii.
AT EGN
UltfÇhM IPhRD
UÉIÉ»9
LARBÔE RAÇhIM
la substance , ce qui esl propre
au bois sacré , au jardin planté d^arbres scientifiques et d^enséignëfnefit lorsqu'en debôrà de ce lieu 11 sera îiivisé.
Or» il le sera > ou il l*est pour quatre
principes g^énéranis , chefs, sommités, distinctions, branches ou classes.
>9 Etk est on prétérit èotivertibfe, par cônsëijuent illaut le traduire par le pissent et i€ futur» Ce mot est \k pour«ider le lecteur intelligeiit et lui faire entrevoir le sens intime de Pallégorie et la pensée de Moïse.
Le mot NER , que le sens vulgaire traduit , un fleuve , signifie lumière, éclat y illumination de T esprit ,- lumière de l'entendement , enseigneinent , savoir et souvenir, mémoire ; car se souvenir c'est savoir.
Il désigne ensuite un écoulement rapide , prompt comme la lumière , comme le souvenir de la science qu'on possède ; puis restreint à un objet , à une signification symbolique, c'est un cours rapide et continu £eaux abondantes, un fleuve.
Les anciens Hébreux appelaient NER DOÉ ou NER DOA fleuve de science , une ville de la Baby lonie , où les lettres hébraïques avaient du temps d'Esdras plusieurs académies ou collèges célèbres. Ainsi, dès avant la captivité, et probablement long-temps avant, le texte ici le prouve , l'idée d'enseignement professé , déversé parmi
ou LES DIEtJX DE MOÏSE. 201
les hofflfoes se trouvait en hébrea associée à celle de la- ^ Hiîère inteiiectaelle , d'illuniinatioB de l'esprit et enfin de fleuve.
Les quatre branobes d'^nseignemeiil indiquées daifê. te verset précédent , ont leur source dans les eoUéges sa*cerdotauK ; elles composent un ensemble d'instruction religieuse prodiguées à tout un penpie assemblé dans la grande cour ou dans le bois sacré des temples ; mais en dehors de cette enceinte, les. branches de cet enseignement se séparent , comme les ramifications , comme les canaux d'un fleuve , elles se divisent selon le nombre des classes qui composent la société et y répandent partout la lumière.
C'est do ce bois sacré, de cet antique gymnase , imité de celui des Gymnosophistes de l'Ethiopie, où Moïse passa une grande partie de sa vie, où l'on dit même qu'il se maria, et d'où les Egyptiens eux-mêmes tiraient leur réputation de sagesse ; c'est de ce bois sacré que sortaient,, sous quatre classes difl^érentes , les hommes reconnus di-< gnes d'occuper les sommités sociales , dignes d'être faits, les chefs, les angles du peuple.
Le collège sacerdotal , le gymnase dans lequel nous sommes introduits base l'enseignement des initiés, des hommes appelés à être les angles du peuple, sur la connaissance de ce qui fait dans la société humaine la félicité et le bonheur. Remarquez que les grands législateurs grecs , que les philosophes anciens qui ont écrit sur le bonheur de l'homme en société , ou qui se sont occupés des moyens moraux qui peuvent assurer ce bonheur, fu< rent généralement admis à l'initiation égyptienne ou conférèrent avec les initiateurs. Pythagore avait été disciple du prêtre égyptien Sonchis, que Clément d'Alexandrie, nomme NAZARAT , Porphyre ZABRAT , mot corrompu
202 JELOÏM ,
du prëcédent. Pythagore en se faisant initier, devint nécessairement disciple d'un NAZAR-éen, d'un initié. Platon avait été enseigné par Sechnuphis à Héliopolis $ Eudoxe le Gnydien parKonuphis; Selon avait visité et interrogé les prêtres de TEgypte ; Démocrite avait été initié à la connaissance des lettres sacrées par les Gymnosophistes de Méroé; enfin Moïse, le plus grand, le plus célèbre des législateurs , fut en tout et dès sa jeunesse élève des collèges sacerdotaux de l'Egypte et de ceux de l'Ethiopie. Son nom , Moïse , était un nom commun aux initiés étrangers et miêêtonnaireê/ ils le distinguèrent en le nommant Asersaph ; d'autres le confondirent avec Hermès , Thaut , ou MeNI ' ', d'autres enfin l'assimilèrent en quelques parties à Typhon . Bochard observe que dans l'histoire de Moïse beaucoup de faits s'accordent avec ce que Plutarque rapporte de Typhon. Or, les Egyptiens , après Moïse, regardèrent la révélation mosaïque comme un vol fait à la science sainte. Ils appelaient souvent Typhon le larron, le voleur, et lui attribuaient aussi la révélation de la science secrète. Par une conséquence vague de cette tradition , Clément d'Alexandrie , disait de la philosophie , qu'elle n'est pas un don de Dieu, mais qvUelle avait, été volée ou donnée par un voleur qui l'avait dérobée à Moïse.
Moïse assimilé à Hermès , \ interprète , à Mercure et à Typhon , tous deux voleurs y rend facile à comprendre le fait caché sous la forme adoptée par Clément d'Alexandrie.
Aristote disait aussi que la science du sophiste est l'art de voler la sagesse.
Ainsi 2 on voit que la révélation faite aux Hébreux par
> Le nouvel initié était appelé Mènes Moyse, su d'akoue MENES MOYSAI.
ou LES DIEUX DE MOÏSE. 203
Moïse, que leur initiation au culte secret de TEgypte, sans études préalables et sans épreuves, purent être présentées au peuple égyptien par quelques prêtres opposants, tels que Jannès et Jambrès, comme un voly comme un larcin ; remarquez ces deux versets de FExode, ch. S : « Lorsque vous quitterez l'Egypte vous ne partirez pa& à vide , — chaque femme demandera à sa voisine et à son hôtesse des vases d*argent, des vases d'or et des vêtements que vous mettrez sur vos fils et vos filles , bt vous dé-*
POUILLEREZ, vous PILLEREZ, VOUS VOLEREZ, UNTzLTM /
V Egypte, » Croit -on qu'il n'y a rien de caché sous ce mot-là; et se sent-on le courage d'admettre que Dieu, pour initier son peuple, commence par en faire une horde de voleurs! c'est impossible. Remarquez le mot NTzL qui fait allusion au ialut, à la délivrance; TzL marque la protection y t ambre protectrice , la prière , le panade éttme manière et être à un état meilleur/ bientôt noua verrons ce mot se rapporter à l'initiation. Selon Origène, par le commandement de voler les Egyptiens , pour que les Hébreux eussent de quoi contribuer au culte de Jéové» Dieu semble avoir voulu marquer que les doctes chrétiens doivent voler la philosophie payenne pour la faire servir au christianisme , c'est ce qu'ils ont fait i mais malheureusement ils ont eu le tort d'injurier ou de paraître mépriser ceux qu'ils dépouillaient. (Let. d'Origène à Saint-Grégoire Thaumaturge. )
le nom ÇhM Signe» nom symbolique
du j^remler EAËD du premier
PMson. PhlÇhOUN - PARTIE - ANCIENNE ,
** Kn^e (datte) , portion essentielle à l'existence et à la fondation de la société.
Bans le sens lît(éral,on ci*oit que le Phison est la source orientale
JEUOIW
angle^e iolidité et d'exùtence.
EOVA
// est le-lui , celui
fait le tour
ÉSBB
de ce qui entoure , protège , occasionne
de toute
toute
AT
la substance
la terre
ARTz
terrestre
d^Mévilali
EÈOVILÉ*'
de la production agri-
cole,
qui 4§
AÇhR
laquelle est
là,:e«f lelleu
ÇhM
le signe , le lieu ( le sigi^e
indiquant le lieu
de ror«
ÉZÉB
de For, des biens , de la richesse.
da Nil, qui vient de \û province de Gojam en Abyssinie, et porte actuellement les noms à'Abaoni et de Rivière bleue* ('Mém. sur le Megyas de File de Roudah , par M. J.-^J. Marcel.
»" £ILet EOVI, l'opulence, les biens de la terre, la richesse et )a force. Les fruits de Pagriculture qui renaissent annuellement, selon ia vicissitude des temps et sont comme le Phénix , C — ÊOUL , qui renaitde sa propre substance, ce Je multiplierai mes jours comme le Phénix, C— ÊOUL, dit Job, chap. 29, 18. » Par le Phénix, les Egyptiens avaient symbolisé la période Sothique qui est de 1461 ans , et qui ramène les mêmes saisons. Les pères ont cité le Phénix comme preave de la résurrection et de Pincarnation. Pour la représentation du phénix dans les monuments égyptiens , voyez les Mém. sur les antiquités d'Ëdfou, par M. Jomard , pag. 39 et suiv.
PHIShOUN ou PISON : était-ce en effet le nom d'un fleuve? Est-ce un nom composé à dessein , ayant un s^s caché, qu'une version convenue, ou plutôt qu'une transcription sans traduction a fait oublier et peut-être perdre? Ce mot est d'un grand intérêt pour nous en ce moment. Si
ou LES DICtTX DE MOÏSE. 203
aous le décomposons Aous y trouvons PhE ou PhÂE , PbÈ qui désigne ïextrémité^ le eotéj une partie, un des quatre angles, un coin, et un chef, car par angles les Hébreux, de même que les Suisses modernes, entendaient les chefs j les premiers en ligne. C'est ainsi que Sainte- Pierre est appelé la pierre angulaire de FEglise, et cette qualification le justifie d'en être le chef.
La seconde partie du mot Ph-IÇhOUN est IÇhOUN , ce mot est complet, il signifie ancien, vieux; il marque la substance , ce qui est , ce qui est à secours, ce qui est solide et sert de fondement, de base,
PHIÇhOUN est donc l'angle ancien, la portion, la partie ancienne, t angle essentiel et fondamental dans la société.
On peut se faire les mêmes questions à Tégard du mot ÈOVILÉ; il dérive évidemment de la racine ÈOUL etEIL, qui désigne un enfantement et une production acquise avec peine; arrachée par le travail aux champs, aux plaines, aux vallées; par conséquent par Tagricullure ; EOVILE indique donc des richesses acquises par un travail manuel et agricole.
Mais il y a dans le choix de ce mot ÈOUL ou EOYIL un sens intime bien remarquable , c'est une allusion au symbole connu sous le nom de Phéitix , et il se rapporte évidemment dans la pensée de Moïse aux productions de la terre cultivée , ensemencée par l'agriculteur ; celte allusion ne peut être sensible que dans le texte , elle échappe à la traduction ; vouloir la faire apercevoir m'a paru trop hardi.
Le texte ajoute que c'est du travail agricole , de cette renaissance annuelle et continue que provient l'or, la richesse en général , ce que le mot ÈOUL ou ÈIL désignait déjà ; Moïse ne veut pas qu'on se méprenne sur ce qui ,
âelon lai, est ie principe réel et le plus justifiable de la richesse , il s'en explique Bicore dans les quatre premiers mots du verset suivant, et il ajoute même que c'est de là que proviennent les distinctions sociales et tout ce qui atteste la gloire ou la renommée des hommes forts et puissants.
Cette manière d'expliquer le progrès, social ne nous paraîtra pas nouvelle : nous avons appris , en étudiant le cinquième chapitre de la Genèse , que le travail , que la possession territoriale acquise par le travail , fut dans le système égyptien le premier pas de Fhomme vers la puissance , le renom , la considération y et qu'il lui dut le droit de parler avec force et autorité.
Que Ton se souvienne du rôle de Tagricnlture chez les Égyptiens, de la richesse, de la prospérité qu'ils lui devaient, du changement qu'elle opéra sur le sol de l'Egypte, inondé annuellement par le Nil, et l'on comprendra comment l'auteur de cette belle allégorie a pu placer la classe des artisans ou des laboureurs avant toutes les autres classes.
n y avait d'ailleurs une autre raison que le lecteur doit entrevoir, raison impérative et symbolique pour classer le premier ordre de l'état , le pouvoir suprême sous le nombre quatre.
Et roi" UZEB Et l'or, mais l'or
ae 1» terre EARTz de la terre
eelle-là ÉÉOVA celle-là
est IKMI. ThOUB " e$t bon , digne d'être con-
** Il faut -rendre au mot ThOUB la signification qu'il a sous la forme féminine ThOUBE, la réitération j l'abondance laprospé^ rite et dans la Syriaque où ThB a conservé le sens de souvent j beaucoup.
ou LES DIEUX DE MOÏSE. 207
sidéré, aimé, abondant »
procurant la prospérité et le bonheur.
Mêk es9 ÇhM Le signe, le lieu symbo*
lique elle est , le BdeUima EBDLË de la séparation , de la
distinction sociale, et la pierre UÀBN •' et la pierre angulaire
Itayx* EÇhEM de la force avec autorité
et renom, qui a autorité
et renom.
•^ Ce mot désigne ici le commandement attribué à celui qui est le chef, la pierre angulaire.
Les quatre premiers mots de ce verset ont un sens moral , évident et bien remarquable , puisqu'il corrige ce que la fin du verset précédent , présenté sans cette réflexion , pouvait avoir do dangereux. Ces mots justifient aussi Torigine des classifications ou distinctions sociales indiquées d'une manière générale dans les quatre mots qui suivent.
Qu'on médite donc le texte de Moïse , et Ton reconnaîtra que la classe sociale figurée , symbolisée par le fleuve ou flot populaire nommé Phison, est"celle de l'artisan agriculteur et de l'homme qui travaille.
Nous avons donc, pour première dénomination sociale , celle de la classe la plus ancienne en effet ; la seule produisant la richesse , et par la richesse , la puissance , le renom et le droit de commander. La véritable richesse des nations n'a pas d'autre origine , et toute puissance qui ne provient pas de la fortune ainsi acquise est le fruit de l'u-
iELOÏM
Burpation. ZW ainsi aequiê n est pas bon. C'est la pen< sëe de Moïse.
Ainsi donc pour la partie angieicice ou pour la plus ancienne classe sociale , nous trouvons : L'AGRICUL- TEUR, LE PEUPLE, ET LE RANG DES ARTISANS.
Et le nom
UÇhM
Et signe, nom symboli^ que
du lieuse
ENER
de l'enseignement
secomi
EÇhNI
le second,
Ctéon.
GIÈ0UN.4