‹ ÆloïmChapitre 41 sur 70 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

Biam vvLaAimB.

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Et

le «erpent

— ENÈÇh.

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ËIE ÔRYM

Aussi ,

cdui-ci le tentateur, celui-H;i qui fait Tépreuve des initiés y qui les devine; le devin, le serpent , le Typhon , le gé^ nie du doute était

Gthno-sophiste , sagace, clairvoyant, mettant à nu , à découvert les choses cachées dans l'ombre de rinitiation

> Le Typhon i celui qui observe avec soin comme une sentinelle, qui se tient caché pour surveiller \ celui qui est réservé pour siffler, c'est-à-dire pour avertir; le septentrional {le glacé , r inexorable, qv^ aucun charme ne peut toucher. )

Typhon, le tentateur, le PeÏradzAn , le Satan , est un' des Aléim. Tzyphôn interdum cognomen esse invenitur nominis ALÉIM- (Cab.Den.jT.i,p.eoei)

Le créateur du monde, leDémiurgue ou Kneph , était quelquefois représenté sous la forme d'un serpent. Le prétendu serpent n'est ici qu'un de ces Démiurgues , de ces Aléim , désigné par la nature de ses fonctions.

266 jELOÏM ,

pliM «ne teute MCL à part de tous , plus que

tous, plus qu'aucun vie ^ être virant de latonte^uissante, de risis terrestre et mamelûe , de la nature végétative que

le L[JI,rAdoni, le maître de cxa\r<:i, des Dieux

avait jEût faire.

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A •»■■•• de quoi Dieu

APh ALÉIM >

Etfut le dire, la question, la demande du tentateur vis-à-vis , au sujet de la femme.

A dit AMR

ne pas LA

vousmMiserez TACLOU^

Est-ce , est-il vrai que

CEUX-CI, les Dieux 4 les^;; Amonéens , les Dieux artistes, ouvriers, travailleurs (du 6N , du jardin) ont dit ne pas vous ferez alimentation,.

* Créée pour être à l'homme un aide en sunreillitnce , lui révélant^ lui faisant connaître les choses nouvelles ou futures» Voyez chapitre pvem. v. 18 , âO.

3 Remarquez la distinction positive , impossible à nier de bonne > foi y que Moïse établit entre JEOVÉ et les ALEIM.

4 II faut sous-entendre B-ODN dans Rassemblée du peuple, dans la synagone, où se faisait l'instruction par des lectures pu* bliques. (Voy. le chap. précédent^ v. 8 et suivants.)

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 267

TOUS donnerez connaissance à tous » TOUS ferez la divulgation cte tout MGL à part toute , d'aucune

ÔTz substance forte et li«

gneuse ; table d'enseignement y de doctrine , de science dujArdln? £GN du jardin de palmiers ^

du bois sacré ■ ?

L'instinct dé tous les êtres créés est la curiosité'/ Thomme joint à cet instinct Yamouf^propre ^ ou le désir de s'élever, d'égaler ou de surpasser ses maîtres. Voilà, selon Moïse ou selon les initiateurs , dont il nous a transmis le drame allégorique , la source d'où provient l'inégalité des conditions et la cause de la réaction qui sans cesse menace l'homme en société.

C'est sur ce double penchant de l'esprit et du cœur humain que l'initiation attachait sa pensée secrète ; on en a vu la raison , page 138 ; et c'est vers eux , par conséquent, qu'elle dirigeait l'épreuve à laquelle les fils du Temple, ou les initiés, au moment de commencer leur mission, devaient être soumis. L'initié, trouvé faible à l'égard de ce double penchant , tendait naturellement vers le mal , et s'il n'était prévenu , cette tendance pouvait être dangereuse ou de mauvais exemple. L'initiation pouvait conserver epcore quelques mystères pour lui.

Mais tous leê voiles tombaient , tous les Adytes, tous les sanctuaires s'ouvraient devant celui qui s'était montré supérieur à lui-même , à ces deux inclinations naturelles, et qui sortait triomphant de toutes les épreuves.

«^ Voyez chapitre 9, 16.

2Ç[8 ;eloïm ,

Celui-là était véritablement le fils de Dieu , le BN ÂL , BN AIL, BN ÈIL, fils, disciple^ élève du Dieu fort,

CAPABLE DE GOKD1JIRE LES GUEIUIES DE JÉOFÉ^ COUtre leS

progrès du mal et dç ridolâtrie ; celui-là faisait partie des BNI ALÉIM, des pis ou disciples des Dieux y faits Nazaréens , c'est-à-dire marqués d'une lumière sidérale : s'il devait être appelé hors de TËgypte , il recevait le titre d'BNYOYÉ, de ShILÉ, de MuSÉ ou MoïSE, et de MeSÈ de MéShiE , d'illustre , d'éminent , de oint ; et de bon-génie.

Le modèle de l'initiation chrétienne , ISO , est éprouvé selon l'esprit de l'initiation égyptienne. Cette épreuve était indispensable à sa mission. Voyez le verset 13 , chapitre k j de saint Luc : « Quand toutes les épreuves furent finies, le Diable se relira d'avec lui pour un temps», et méditez la portée de ces paroles.

LePEÏRADzoN, le Sathan, celui qui sejetteà la traverse, le Dia-ble; l'Esprit, l'ALÉIM TyzPhON; Yesprit du DOUTE, chargé d'épi^ouver sa constance, de s'assurer de sa fermeté, le conduit y le place dans un lieu consacré, dévoué E-KEMy en hébreu, E-RÊM-os, en grec un désert, un lieu solitaire, ÈHeB , en hébreu un lieu désert, dé-vaste. El n'oubliez pas que le mot RÈM , entrailles et miséricorde , se rapporte au jugement de l'initiation.

Adam, l'être adamique, l'initié du temple égyptien, est conduit , placé , lui aussi , dans un lieu consacré y solitaire, puisqu'il y est seul de son espèce. C'est là que le NÈÇb , que le Peïradzôn , l'Aléim Tzyphon , le tentateur,, l'esprit du doute, le soumet aux épreuves.

Le tentateur, le dubitateur, celui qui procède par si^ — Si vous êtes. . . ..^ne se présente qu'après que ISO a été soumis à quarante jours de privations y lesquelles sont expliquées symboliquement par la privation absolue du MANGER. Qui ne voit que ce sont les instructions prohibi-

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 269

lives, formulées sous lé sens de mangbe, ACL, edere, cachant celui de publieb, divulguer? Car cène sera qu'après avoir été soumis à ïéprewoe entière^ y que//suê aura puissance , autorité , miêsion , pour publier, divulguer une nouvelle doctrine .

( Je ne veux point m'arréter à Fétymologie du mot NES- TEUÔ, jêunerj si ressemblant au nom du tentateur, de celui qiiî éprouvé , NÉS. )

Nous ne savons pas combien de jours s'écoulaient depuis rentrée de l'être adamique dans le Palmetum, ou jardin sacré du temple , jusqu'au moment de l'épreuve ou de son entrée daàs 1$ Typhonium ; mais nous savoiis que les instructions qui lui sont données sont prohibitives , qu'elles sont fôMùlées sous l'expression AGL, HAirasa et publier, divulguer, ce qui établit un rapport bien remarquable, bien certain entre Tinitiation Mosaïque (M'SÉ) et l'initiation Messiaque (MSÈ).

L'homme ne vit pas seulement de pain , dit ISO au tentateur, mais de toute paeole, de toute docteine qui soBT DE LA BOUCHE DE DIEU. Cette répousc dévcloppc le double sens du mot ACL , manger, publier, divulguer, et celui du mot OTZ , substance alimentaibe qui provient dir bois, d'un corps ligneux ; enseignement reli*

GIEUX , LOI , D5<:TRINB , SCIENCE.

Lé tentateur, le dubitateur, l'expérimeatateur, porte ISO sur le sommet du temple , et lui propose une épreuve qui n'est que ridicule, prise à la lettre, malgré la citation du pseaume 9 1 . Mais cette épreuve du temple est celle du Typhonium, elle est une conception de l'époque moderne, pour remplacer le passage du grand temple dans le temple de Typhon , et pour correspondre au sens de la promesse qui était faite aux fils du temple : vout serez

« Luc. 4, 13.

lELOlM

semblables aux Dieux , sachant ce qui est bien ou nuit, et Renseignant aux autres. Vous ne serez plus soumis ou subordonné à ces Dieux. Le tentateur promet aussi à Jésus la puissance sur toutes les puissances de la terre.

L'évangile de Saint-Mathieu , où cette épreuve est détaillée , avait été écrite en hébreu ; on doit regretter la perte de ce texte, qui nous aurait peut-être offert des rapprochements plus frappants entre ces deux initiations.

Et dit

UTAMR

Et fut le dire , fut la ré-

la femme

EÂÇhE

ponse

de la femme

iierpent

AL

ENÈÇh

au sujet, yis-Â-vis du tentateur, du porteur du symbole du devin, le serpent

NACL»

«ttCrul*

MPhRI*

de Vwrlnw

6Tz

duJanUn.

EGN.

nous faisons une alimentation intellectuelle , une divulgation; nous don-« nons connaissance du fruit , de l'ouvrage , des ouvrages ligneux , écrits sur des tables , sur des stèles du jardin de palmiers du bois sacré.

i B-ODN, dans Rassemblée, dam lasynagorie oit se fait la lecture des livres sacrés.

^ « V œuvre, PhRI, de la grandeur du cœur du Roi. » {Isafe 10. 12.) — Per Metaphoram opus el operum mercei , prœmium, commodum, ulilitas.

ou LES DIEDX DE MQlSE.

Et du fruit

ÙMPhRn

Mais du irait, mais de

Fœuvre , de Fouvrage

de l'Arbre

EOTz

de la substance ligneuse, de la table d'enseignement.

qui eH

AÇhR

qui est

au milieu

BTOUC

. au centre

du J Ardln

EGN

du jardin, du bois-sacré

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les Dieux, les Amonéens

a dit

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ont dit :

ne pas

LA

ne pas

vous luanse-

TACLOU

de eelul-là

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etneiMM

ULA

Youstovelieres TGÔOU

à lui BOU»

de peur que PhN irouA mouriez* TMTOUN'?

TOUS ferez alimentation , TOUS donnerez connaissance ,

d'aucunepréparation extraite, d'aucune alimentation proTenant d'elle et ne pas

TOUS porterez atteinte,

TOUS causerez le mal

par lui

de peur que

TOUS ne soyez mis hors,

7 Le lecteur doit bien voir que le mo^ PhRI prend ici la signification du mot DOT , science , connaissance , doctrine, du verset 17, chapitre 9. Ainsi , cette manducation, cette alimentation dont il est fait défense, n'est qu'une alimentation de l'esprit.

• Voyez le chapitre précédent , versets 9 et 17. — Mfsterii rêvelalio execrabilis est»

^ La science dont il est ici question est celle du doute , et c'est la science que les religions craignent le plus.

>* Revoyez ce qui a été dit de ce mot au chapitre précédent, verset 17. — C-e mot est douteux pour la femme qui peut l'entendre j vous serez punis de mort , vous serez faits mourir.

renvoyés ( faits MoSÈ ) , vous ne soyez faits sortir, changer de lieu.

F'oui ne causerez point le mal par elle; c'est-àdire, IfB vous FAITES PAS LA CAUSE DU MAL PA& CETTE DI-

vuLGATioiT ; il ne faut pas oublier que cette recommandar tion a été faite dans Iç grand temple, non dans le Typho*niuip , et pour les enseignements qui ont lieu publique, ment dans le grand temple ; car dans le temple Vaffir^ mation seule est permise, quelle que soit la nature du &rt ou du dogme qu'on aflSrme ; le sens intime du verset 17, chapitre 2 , s'explique assez clairement pour qui veut le comprendre. Lorsque tu divulgueras , lorsque tu feras connaître quelque chose de cette science, devenu eicvoYé, mis dehors (du temple), tu passeras dans un autre lieu. En effet , tout apôtre, tout missionnaire , tout homme qui veut établir une nouvelle doctrine , commence par divulguer la science du doute à l'égard de la docuine qu'il combat ; il se fait disciple de Typhon.

C'est ce doute dirigé contre l'égyptianisme , corrompu par les interprétations dissidentes des symboles religieux, qui donna naissance au Mosaisme ; c'est ce doute dirigé contre le Mosaisme corrompu par les interprétations dissideoites de la tradition, qui donna nçtissanceau Christianisme. Ainsi, les Egyptiens disaient que Typhon s'étant enfui d'Egypte , et par Typhon ils entendaient ici. Moïse engendra Hierosolyma et Judaeus ; ainsi , les premiefs chrétiens, en grande partie , s'excusaient en disant que la loi judaïque , que les livres de Moïse avaient été dictés par le mauvais génie : fuit antiquus étror, dit Suarés, legem Moysi datant fuisse à malo Deo ' .

' Voyeir Tractatus de legibus , lib. 9 , cap. ^, an lex Moysi à vero Deo data sit , ita ut divinafuerîu

OU Ltes DIEUX DE Moïsk \: 2t3

€'e6l le doute qui , se ]|rfâçaiit entre le pâgank)^ et le Cfarfetiaiiisme , attacha saint Âagustiïi à celui-ci , eii^ui inspiratit la pensée de comparer le mérite de Tautorité païenue et celui de rautorité chrétienne* L-Evangile seul n'aurait point opéré sa conversion , puisqu'il dit posiiive* ment : ego veto non credmifm Evangelio, nui me comtmoveret Ecclesiœ auctoritas. « Je ne croirais pas à TEvangile y si je n'y étais porté par l'autorité de l'Eglise. »

Le précepte de l'initiation avait donc pour objet le maintien du dogme et de l'unité religieuse. Il y a cependant une époque dans la vie des religions , où le doute dont elles s'effraient serait pour elles un moyen d epure-^ ment et de régénération, si elles osaient en apprécier avec modération la cause et l'esprit dans le cœur d'un honnête homme.

Le doute agit alors dans le système religieux comme il agit dans le système grammatical de la langue hébraïque. Il se place entre les extrêmes , entre le oui et le ?wn absolus , et il les rapproche. Lorsque l'incrédulité pèse ' sur l'intelligence, le doute est la seule science qui £^se regarder en arrièi'e et qui ramène vers l'opinion délaissée. Il établit entré ce oui et ce non des concessions réciproques; elles n'existeraient pas sans lui.

Ce raisonnement est assez facile à comprendre ; mais pour être juste , il faut observer qu'il ne peut être permis qu'en dehors du sanctuaire. Ce n'est pas dans le temple, mais hors du temple ou sur le parvis 4u temple, que le diviti réCn^mateur du dogme mosaïque trouva ses disciples ; et ce n'est ni dans ce temple ni dans ceux des nations étrangères que ses disciples trouvèrent les leurs.

Dans les époques de transition , lorsque les croyances s'éteignent, lorsque l'incrédulité domine , le doute est un pas vers le sentiment religieux ; il sert ce sentiment enr

274 JELOÏM,

nic^^^pFâ découvert l'erreur qui , par son association a^^e avec ia vérité , compromettait l'autorité religieuse ; 'lui seul peut dégager cette vérité des voiles usés et allégoriques qu'un législateur primitif avait eu raison d'approprier aux usages et à l'esprit de son siècle ^ mais qui , vingt, trente ou quarante siècles après lui ne peuvent plus convenir.

G est alors qu'il faut suivre le précepte de l'apôtre , se faire toutes choses à tous , omnibus omnta, ce qu'il ne faut pas entendre seulement des personnes auxquelles on parle, mais des temps où l'on parle; ni des préjugés ou de l'ignorance qu'on veut combattre , mais des progrès des arts et des sciences dont on doit suivre les découvertes et rester l'auxiliaire.

Revenons à notre texte.

Le mot NGO, toucher avec violence, frapper pour renverser, blesser ou nuire, est composé ou dérivé, puisque NG-È signifie comme lui frapper , et NG-Ph , frapper, blesser à mort. Nous avons donc pour radical omis dans les lexiques NG avec le sens de frapper, bles^ ser, blesser dangereusement y heurter, toucher, pousser.

Le second radical qui entre dans la composition du mot

NGO ne peut être que GO ou GOUÔ , de GOUE, qui marque le passage étune manière iétre à une autre moins heureuse, passer même de la vie à la mort, rompre l'existence. Et remarquez l'accord de cette signification avec celle du mot MOUT qui va suivre.

Le nom NGO, conséquemment à cette analyse, signifiait donc lézer, blesser, faire une blessure dangereuse, causer une plaie; or, c'est en effet le sens qu'il a dans les dictionnaires : d'où il résulte que , dans cet ordre in-

OU LES DIEUX DE MOÏSE

timé par les Dieux, il ne s*agit pas précisémeni

la science du bien et du mal , mais d'en abuser ,

faire des divulgations imprudentes ; de là sans

venu le précepte : Non omnibus ea quœ sunt clav^a,

aperienda $unt.

Et dit

UIAMR

Et fut le dire

le serpent

ENÈÇh

de celui qui éprouve , qui tente et dont le signe est le serpent

AL

vis-à-vis

la femme

ÉAÇhÉ

de la femme (ardeur générante , révélant Favenir.)

ne pas

LA

ne pas

mourant.

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