MOUT
mis hors , renvoyés
irous mourrezi
. TMTOUN.
vous serez renvoyés ,
vous serez changés de lieu,vouséprortverezune
mutation dans votre être.
Fussiez-vous renvoyés du Jardin , vous n'éprouverez pas de changement pour cela , vous ne dépérirez pas , vous ne mourrez pas. Le gymno-sophiste, chargé d'éprouver les initiés , semble prendre ici le mot dans son acception la plus grave, et pour rassurer l'être naturellement curieux auquel il s'adresse, il lui fait entendre que lors même qu'ils seraient renvoyés du GN, du Jardin, ou empêchés de faire la lecture des insti*uctions données dans les assemblées, ils n'en mourraient pas pour, cela (la révélation des mystères étant punie de mort), et il va leur prouver qu'ils y auront toujours de l'avantage .
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ALÉIM
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BIOUM
Cest que les Dieux
ont la science du bien et du mal, savèntles choses, les prévoient; cest qu'ils voyent dans Tavenir !
«ne au Jotn
Gest que
à une certaine époque ,
mander irous ACLCM
de lui*
MMNOU.
à un jour, dans le temps, un jour
faire une alimentation vous, vous donnerezcon* naissance à tous vous , d une partie extraite et provenant d'elle , de ce qui la concerne !
JMars «evont owirerta
les yeux de
UNPhQÈOU Alors seront ouverts, se-
rontrendtts clairvoyants, pénétrants
OINICM les yeux de vous ! !
S» vowm sereas UEIITM
eMume - des
m«um CALÉIM
ÉMMant IDÔI
leliiem
TkOUB
Alors vous serez
comme lés Dieux
sachant , prévoyant, devinant le bien
«• Sachant douter, placés entre le oui et le non. Pouvant choisir, jouissant de votre librfe arbitre — Tu seras semblable à un Dieu immortel j inaccessible à la cormption et à la mort, disait Pylhagore à ceux qu'il initiait. Voyez chap. 5, v. 24.
ou LES DIEUX PE MOÏSE. ^277
iDt le mal. URO " et le ma] !
«» La science du bien et du mal EDOT ThOUB URO , ia science ^*^
qui inspire le bien ou le mal , selon les circonstances et selon le but dans lequel on l* étudie. Le mot YDO se rapporte évidemment à la science de divination^ DOT , chapitre S, v. 9.
Le résultat que le tentateur place sous les yeux de la femme pour réprouver, n'est qu'anticipé : c'est celui auquel devait parvenir tout initié parfait. Nam qui est cognttioneprœditaf, novii antiqua et conjicit futura : scit strophas orati^man, et œnigmatum sol^ tiones; prœscit signa et prodigia et éventas temponurtf dit Clément d'Alexandrie.
C'est qvb lus dieux yoixict daits L'Aysn ir !
Le tentateur gagne la confiance des initiés en paraissant slfitéresser à leurs progrès; et comme la science qui dans le temple leur est défendue est toute de prévoyance, il observe avec une adresse parfaite, mais perfide, que les Dieux sont prévoyants, eux ; qu'ils découvrent le bien et le mal des choses, que par conséquent ils peuvent choisir entre l'un et l'autre, qu'ils ont leur liberté morale, on comme nous disons, leur libre arbitre, mais qu'ils crai^ gnent que Fétre adamique ne jouisse du même avantage.
Les rabbins présument que le discours du tentateur est imparfait , et ils disent que les particules CI supposent une raison exprimée mais omise, à laquelle succède le second motif énoncé par CI ; il n'y a rien d'impariait dans, ce discours qui me parait au contraire d'une adresse et d'une construction admirables.
Une chose plus digne d'attention , et dont j'ai parlé en traitant spécialement des ALÉIM', c'est que dans tout ce dialogue, ou raisonnement de l'esprit investigateur avec la femme, être curieux et investigateur lui-méme> le nom de JÉOYÉ est placé en dehors de toute accusation^.
I Toai. 1, pag. su.
278 y^ ^LoïM,
et 'Oisparait du texte. Ce n'est pas JÉOVÉ que le serpent symbolique accusede jalousie, ce sont les Dieux, les agents, les ministres, les Démiurgues, les Âmonéens, les ouvriers, les artistes de JÉOVÉ.
Cette distinction qui disparaît dans la traduction , et qui échappé même à la lecture de la Bible hébraïque , lorsque l'esprit est prévenu par Tusage des versions voulues , est ici d'une imnîeose portée morale. Avant de me blâmer de Favdir fait connaître, j'invite à la méditer de bonne foi, sans préjugé, sans préoccupation pour ou contre , sans avoir égard, pour le moment , aux principes religieux dont on a été imbus dès l'enfance , et qui n'existaient pas quand Moïse écrivait. Alors on sentira , je l'espère, comme je l'ai senti moi-même, que la conséquence de cette distinction, évidemment calculée par Moïse, est qu'il y a un Dieu suprême, lequel est JÉOYË, VÉtemel-LVl par qui tout est ou doit être ; que rien de ce qui est mal sur la terre ne doit lui être imputé ; qu'aucune plainte ne peut lui être adressée ou arriver jusqu'à lui, attendu que ce Dieu suPRiniE est trop grand pour agir par LUI-MÊME, et qu'il a ses agents, ses subordonnés, appelés Dieux, ALE-IM, ceux- ci -c« nombre pluriel et indéterminé ;0Vi MLAC-IM , envoyée , ou MAMR-IM , verhes. Ces Dieux, connaissant le bien et le mal , sont capables de l'un et de l'autre, ne sont pas exempts de passions , d'amour, de colère, de liaine et surtout de jalousie.
Il ne faut pas perdre de vue que dans le premier récit l'auteur, fidèle à cette opinion antique, l'a respectée mieux encore que Fauteur du second 5 qu'il s'est attaché à faire bien comprendre que Dieu n'a rien conçu que de beau et de bon ; et que pour établir bien distinctement cette différence entre ce Dieu suprême , que cependant il n'a pas nommé , et les Dieux ses agents , ses ouvriers , ses arlîs-
* Val. P/. U .Aaf^S. VS.
SECOND 'CRAVS bâs-hbliee
\,u(E, el comei3isti d.e liéTio,
ly««t. .A.s.V.i'],
ou LES DIEUX DE MOlSE.
tes , il a représenté ceux-ci s'arrétant à chaque acte de la création , frappés de la beauté , non de leur œuvre mais de la pensée supérieure qui leur commande et les dirige. — Et les Dieus^ considérèrent ces choses parce quel/es étaient belles. Ch. l,v.4, 10,12, 18, 21, 31.
Et
la femme
irlt.
U— EAÇhE