‹ ÆloïmChapitre 43 sur 70 · TRA · texte numérisé non relu

TRA

Alors donc

cette femme, ardeur fé*

minine et générante ,

considéra avec atten -

tion.

«ue

Que

eet arbre

EÔTz

cette substance ligneuse , cette table, cette science

éiaii bon

ThOUB

était bonne

pour le man-

«er.

LMACL.

pour Talimentation intellectuelle de tons, pour être divulguée.

Et que

UCI

Et que

lut éitsii

EOVA

elle était

désirable

TAOUE

un signe limitant, un moyen de limiter, de régler, d'établir des bornes, des restrictions

pour les yeux.

LÔINIM «^

selon les^ yeux , par Voî^ fice des yeux.

*^ A l'égard des choses que les yeux considèrent sous le rapport de Pétendue, quant à la surface, à la superficie, OIN , de la terreou de tout autre chose; quant aux habitations des hommes, OYN; quant à leurs délits, à leurs iniquités, OYN.

9et «rbi^ éioH £OT/z «oneia^tsclblf^ -^N£MD

ISt elle prU

UTQÈ

du fruit de lut MPhRIOU

et «laugeai

lîTACL.

cette substance ligneuse , cette table de science* était faite désirable pour Taction d'être conduit , d'être dirigé avec prudence , avec intelligence, avec discerne^ ment.

Alors elle amena à elle »

elle apprit, rendit fécond

pour elle

du fruit, de Tœuvre,

quelque chose de la scien,-

ce de cette tuhle ,

et elle en fit une alimen--

tation de V esprit y elle en

Gonmiuniqua la comuds*

sauce.

Clt doiuiià

UTTN

aussi GM

au mari d'eue lAIChE

an^ee elle

ÔMË

Ensuite elle en donna , elle renseigna aussi

à l'homme d'elle, à l'ardeur masculine et générée à elle

association d'elle, qui était joint, qui était avec elle,

UIACL '* et il en fit une alimentait Sou^-renleiidu BODN , dans rassemblée du peup|e^, diuis la syna^^orie. — Si Von demande quelques représentations égyptiennes, qui aîent de la. ressemblance avec le sens littéral de cette scène,

■ C'est la sîgnifi<;ation donnée par Mo'ise même , chap. 1 „ v. 9^ OTz EDOT, table de science.

Bt U «M mail*

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 281

tion de l'esprit, il en donna connaissance, il m fii la divulgation.

nous citerons un bas -relief, gravé dans le voyage de Norden, et deux autres dans nue des salles du pavillon de Medynet- Abou ( à Thèbes.)Oa y voit un homme aasis, auquel une femme , debout, présente un fruit de forme ronde ; dans un , Thomme la prend par le bras pour Pattirer à lui , et lui passe la main sous le menton pour la dissuader. Ce geste , chez les anciens, équivalait à la sollicitation, à la prière, pour vaincre une résistance, une résolution quelconque. Le frontispice de ce volume et la planche cifcontre, reproduisent cette double composition.

La manière dont on traduit ce verset fait disparaître l'analyse qu'il contient de la science défendue à l'être adamique initié. La femme, esprit surveillant et conservon teur, créé pour révéler à V homme le mystère des choses, voyez les versets 1 S et 20 du chapitre précédent, la femme ne se détermine pas sans réflexion à braver cette défense. Elle considère avec attention , tant des yeux du corps que de ceux de Tesprît , TRA , la chose dont on lui révèle Timpor tance, Futilité. réelle. Elle reconnaît la science dont l'usage leur est est interdit dans le temple, parce que lorsqu'ils en révéleront quelque choseûewewnMm enireyës^ ils seront mis dehors, changés de lieu\- elle s'assure que cette science est bonne à connaître; que l'appréciation du mérite des choses n'est possible que par elle ; qu'elle établit la propriété , en pose les bornes et les droits ; que , dans la conduite de la vie , elle seule peut enseigner les règles de la prudence et répondre au désir que l'homme a de savoir ce qu'il doit foire et ce qu'il doit éviter. Ce n'est qu'après s'être arrêtée à ces considérations

« €hap. 2, vers. 17.

382 XLOÏH,

qu'elle accepté rinstruction qui lui est présentée , qu'elle se livre à Tinvestigation qui lui était défendue , et qu'elle en divulgue ou rend évidents à tous les précieux résultats.

D'après l'analyse que Tardeur générante , que Te^prit d'investigation et de prévoyance naturel à la femme fait de ce fameux arbre symbolique , on voit que la science qu'il enseigne est relative.

1^ A l'instruction de tous y AUX PHOORès DE l'eSPRIT

HUMAIN ; TliOUB LMACL .

2^ A l'établissement du Tien et du Mien , au droit

CIVIL j AUX LIMITES DE LA PROPRIÉTÉ ; TAOYE

LOINIM.

3** A LA DIRECTION MORALE DE l'hOMME EN SOCIÉTÉ , A LA sagesse", a la PRUDENCE , A LA BONNE CONDUITE DANS LE COURS DE LA VIE; NÈMD LEÇhCIL.

En vérité , si l'on prenait le texte de la défendre à la lettre, on ne comprendrait guère ce que le genre humain aurait gagné à ce que l'homme primitif se fut abstenu de toucher à Tarbre d'une science si étendue, si morale, et par conséquent si nécessaire ! Mais la défense n'était que pour un temps, et ce temps était celui de l'épreuve. Dieu même n'aurait pas pu faire que l'homme ignorât absolument la science du bien et du mal , à moins d'en faire un imbécile, et de laisser son intelligence au-dessous de l'instinct. Mais alors toute épreuve, toute défense devenait inutile ; ainsi donc cette défense seule prouve déjà l'existence, dans le cœur de l'homme , de la conscience du bien et du mal.

Ce qu'il y a de plus évident encore, c'est que les prêtres , dans la crainte qu'on abusât de cette science courire la religion , en défendaient la lecture , ou avant un certain temps ou avant des instructions et des convie-

OU LES DIEUX DE MOÏSE

lions préliminaires. Une divulgation précoce était considérée comme un vol fait sous Tinspiration de Typhon. Si cette divulgation devait avoir lieu , il fallait que Téiat moral et religieux des peuples rendît nécessaire une modification dans les principes y et dans les bases discréditées d'un culte prêt à périr.

Et U— Alors

leis jeuîiL OINI '^ les yeux , Y intuition

furent ouverts — TPhQÈNE furent ouverts , furent

rendus clairvoyants, pénétrants

de tous deux. CbNIËM. à tous deux, une seconde

fois, doublement à eux.

St Ils eonnu< rent

UIDOOU

que nus

Cï ÔIRMM

euK éiaiewUm £M.

Et ils furent sachant les choses, les prévoyant, les devinant , parce que; car,

clairvoyants, découvrant

les choses contraires ,

faites pour inspirer la

crainte

ils étaient eux I

St ils cousirent UITPhROU Ainsi , ils firent croître^

ils produisirent en eux

■* V intuition i Pour comprendre cette signification sous le mot OINI, il faut observer que le premier effet produit par la science du bien et du mal dans l'homme à été V intuition , la vision claire de JEOVË dans le GiV , ou jardin du temple , séjour des Aléim ou des Dieux j que cette intuition , cette vision plus parfaite de la grandeur et de la puissance de JEOyE l'a frappé de crainte, et que de^ venu raisonneur, il s'est réfugié dans l'arbre du doute pour se ras« surcr. Voyez les versets suivants 8 , 9 et 10.

JELOIM

fewIU.

#e Affilier.

•t Vkm firent lieux

Page 1