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tu marelierfMi TLC
da TaEjphôwivftf du ten* tateur symbolisé par le serpent 9 de celui qui fait r^reuve des initiés.
Parce que
tu as fait faire cette chose, cela la substance tienne, ton individualité sera maudite, étendue, allongée en manière de sillon
à part toute, plus que toute, plus qu'aucune de Tanimalité quadru* pède , ou marchant sur quatre pieds.
Et à part foute , pltts
qu'aucune
vie 9 animalité
de la toute-puissante ,.
de la mamdue IHs ter-restre, de la nature végétative.
Tu marcheras , tu t'avasceras
»• Tu seras symbolisé par TzyPhON, sous la forme d'EMS ou ChEMS-es, le voleur, le ravisseur, r impie , le crocodile, sjmbole de Typhon. La rencontre du mot T-ShYPhoNOUr au verset suivant, est à remarquer.
*7 Moïse s'explique , et l'on ne peut comprendre sa pensée par EMTh ou ChEMTh, /« lézard. Il s'agit évidemment d'un Saurîen colossal y et ce ne peut être que le crocodile.
ou LES PIEUX DE MOÏSE.
ÔL
êur
k poitriae , 1« yentre 4m toi» ______
SI tous
les jours , tout le temp»
de la vie tienne tu feras faire Talimentation inteUectueDe , divulgation, puUication
de poussière, de chose abjecte , basse produis sant le deu et la mi->^ sère.
'* Le doute dont tu àlimenteraB ou feras alimenter les întelligenees, ne sera q«e poussière ^ abjection et bassesse , deuil et misère.
La condamnation porte sur Typhon , le génie du mal , l'être abject,, n'inspirant qdè Ce qni peat abaisser, prodmre Pàbjeetton, le deuil ,^ la nftisire et la «Mlrt meniez
le ventre Men, 6ÈNC.
Wne CL
lee Jeim IHI
delairietieime ÈIIG iu niMiserfM TAGL
delupoiiflêlère. ôï^hR'*.
Il y a bien dés choses à remarquer dans ce verset : i"" Le mot AROUR , ^fie j'ai traduit par le sens ordinaire, maiulitj bien qu'il paraisse en avoir un autre dans la pensée de Moïse. Cette signification , qui ne se trouve pas dans^les dictionnaires , résulte de la narration* même.
Certainement le serpent dont il s'agit dans ce chapitre, n'est pas le reptile connu sous ce nom. Celui-ci a des jambes , il va et vient , il parle et raisomie , il se fait écouter et il persuade eomme un homme et un homme éloquent. C'est donc un homme , dont le nom ou le signe symbolique est un serpent; c'est ainsi que dans le temple nord d'Esné,. on voit souvent le serpent représenté avec des bras et de» jambes * .
» Voyez la planche des symboles tyl>honiens.
300 JELOÏBf ,
La condamnation de ce personnage porte précisément sur ce symbole y qni sans lui être enlevé , se trouve modifié pour exprimer ce qu'il y a de mal dans la science révélée par cet être. Désormais le serpent, au lieu de ramper sur la terre , progressera comme les quadrupèdes. Il s'étendra , il s'allongera sur elle plus que tous les animaux des champs ; il marchera sur sa poitrine , sa poitrine couvrira la terre , et il ne s'alimentera que de basses et mauvaises pensées.
Or, maintenant quelle est la signification primitive du mot AR ou ÂRR (je laiîise le radical ROUE qui désigne l'étendue, l'espace, l'intervalle, lèvent dont l'espace est le domaine )? ÂR a ceci de remarquable pour notre interprétation , qu'il indique l'étendue, la longueur, le mouvement pour parcourir une longueur déterminée. De lui se sont formés AR-0 , AR-Q , AR-Tz la terre, AR-C, la Ion-gueurj détendue; $e proloftger ; la longueur réglée, convenue^ accoutumée (je passe d'autres dérivés); AR-OUE, une crèche, un râtelier dont les rayons imitent les sillons d'une terre labourée , et puisque nous sommes en Egypte, d'une terre sillonnée, divisée comme celles mesurées en AROURES » .
LemotAROUR, dans ce verset, signifie donc s'étendre, s'allonger comme nn sillon. C'est de ce mot, AR, que s'est formé le latin , AR-ARE , sillonner une plaine , Inbourar.
Moïse semble avoir en vue de préparer le sens intime du mot AROURE , qu'il emploiera quelques lignes plus loin ; il en fera l'application à la terre , à cause de la science acquise par l'homme , science qui ayant créé la
> L'Aroure, suivant la définition qu'en donne Hérodote, liv. 11, chap. 168, était un carré dont le c6té avait de longueur cent coudées d'Egypte , et dont la superficie était égale à celle qu'une paire de bœufs pouvait labourer en un jour.
ou LES DIEUX DE MOÏSE. 30 f
propriélé territoriale , lui a appris à déterminer les limites d'ane superficie donnée*. L'ÂROURE était la mesure capitale en Egypte , parce qu'elle servait chaque année à diviser les terres des cultivateurs , et à rétablir les limites des propriétés après Tinondation ;
2^ Nousavons vu, que selon une tradition allégorique, le serpent NÈÇh , après soixante-dix ans d'existence, devient le serpent Tzyphon, dont le regard pénétrant donne la mort*, et qu'aucun effort, qu'aucun charme ne peut rendre exorable. Dans le texte de Moïse, le symbole du tentateur change également. Ce n'est plus NÈGh le serpent sous sa forme accoutumée; c'est un être dont le corps allongé comme un sillon tient encore du serpent , mais qui marche sur quatre pieds; c'est Typhon sous la forme du GhEMS-ès , du crocodile.
PaBGE que tu as fait FAIRB gela , TA SUBSTANCE SERA
iTENDUE (ainsi qu'un sillon) plus qu'aucune des animaux
QUI VARGHENT SUR QUATRE PIEDS. OublioUS la VCrsioU VUJ-
gaire qui a pris le contre^sens même de ce passage. Qu'on réfléchisse au sens intime de cette condamnation adressée au ravisseur j au symbole de Typhon , et il sera impossible de ne pas reconnaître dans la transformation qui lui est prédite la figure du crocodile , appelé GhAMPSès par Hérodote ; AMS-ah et avec l'article P-AMS-ah en copte ( jablons. Pant, Egyp. ) ; et T-IMS-ah en égyptien moderne ; tous noms formés de ÈMS et ÈMTz que l'on a prononcés GhAMS et GhAMTz ; GhEMS et GhEMTz et qui signifient le voleur, le ravisseur, V impie. Il est évident que ces mots hébreux ont été un des noms du crocodile; et il est très - remarquable que le nom du lézard, ÈMTh ou ChEMTh, luisoil si ressemblant;
■ Voyez le sixième verset de ce chapitre.
* Typhon , le ténébreux, lue Horus , le lumineux.
802 mxjoiM j
y On 4^coiivre dans ce yers^et la Q^ssjté d'une aciipn théâtrale. On y voit bien clairement Faction d'un prêtre masqué , portant le symbole du serpent ; et comme ce personnage symhçlique marchait, parlait, raisonnait comme un homme, il é^it imposs^le, que le désignant par le porn de son syjmbole , on n'attribuai; pas au r^réseçté , au reptile, les actions de son représentant- l<a condamnaiion prcff^ncée co^tr^ Ji^ÈCh , h ^rpeni, % donc été mal comprime ; elle ne pouvait pas attribueri comm^ p^âUment, à un être qui rampe déjà , l'obligation de ramper- Le tex;te ne fait qu'ajouter à la forme du rutile des pieds (iK)mme cqux de^ quadrupèdes ^ ejt il donne à Tapim^ symbolique un^ proportion colossale ^ çn reconnatt NECk
devfHim TzyPhOBî ou Typhon $oii# I^ form^ du geo(x>wa.
On voit également dans toutes 1^ parties de ce drame, que le prêtre lUéropIi^ç^ , pu porteur du symbole de JEOYJË, va, vi^n.t, ^ promène comme un jbpmme, et qw'il leommande ^ se^ pienjt ^balterne^ , Piérophores en soi|&-ordre , distingués p^ Ip symbple du Bélier. Il n'y 9 dope pbji^ k ç'étpnnçr ^ Â^ol^e , voulf^nt donner à son réc^ une apparend^ î^Uégorique qui en couvrit le sens rationppl, a représenté ces Dieux Am<H)éens, ces Dieux artii^tes y pétrissant; une argile rouge , pour en former up être adjamique , de couleur rouge , p^rce que Tame , la vie qui est dans le sang devra ranimer.
Bt
Et
|e wKÈ^ttwmi
AÇhïT
je ferai mettre , je ferai régler, établir
iialmltlë
— AIBE
un éloignement de lieu , de région, un éloignement antipathique
entre trt et eiHve
lnfeM
ou LES OIECX DE MOÏSE.
BiNG
UBIN
ÉAÇhÉ.
par le temps d'occuper le lieu, de demeurer toi et par le temps d'ocoaper le lieu, de deinewer cette femme , ce feu féminin générant et produisant, [Plêis céleste).
Et entre
UBIN
tiemte.
et entre
ZBÔC.
CWW
lu «'eUe^
ZRÔE^t.
M p^r le temps d'occur per l'espace , le lieu , de demeurer
la semence , la race , la provenance de toi.
et par le temps d'occuper l'espace , le lieu , de de« meurer '
la senenoe, la race, la provenance d'dle.
EUe
EOVA
Cette race
l»rlMevf» è toi
IÇhOUPhC
couvrira, ob^curcira^ fera disparaître , brisera , assainira de toi
RAÇh
le principe ;
e« toi
UATE
également, et aussi la
substance de toi
tii lirlsera« M
*» Celie semence, cetie proveoftace d'ACbE, VUiê cdieste est UOR-us,/a lumière} Typhoa est le ^énie des ténèbres, Mo)«ea donc en vue le règne alternatif de la l^umière et des ténèbres. Revoyez le verset 16 du premier chapitre , où le règne alternatif de la lumière et des ténèbres est posé en principe pour la cosmogonie.
elle TCbOUPhNOU'* couvrira, obscurcira fe-
ra disparaître, assainira d'elle [de cetteraee)
letulen* ÔQB. Taction de circonvenir,
de ruser, de supplanter.
*» ZRO est masculin ; EOVA, masculin, et TÇhOUPhNOU, seconde personne masculine du futur a le pronom postfixe masculin OU. Cette partie du verset ne se rapporte donc pas à la femme, que le dogme représente mal à propos écrasant la tête du serpent. Ce mot T-ÇhOUPhNOU ou T-ShYPhoN-ou^ est remarquable en ce qu'il révèle ici positivement le nom de TzYPhoN, /^ ténébreux, l'ennemi d'OR-us, semence lumineuse d*îSlS.
Ce verset a été rédigé en se posant pour ainsi dire devant le tableau des constellations sculptées sur un planisphère céleste ; ce rapport avait été aperçu , mais le sens convenu pour l'interprétation du texte pouvait faire attribuer au hasard une coïncidence , que le sens intime démontre complètement.
La femme ÂÇhE , ESE ou ISE , feu générant , estl'ISIS céleste représentée dans les tableaux astronomiques avec son fils HOB-us, le lumineux, la lumière naissante, AURORALE, dans ses bras ; et ayant au-dessous d'elle le serpent Typhon , dont le nom en hébreu signifie le caché , l'obscurci, le septentrional; en syriaque le turbulent; en éthiopien Vennemi, le combattant, Horus était représenté vainqueur de Typhon , comme Apollon Tétait de Python y lorsque le soleil dans l'hémisphère supérieur ou au solstice d'été, fait sortir le Nil de son lit et inonde les ^campagnes. Alors les maux physiques et la stérilité dont Typhon est le principe et Fembléme , disparaissent ou sont assaiîiis. Dans le Typhonium^du grand temple d'Edfoû> Yapollinopolis magna y on voit plusieurs fois ISIS
fev
ri
ou LES DIEUX DE MOÏSE. 305
tenant Horus dans ses bras et résistant aux infiaences de Typhon».
II a été permis , dans l'intérêt du dogme, de changer entièrement Tesprit de la dernière partie du verset , de faire féminin un nom , un pronom et un postfixe masculin. C'est oser beaucoup plus que le sens intime ne peut permettre. On a attribué à la femme ce que Moïse disait du fils de la femme, à ISIS, feu féminin, ce que les instituteurs de Moïse entendaient d'OR-us , lumière haissaitte, lumière du monde , ennemi et vainqueur de Typhon le fnéchant, le ravisseur y l'impie , le ténébreux.
On a donc fait de ce passage une prophétie , afin de pouvoir l'appliquer à la vierge chrétienne , mère d'ISO enfant, lumière itaissante au solstice d'hiver ; lumière DES HOMMES , antipathique aux ténèbres. Ce changement a sans doute amené des images fort belles , fort poétiques, qui plaisent au cœur de l'homme , et s'allient très-bien à son respect religieux pour cette auguste mère; mais le changement admis n'en est pas moins un mensonge sciemment calculé , ce qu'on appelle une fraude pie.
Le sens moral du texte de Moïse est évidemment que l'homme en s'éclairant devient meilleur ; qu'il couvre , qu'il eflace par la lumière de son intelligence le principe du mal social ; et que le mal ne reprend son empire sur la société qu'autant que l'homme rentre dans les ténèbres de l'ignorance. Malheureusement l'image synabolique employiée est celle de combats sans fin et de succès alternatifs.'