É. OU
C'est Texpression de /'^//i?; de C'est Fexpression du doute j
Pexistence (sâdS la vie ) j c'est de la siUiaiioh centre deuxpro-
la désignation de tel être, de positions , entre deux temps
belle stibstancej t action de dont l'un jf^ai ^^^exprifué^ est
faire faire, de produire à entraîné vers l'autre, qui ne l'est
fétre} signification qui se dé- pas; du futur au passée du
cèle par les conjugaisons Hiphi^ passé au futur, et Hophal.
Ces mots rapprochés forment donc
ÉOU,
L'existence accompagnée de doute , incertaine , pleine d'imperfections et de misères : d'où le verbe BOUE et ses significations calamiteuses.
T, le TO , le signe , la mar- B, en , dans , etc.
que» Forme d'un objet pou-
TOU, signe relatif à une chose vaut contenir ; la forme de
douteuse et devant dissi- l^ovft, de l'ofevv, contenant
perce doute; une borne j de l'être. •
une limite. Cette signification oubliée
JELOm
D'où
TAÉ, limiter, établir des bornes , des limites.
TAR, le même y et de plus, forme d'une borne, figure, visage; les premier» monuments des arts désignant des êtres apothéoses eurent la forme d'une borne ^ d'une stèle obéliseale ou pyramidale. L'ascension verticale n'est point égyptienne.
Delà:
TEE^ une idole , nécessairement en forme de borne pyramidale,de pierre dressée , MTzBE.
Donc:
T-ËOU doit être V existence vague j douteuse , imparfaite, exprimée symboliquement sous la forme d'une borne, d'un terme pyramidal ou tumulaire, la borne en tant que symbole de Vétre qm a précédé, dont ¥ existence a été limitée, arrêtée, dont ¥ être est informe et sans vie; enfin , une divinité douteuse.
Avec le signe collectif final M;
T-ÉOU-M, l'existence arrêtée et douteuse , considérée dans l'universalité des êtres; — l'état informe de la nature ou de l'ensemble des êtres et des choses; l'abtme de l'être.
exige une preuve, la voici :
BlTzA , est le nom de l'oBUF. 11 y a dans ce mot ITzA, qui signifie naître , et désigne la naissance au moment où tétre généré apparaît à la lumière.
Reste donc
B, auquel il faut nécessairement rapporter l'idée d'oBUF, d'oYB, d'ovAiaB,d'<yvoide, la forme ronde, etc.
D'où:
BIO, esttenoBUF.
BB, la prunelle et une chose
concave.
BIZ. La mamelle.
Donc:
B-ÉOU, doit être l'existence douteuse, imparfaite et future comprimée sous la forme ovalaire , l'existence douteuse figurée par un œuf symbolique.
Donc :
L'OBOF DB PhTha.
L'oeuf orphique , ou des
MTSTftBES.
OV LES DIEUX DE MOÏSE. 15
ÈChC ou ÈShC :
Des ténèbres compressives Jaisant empêchement.
Ce mot que Ton traduit par obscurité, ou ténèbres , a une force de signification qu^il faut faire sentir et que les dictionnaires donnent tous. 1^ EShC signifie obscurcir , couvrir de ténèbres, être obscur, ténébreux, aveuglé, sans lumière; V obscurité de Pair, les ténèbres; 2® Il signifie être empêché , arrêté, retenu ,
dompté y conservé y être comprimé dans son élan; 3^ II signifie aussi être d'une condition
comprimée j humiliée, sans éclat, basse et obscure.
Il est composé de ESh, ÈSh, ES, EGh, qui marque le repos, Vinaction , tétat d'immobilité à Vahri de Pair, à couvert dans Un lieu quelconque* Et de se , ou ShC , ÇhC , cesser, se tenir en repos, mettre en oubli, cacher, couvrir, voiler tl protéger en couvrant.
Je n'analyse point ce mot comme les précédents ^ parce que ces analyses éloignent trop l'objet que j'ai en vue; je dirai seulement que ce mot EGhG désigne l'existence cachée , le feu latent y la vie obscure, F animation cachée, couverte, empêchée , Vinanimité sensible , et enfin l'obscurité , les ténèbres.
Selon MM. G. et F. , il faut entendre par ËÇhC des vapeurs épaisses qui s'élevaient au-dessus
16 JELOÏM,
des eaux. Il faudrait cependant faire connaître dans quelle racine hébraïque ou chaldaïque EÇhCa pu trouver cette signification : vapeur trèsépaisse. Et quant à Tusage de ce mot, dans le second verset de la Genèse y expliquer par quelle puissance ces vapeurs étaient élevées.
ROVE ou ROUE :
Le souffle , ^esprit dilaiafil et libérateur.
Il faut faire attention , en traduisant ce mot , quHl signifie :
1® Souffle^ esprit, respiration ^ haleine;
2^ Dilater, rendre spacieux;
3® Délivrer, soulager, rétablir, ranimer.
Le chevalier Edouard Leigh , dans sa critique sacrée , observe qu'on ne voit pas trop pourquoi ce mot, dans le deuxième verset du premier chapitre de la Grenèse, est traduit par vent, puisqu'il n^y avait point encore de soleil , qui élevât par sa chaleur les exhalaisons de la terre , qui se changeassent ensuite en vent.
Néanmoins, MM, G. et F. lui donnent cette signification ; mais ils auraient dû dire d'où venait ce vent, quelle puissance le causait, pyisque, selon eux , ÂLEIM joint à ROVE peint seulement la force et la violence* Il y avait donc un principe d'action indépendant de la divinité ! C'est, sans le vouloir, reconnaître un mauvais principe.
ou LES MEUX DE MOÏSE. 17
MRÈPhT.
Planait avec amour sur, incubait pour réchauffer et Jéconder. On ne peut y dans la traduction , rendre toute la force d'expression de ce mot; mais le lecteur doit la comprendre ; il s'agit sans doute, daxi3 .1^ partie du second verset, oii ce mot se trpi^ve d'une représentation symbolique et sculptée,, (ians le genre de celles que Ton voit encore suif quelques n^onumenls égyptiens ' . Le niot HEPh est cOQiposé de :
R]^, être porté de bienveillance ^ être agréable ^ mot radical conservé dans le samaritain.
De ce mot vient RE-M, aimer, chérir ( EM , ARDEUR AMOUREUSE ) , et de EPh, couvrit' , protéger, incuber, couvée', donc : REPh , réchauj^r par son amour; s'agiter sur, en s* étendant sur; couver, incuber ^ être mu dPun mouvement d'affection , d'amour et gêner ateuf* ' ?
MIM:
. Les eaux , les semences des êtres ^.
On ne doit pas s'étonner de voir ce mot dési* gnër la semence des êtres.
* Voj. ie grand ouvrage de la Corn. d'Egypte.
* Sicut alœ avis , quœ movetar super nido suo. — Comme l^tgle qui y les ailes ouTertes, se meut et s'agite sur ses aiglons. (Moïse, Beut. 32.)
f Moïse, Nomb. 34, 7, dit : ZRO BMIM, la semence est dans les eaux. Et dans le premier chapitre de la Genèse, cette idée est reproduite en acte , verset 30.
Je reproduis ici ce que j'ai dit de Tétymologie hiéroglyphique de la lettre M, dans l'Essai, page 45 , parce qu'après dix-huit ans d'intervalle cette étymologie me paraît encore assez certaine.
« La lettre M est la transcription alphabétique des deux lignes ondulées qui , dans les hiéroglyphes, désignent Feau' ». Le choix de l'intonation M, pour désigner ïeau^ lient aux idées des Egyptiens sur la cau^e de la génération des êtres.
)) M est l'intonation donnée par la nature^ pour être le cri d'appeh de la mère par l'enfant.
)) aM ou Ma, devenu le nom de la mère par Teffet constant de ce cri, de cet appel, désigna la maternité j la génération des êfres ^ la faculté générative, cette démultiplier, Torgane multiplicatif on de la génération j la multiplicité , le pluriel ^ la multitude, enfm le principe de cette multiplication ou génération*
» Ce principe, selon les Égyptiens, était Veau, ï humidité en général. Ce peuple dfevait trop aux inondations du Nil , pour ne pas adopter cette idée; elle était d'ailleurs si naturelle, que dans les hiéroglyphes chinois le signe caractéristique de la mère fut formé de celui qui représente les campagnes cultivées et labourées, soumises à l'influence fécondante de la pluie , représentée par les gouttes qui tombent.
» Ces observations sur l'influence de l'élément aqueux, dans la génération des êtres, déterminèrent les Égyptiens a choisir le hiéroglyphe de
' L'eau qui s'écoule des deux vases du Verseau.
ou LES DIEUX DE MOÏSE. 19
Teau pour en faire le caractère symbolique de rintonation Ma, exprimant, dans sa force radicale, l'idée de mère en général.
» Ainsi , Veau ne doit pas désigner seulement rélément aqueux , mais encore :
haLfnèrCj la maternité y la génération , la muâtplication , le pluriel , la multitude , la totalité , Vinfini.
Mjm i^rte de 1» pmrole est treuirëe^ nous venons de l'ouvrir ; les deux versets qui la cachaient depuis tant de siècles ont cessé d'être un obstacle :
avançons.
LA GENÈSE
Nom reverà , nisi nos Rcclesim doetret awtoritas hane Scripturam esse etmonietaH, perexiguitm apud nos pondus Kaberet*
( Le cM-dinal de Warmib, ié^tXdu Pape «m Concile 4e Treste ).