‹ ÆloïmChapitre 50 sur 70 · I.AMR · texte numérisé non relu

I.AMR

selon l'action de dhre^ en disant:

nepaM

ne pair

tu MMmgey

TACL

tn feras une alimentation intellectuelle « tu donneras connaissance

4e lui.

MMNOU.

d'aucune partie, d*au*r cune chose provenant d'eUe.

Mjm terre 9erm EABME'* Cette terre adamique

^ De la science du doute, discntant le bien et le mal , réglant le tien et le mien , la propriété territoriale, et enseignant la oonduitt à ce relative. ( Voyez verset 6» )

^ Il s'agit de la culture de la terre et de ses productions ; le mot ARTz ne conviendrait pas, il désigne déjà la terre arides c*esf ABME , la terre fertile et cultivable qui sera exposée à devenir aride et disettense*

310 JBLOÏM,

( élément de pensées , de réflexions; principe du travail dirigé par Tintelligence), ^era

■MMMUte AR0UR£s7 dépouillant ses firmts,

ses moissons; sujette à dépérissement, deyenani disetteuse, aride et comme maudite

k CMiM de tml. BÔBOURC ». en, pour le blé , le froment, les viyres de tor.

Avec peine^ travail BÔTzBOUN Dans la peine , ayee

peine , fatigue , sujétion

pénible tu manseni»

d'elle TACLNE> tu t'alimenteras d'elle,.

du produit d'elle , feue CL tous

les Jeum IHI les jours

de 1» Tle tien* ne. ÉIIC. de la yie tienne, de ta

yie.

^ Ce mot, par sa signification intime, semble faire allosion à Falternation des saisons. Il a désigné ensuite, en passant dans la langue grecque , une terre qui a besoin d'être labourée pour sortir de sa stérilité ; et U terre d'Egypte , stérile sans l'inondation secondée du labour.

3* 1W)B0UR-G. Le mot OBOUR désigne le blé, le froment j le* fruits de la terre dont on se nourrit, et qui sont par conséquent de l'année précédente^^cc Ils mangeront du bléj^ M-OBOUR, du pays. » (Josué,5, 11.)

^ Le sens intime de ce mot est abandonné pour pouvoir suivre- le sens allégorique.

L'aliernatiye des saisons , le passage de Tété à rhiyer,.

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 31 f

de la terre couyerte de moissons à la terre moissonnée , de Tempire de Typhon , l'ennemi des moissons, à Tempiré d'I&is, la moissonneuse, est présenté d'une manière vague, et comme une déchéance méritée. Il était impossible de s'expliquer d'une manière claire et positive, puisqu'il n'est donné qu'à Dieu de connaître ce mystère. Mais ont voit que selon la pensée sacerdotale antique , le monde avait joui dans le principe d'une température toujours égale , d'un printemps continuel, pendant lequel la terre ne moissonnait, ne perdait jamais ses fruits. C'était vers ces temps anciens, vers ces temps primitifs de félicité et de bonheur ^^ que le troisième enseignement du temple devait conduire les initiés ' .

On remarquera que dans le sens littéral , il y a rapport entre les derniers mots de ce verset , exprimant la con-r damnation de l'homme, et ceux employés pour la condamnation prononcée contre le serpent*. Moïse emploie les mêmes expressions : le serpent doit se itgurrir ds lm

POUSSIÈRE DE LA. TERRE TOUS LES JOURS DE SA VIE , et l'hom-

me doit se itourrir de la terre tous les jours de sa vie. Cette partie rend au mot OPhR le sens de provenance^ de semence \f de production, qu'il doit avoir dans le sens littéral même. On voit que cette expression , s'alimenter de la terre ou de la poussière de !a terre , était proverbiale pour désigner la misère , l'objection dans laquelle les initiations primitives avaient placé l'homme adamique, l'homme peuple, ou ne vivant que du. travail de ses mains «. On verra cette position basse faire le démérite , en partie, des offrandes de Caïn^.

Le mot AROURE, même avec le sens de maudite , desg» êéchée, disetteuse ou amenant la disette, appartient

*^ Voyez chap, 2, vers. 14.

*■ Verset i4.

31 2 «LOÏM y

enccHre à TEgypte ^ je l'ai déjà fait voir. La narre est gêné* ralement fécoode , partout elle se couvre d'une végétation plus ou moins abondante ; mais en Egypte il semble qu'elle serait plus naturellement stérile , sujette à donner la di* sette, si le Nil ne Finondait pendant trois mois de rannée^ et si le limon qu'il y dépose n'avait régénéré le sol primitif. Ainsi même , en ne s'attaebant qu'au sens littéral , on se trouve toujours en Egypte , écoutant une narration égyptienne. Homère^ Iliade » liv. 2 , vers. 546 et suivants^ emploie le mot Ar&ure , et paraît avoir en vue la terre d'Egypte : (zudôbos aboura), est la terre qui produit le zéa.

Et

Car,

•lie i^emter»

rrzMiÈ

elle fera croître , elle produira

• toi

pour toi

épine

— QOUTs

de la peine, de l'inquiétude , de la répugnance

et eliar«ioii«

UDRDR**

et du dégoût , de laver-

sîon, du mépris.

Et tu maniée-

ras

UACLÏ

Cependant tu t'alimenteras

de la substance

Fherbe

ÔTzE<«

herbeuse , fromentacée ,.

cultivée et avancée en* maturité

éielaeliiiiimsv^e,

*® DR prend ici le sens de son dérivé DR-A , dégoût , aver^^ *ion , mépris.

^^ Voyez pour ce mot , chap. 1 , verset 1 1 .

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 313

dtoi 9liiUMp«« EÇliDE. de la tonte poissftiite Isis

terrestre et m jonelae, la nature végétative.

L'état d'ab|ection , d'infériorité ^ de sujétion pénible attaché à la position de rhomme qui travaille la terre est clairement exprimé dans la première division de ce verset ; mais cette partie fait suite à la troisième du verset précédent. La seconde , au contraire , se lie à la première du verset suivant. Ces divisions n'ont été mal faites que parce que le sens était mal compris.

Le texte traduit selon le sais littéral de la version (ordinaire , nous présente, comme le verset 29 du premier chapitre , Thomme herbivore : ce n'est cependant pas la condition absolue de l'homme -, et l'on ne peut supposer que la nature humaine ait été changée depuis le déluge , bien que la contexture symbolique du récit nous mette dans la nécessité d'expliquer ainsi la difficulté.

Quelle est donc la cause qui a pu faire accepter, pour Fallégorie , cette rédaction qui assimile l'homme aux animaux qui paissent dans les champs? Le sens intime, vu précéd^nment , nous l'a fait aisément treuver, et nous devinoQS jusqu'au symbole, que dans cette action dramatique , le prêtre sémaphore , chargé du rôle de l'être adamique , portait pour être reconnu et caractérisé ; ce symbole était la tête du taureau. Sa femme , ÂSË, ISË, ISIS , était symbolisée par celle de la vache.

Ce symbole désignait l'homme dlSIS , l'homme de la toute puissante , ÂIS EÂDME, AIS £SII>E» le laboureur ; et de même qu'on a pu faire marcher le serpent sur deux jambes > le faire raisonner et parler comme un homme ^ on a pu faire brouter et ruminer l'homme des champs, re^ présenté avec la tète d'un bœuf.

314 JELOÏM,

La peusëe sacerdotale , cachée sous le sens de la lettre , permettant de croire que Thomme avait été créé au commencement herbivore, la conséquence était que devenu plus parfait après la catastrophe diluvienne , il avait été changé en Carnivore. Cette progression une fois admise , et expliquée selon la forme de renseignement antique, c'est-à-dire en parabole , on dût penser que Thomme des champs, que Thomme qui ne vit que de pain et des fruFts delà terre, que Fagriculteur, en un mot, est un être moins avancé , moins parfait que celui qui sans cultiver la terre en recueille les fruits et vit indépendamment de cela du lait et de la chair de ses brebis.

De cette opinion résultait rabaissement positif de Fétre adamique, de l'homme d'Âdamé, de Fagriculteur, quoi^ que cet état d'abjection ait été déguisé par l6 crédit de quelques allégories relatives à l'agriculture et inventées plus tard. On verra se produire à l'occasion de Cam et d'Abel , la distinction bien marquée entre Fhomme agriculteur et Fhomme pasteur.

Cependant la langue sainte ne pouvait consacrer une^ distinction injuste , et qui s'accordait si peu avec l'idée du sacerdoce sur Forigine du mal social , elle inséra cette idée, cette pensée intime dans h. composition du nom qui devait désigner le pasteur; elle le tirait du nom même du mal, RO.

Je ne terminerai pas cette note sans faire remarquer que le mot DRR ou DR , qui est le nom de la liberté , en hébreu, étant géminé ou répété, comme pour indiquer un superlatif ou l'excès , DR-DR^ est le mot que nous avons ici, et qui signifie Chardons, épines; une chose digne à^aversion, de ?népris et de rejet. — Comment les auteurs de cette langue sainte ont-ils donc raisonné l'idée de la liberté ? bien autrement que nous sans doute!

C'est que la liberté comme on Fentendait alors , et com-

ou LES DIEUX DE MOÏSE.

me beaucoup de gens l'entendeiit peut-être encore , était raffranchissement absolu de Fesprit, lorsqu'il repousse la pensée religieuse et se voue à l'impiété, à Typhon. Or, sous des institutions théocratiques , sous un gouvernement presque sacerdotal, l'impiété était l'insubordination, une révolte anti-sociale. Qu'on y réfléchisse, et l'on verra

que le choix d'un mot , ayant de telles significations pour désigner la liberté , était une leçon de prudence donnée continuellement et d'une manière indirecte. Il y a donc dans la création de ce mot un raisonnement profond , basé sur la connaissance de l'esprit humain ; il y a sagesse , enseignement et philosophie.

tu mams^riMi «lu pain Il la sueur

TACL LËM BZÔT *»

«lu irlsase tien APbIC

Jusqu'au OD

retourner t«^ ChOUBC

la terre*

AL EADME.

Tu mangeras du pain

par le mouvement allant, venant; par Faction, par la pression alternative; par l'action de pétrir, de fouler, des faisant cuire le pain de toi y de tes panetiers

jusqu'au temps d'être fait vieux toi , de revenir, de retourner toi, de reposer toi contre, sur, auprès de la terre adamique.

*• La racine ZO , Tz6, ZO , peint t action , le mouvement toit ^oscillation, soit de locomotion, le balancement, t ébranlement, la vexation, etc., et enfin la sueur psirce qu'elle résulte d'un mouvement répété , d'une action continue»

te M él^ mrift LQET d'elle. MMNE«

Parce <{ae

ta as éii prU » tu as été amené

d'une portion , préparation extraite , d'une alimentation provenant d'efle.

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