AL
turetouriicras.EÇhOUB.
Ëty c'est pourquoi étant
race y semence, prove-
nanee d'elle
auprès d'elle
tu seras étant vieux , tu
retourneras et reposeras.
Si FoA tient au sens littéral convenu , si l'on ne veut voir dans tout ce récit qu'un fait histckTique^ le mot LÈAfc ne peut être traduit du pain. Il faut le prendre pour de la nourriture en général; mais cette nouvelle interpréta*; tion dérange toute l'économie de la traduction ; car on peut trouver de la nourriture sans tant de peine et sans qu'il en coûie de ta sueur. Il faut donc revenir au mot pain; mais ici encore , grande difficulté : le mot pain ne pouvait pas être compris par Adam et Eve. Dieu lui-même n'aurait pu le leur faire comprendre^ à moins d'un miracle f je sais bien que les miraclea ne coûtent guère ^ qu'ils sont le Detes ex machina du sens littéral , et \» moyen de se tirer d'embarras ; mais il faui trouver des^
OV LES DIfiVX DE MOϻE. 31 7
gens qui leftacœptentoouaraaif^eMdëHKnistiatif^ et <ie nos jours «la est assez difficile. Le préoepce : Née Jh^m imtênity niii dignus mndive n'odfus inciimt «st pk» «H faveur qu'il ne le fat jamais*
RèsDDBs donc dans la voie que le sens intime nous a traoée €rt ne l*abandoiin<ms pas lorsqu'il continue de se ré- ^rtier à nos yeux.
€e verset contient la rectification de ce qui se troure ^énoncé da»s ia seconde partie du précédent. Après avonr dit àTètre adanoique laboureur, tu te nourriras de rberbe des champs, {aisant par oes paroles allusion au symbole dont rindividu auqud <e discours s'adresse est affublé , JÉOYÉ', c'esifr4^ire le chef de l'initiation qui représente JÉOVIÉ , revient ^«r ce qu'il a fiait dire, pour l'approprier ausL habitudes de rhomiaedes villes, ou appartenant à une -classe plus élevée que celle de Thomnie des champs. Il ne iB'agit pke de brouCier Therbe en maturité, oa fromentacée, mais d'en travs^Uer les produits, d'en pétrir ia farine, d'en :iaire de la patte et de fa cuire 4 il s's^it de Toflice du boulanger <Mi psnetier, of&cede premier ordre en ce teoips4à.
Le texte s'explique en <piatre mots, et ce sent ces qua*^tre mots qu'on traduit tu mangeras tênp€nn à la $ueur de ton front. Cette condamnation , cette proscription , i laquelle le «e&te ne permet pas de supposer des excep^ tions , n'est réelle cependant que relativement à ceux qui ■aangent du pain et qui le pétrissent eux«-mémes , ou qui "travaillent péniblement la terre pour en obtemr des semences alimentaires. Mais est^e bien , d'après ce quW voit et ce qu'on a toujours vu , la condition iibsoliK du gaire humaine? N'y a-^t-ii pas au contraire un bon nombre d'hommes qui vivent sans rien fsiire et qui vivent du travail des autres ? à qui le pain qu'ils mangent ne coûte aucune sueur ? On dira , c'est par une distinction provi^ dentielle , et nous rentrerons de nouveau dans la voie des
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miracles; mais que fera-t-on de la justice divine? Cette distinction est-elle fondée sur le mérite moral y sur la supériorité morale des individus, sur les hautes, les admirables vertus de ceux ainsi rachettés de la sentence prononcée contre tous les hommes? Quelqu'un osera-t-il Taffirmer ! . ..s • Le sens de cette portion du verset , tel qu'on nous rexplique , n'est donc pas celui que Moïse exprimait ; ce sens est faux : il est surtout en contradiction avec les préjugés antiques , chez un peuple où ragriculteur formait une classe subordonnée , et où le pasteur, lliomme riche en bétail dominait , était le chef de la famille ; il y a donc pour ces quatre mots un autre sens à trouver.
Or, le premier mot ZC^E , ZOT , est dit-on ici le nom de ia stieur produite par une action, par un travail quelconque. Ce mot qui tient à ZO , TzO , ZOO , ZOZO , ZIO , ZYO , peint le mouvement, la vacillation, la commotion alternativement produite, imprimée ; une sorte de tremblement, dentutation^ de i^alancement, de pression , de vexation qui convient à Fidée qu'on se fait de l'action d'un homme qui pétrit, qui s'occupe de ce qui peut donnera manger, ZOZ ; et cela nous suffit pour rétablir le sens réel de ce mot«
Le troisième mot nous est bien connu, c'est ACL , dans le sens ordinaire de manger. Le quatrième répond à notre mot pain.
Reste donc le second mot , qui est APh , au pluriel ou au duel APhIM et APhL II signifie le nez , et par cette signification la colère, Vindignation; puis encore la face, le visage et enfin le front. Il est assez difficile d'associer ces significations au pluriel , avec les trois autres mots ; mais quand il s'agit du sens littéral^, le nombre dans les mots compte pour ce qu'on veut ; une feuille c'est des feuilles , des fronts ce sont un froftt.
Cependant ce mot APh a encore une autre signification
ou LES DIEUX DE MOÏSE. 319
qui se retrouve : 1** dans le verbe APh-E, c'est celle de faire cuire et db faire cuire du pain ; 2^ daos le substantif APh-E, UN BOULANGER , UN PANETiER. Si Cette signification, seiuble Contrarier Iccaractèrc élevé du texte, rappelons-nous qu'un des grands oflGiciers de Pharaon, aux^ quels Joseph expliqua des songes , était un panetier, un boulanger; et qu'il était le chef, SR, des panetiers, des boulangers , E-APhlM , de Pharaon.
Dans notre verset il s'agit de pain , il s'agit de pain fabriqué pour être la nourriture de l'homme; pourquoi donc APhIC ne signifierait-il pas te^ panetiers , ceuof qui pétriront, qui cuiront ton pain, plutdt que tes faces , tes visages , tes fronts? car il n'j: a pas APhC , ta face , ton visage , ton front.
La traduction rationnelle est donc de rigueur, et nous rendrons ces quatre mots par cette phrase :
Tu MANGERAS LE PAIN QUE PÉTRIRONT TES PANETIERS JUS«
qu'au temps de ton repos auprès de la terre adamique.
Je comprends que cela dérange bien des thèmes de consolation ou de résignation; mais qu'y faire. N'en existet-il pas d'autres? Les peuples qui n'ont point connu cette allégorie étaient-ils moins résignés au travail? et l'homme sera-t-il moins laborieux, prendra-t-il moins de soin pour pourvoir à son existence et à celle des êtres qui lui sont chers , parce qu'il n'y aura plus dans la Genèse ces mots contre lesquels.il se révolte si souvent , tu mangeras ton pain à la sueur de ton front? Il n'aura plus du moins à reprocher à Dieu la rigueur, l'injuslice de cet arrêt , ni la faveur qui en rachette tant de gens indignes ; et ce que Moïse avait présenté comme une miséricorde, une grâce , un bienfait de la providence, ne sera plus considéré comme une condamnation qui poursuit l'homme dès avant sa naissance.
L'existence de l'ordre social exigeait une distinction ,
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à raison de la clatse pauvre ou agricole , et de la classe aisée ou habitaote des villes. Le personnage anqnel le discours s'adresse en ce nioinait, n'est pins Tiioninie o^nvert par le symbole de ragricolteur, c'est f homme d*a& rang supérieur, c'est celai qui a des paneders à ses ordres et pour premiers ofikters , c'^st «n grand, et comaie unPàaraon.
Les mots qui suivmn^ sans s'e&pliquer snr cette intention , s'y rattadient d'une manière assez évidente ; car ils ient altusîon à la manière d'ensevelir les morts -d'un rang élevé f en les déposant dans des catacombes , sur le sol adamêque, près des individus delenr raoe$ en bébren, près de la poussière , de la semence de leur père. La traduction voulue, car tu es poussière et tu ret9u«^era$ en pouêsière , se rapparie à des usages modernes ; elle est fausse pour un peuple cbee qui Ton embaumait les morts, ce qni proknigeaît leur existence matérielle et la maititenait dans un état auquel le muA pausâiire ne peut convenir.
Et
El
apki^lii
— IQRA
nomma , lut
riio^iMiie
EABM
cet être adamique
temona
ÇhM
le signe , le sytnbde , le nom symboy^
de 1m Cemnie
«leiiiie
AChTOU
de la feflÉme sienne, du feu £kninin et ^énérimt de lui
ÈOVÉ**
la devineresse , la rêvé-
4^ Cette signification est forcée par 1ie motif qui a déterminé lï création de la femme. LOU OZR CNGDOU , ch. 3 , y. 18 , 30. — Par son action, ËOVA NTN£ LL Ci-dessus v. f 2. BOVE de ÊIË est une
-OU LES J)IEUX DE moïse.
lation » la révélatrice
celle qui explique, indique les choses , qui instruit en révélant les cho-
ses cachées^
parce igue elle
EOVA
Parce que eUe
fut
EITE
a été
la mère de tout