‹ ÆloïmChapitre 54 sur 70 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

BfiHS WLOAIRB.

TaZTB,

8MKS IMTIHBa

Et lliomme

UEADM

Lorsque rétre adamiqae

eonnut

IDO

eut connu, eut acquis la science,

AT

la substantialisée , produite en être

EVJK

ÈOVÉ'

révélatrice, révélation, explication des choses.

ïïm femme delui

AÇhTOU

.feu féminin générant de

lui , sa femme ;

et elle conçut

UTER-

alors elle conçut ,

* Le sens des choses énigmatiques ou dites en paraboles (AÈOVIT AÈION , expHcaiio œnigmatum),

' * Ce mot est ici plus dans le sens métaphorique que dans le sens propre, la signification du mot QIN , et Texplication qui le suit en est la preuve. QIN n'est pas énoncé ici comme Jils, comme enfant enfanté par Eve , mais comme qualificatif d'une classe d'individus vouée au travail , acquérant par le travail ce qui constitue la puissance , ce qui assimile au chef suprême, au seigneur et maître, à JÉOVE , ou plutôt à Adoni , car le mot JËOVË est un anachronisme dû aux copistes*

Le nom du premier né de Protogonos et de SON, selon Sanchoniathon, estGEN-os , la racine primitive QIN ,GIN , GEN , GUN, etc. , marque la procréation , la production ,• en chinois , GIN , elle désigne aussi t homme.

et eUe ensen* dra

£LOlM

UTLD AT

et elle produisit TindiTidualisé être laborieux , industrieux y produisant et acquérant par son travail.

Et elle dit l'ai aeiiuls

un lioiiiiiiie

Et elle dit

j'ai acquis en propriété , j'ai produit par travail et industrie ,

le feu masculin et généré, rhomme

substance individualisée de LUI, FAdoni, le maître; de celui qui domine et qui commande à tous les autres.

' « Mater Eua Messiam promiuum esse, lœta omnibus lœtîs autumabat* Quia enîm promissioni seminis, haud dubiè hune illud semen esse exislimabat* » C'est ainsi qu'on explique Ihéologîquement ce qui est inexplicable dans le sens littéral.

rEternel

UTAMR QNITI

AlÇh

AT JÉOVÉ'.

Ce chapitre s'élève, comme je Tai dit et démontré , sur le canon symbolique développé dans le cinquième. Il n'est qu'une addition allégoriquement conçue , et loin de répandre une nouvelle lumière sur le sujet de ce cinquième chapitre , il ne ferait que l'obscurcir et l'embarrasser, si l'on tenait à les expliquer l'un par l'autre. Ces deux documents appartiennent à des époques différentes ; le dernier, quel que soit le sens intime que nous y trouverons , ne doit pas modifier le sens intime du premier.

L'auteur change le système si spécieusement conçu par les premiers initiateurs , sur la marche progressive de la

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 337

civilisatkm. Il semble avoir éiabli en priacîpe que Thomme est oatixrelleaMsit méchant , et qu'il n'aime pas son semblable, car il le fait débuter par un meurtre*

Gomme les noms de Seth el d'Enos ne lui offraient aucun rapport de signification avec le drame qu'il avait en vue , il déplace ces noms , qui dans le cinquième chapitre, suivent immédiatement celui d'Adam, et il les porte à la fin du récit, où tisse trouvent n'avoir aucune liaison à ce qui les précède ; de sorte que ces noms le forcent de supprimer celui de Noë. Dans le reste des générations il suit à peu près le canon primitifs II change l'orthographe de quelques noms et déplace ceux de MELLAL et ÈNOUC , mettant ÈNOUC à la place de MELLAL-

Dans ce récit , le nom d'Eve , ÈOVÉ , désigne la révélation, l'indication fournie par l'esprit, par la raison de l'homme, relativement à l'état social , c'est-à-dire à la vie industrielle et active des uns , spécifiés par le nom de QIN ou Gain , et à la vie sans industrie et inactive des autres , spécifiés par le nom d'EBL ou AbeL

Cette déclaration , cette indication , explication ou révélation , est individualisée sous le nom général du fou féminin et générateur, AÇhE , que Dieu a créé pour être Vaide forte et surveillante , OZR, et Yindicatriee qui éclaire , NGD , l-bomn^ , feu masculin et généré , AÇh , AlÇh.

G'est , en effet , cette aide , cette compagne , principe dCeanoitatien , EPhOM^ qui éclaire par l'observation, qui conçoit par la pensée et qui génère par le labeur -y du labeur provient la fertililé de la terre , de la fertilité de la terre la richesse , et de la richesse l'individualité du LUI , du mattre , de celui qui commande à toute vie s^ns industrie ou sans intelligence active.

La narration ayant déplacé les noms de Seth et Mnos , individualités symboliques de la fondation de la société et de la misère des premiers hommes, Tauteur fait naître le désir d'avoir, le sentiment de la domination dansThomme encore seul sur la terre , avant toute idée de la société humaine , ce qui ne se peut. Les copistes ont vraisemblablement changé Tordre primitif des noms de Gain et d'Âbel ; car partout et dans tous les temps Thomme a été chasseur et berger avant d'être agriculteur.

Quant à la phrase étymologique par laquelle ce verset est terminé, elle a toujours embarrassé les traducteurs; l'interprétation littérale et forcée par le sens vulgaire est qu'^t?^ a engendre un homme qui est JÉOVÉ, ou qu'c/fo Va engendré avec JÉOFÉ, ce qui est insoutenable. Si le premier né d'Eve était Abel , le sens littéral de cette phrase n'aurait rien d'embarrassant pour le dogme, et la naissance, la vie et la mort d'Âbel, offriraient un sens allégorique dont rapplicàtion serait facile et complète. Richard Simon et tons les critiques de bonne foi , se plaignent du désordre qui règne dans les premiers chapitres de la Genèse ; il se peut donc que dans le principe , la naissance d'Abel ait été placée avant celle de Gain ; il est du moins très-remarquable que cet ordre soit celui indiqué par le verset suivant , seconde partie , et que dans le reste duTécit, Abel jouisse de la faveur attachée au droit d'atnesse. Revenons aux difficultés qui résultent du motJéové.

Le sens intime les fait disparaître : dans le système antique , le feu seul génère ; selon Moïse le feu est la force visible de JÉOVÉ. Jéové crée le monde par les Aléim, et les Aléim sont les substances ignées du ciel ; leur nom signifie LA. FO&CE ou LES FORGES , Ct le nOm du FEU , AÇh ,

signifie la force. Selon les Egyptiens le feu est Phtha,

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 339

qui grave, sculpte le monde , comme sou nom même Tindique; Phtha est Ephaïstos, le feu artiste, le Vulcain des Latins. Phiha est figuré quelque fois par un serpent, parce que les serpents désignaient aussi les astres , et un des noms du serpent est le nom même d'ÈOYÉ , d'Eve , si ressemblant à celui de J-ÉOVÉ.

Ainsi >

L'homme généré , et marié, est le feu masculin AÇh e t AlÇh

La femme , être générant , est /^ feu féminin AÇhE .

Lefeuesl la substance de Jéové, en qui se trouvent les deux sexes , la femme en générant Thomme, feu masculin , produit donc la substance même de JÉOYÉ.

Dans tout ce chapitre , le mot ALÉIM est supprimé; il ne reparaît qu'accidentellement au verset 25 , et il y a imitation en cela du chapitre 5. J'en ai déjà fait la remarque.

Le nom de QIN , écrit QINN dans le cinquième chapitre, peint le désir éP avoir, de produire, de générer ; le travail, ^industrie ; V acquisition , la possession, II marque l'émulation, le zèle, P envie , la jalousie et la colère. On doit avoir observé que dans les narrations allégoriques les faits sont ordinairement imaginés de manière à pouvoir s'adapter au développement des significations du mot ( presque toujours un nom propre) , qui en est l'explication ou la clef.

Il y a oppositition évidente et calculée entre le nom de QIN et celui d'ËBL que nous trouverons au verset suivant.

QIN ou Gain est l'homme actif, industrieux , cultivant la terre , devenant riche par son travail , prévalant sur ËBL , jouissant d'une longue existence et laissant après lui une postérité nombreuse.

EBL ou Abel est rhomme faible , né pour le néant , sans intelligence, res vana et vilis; ne travaillant point

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p<mr assurer son exiscenee et par eonséqaeM Tivaiil pea ; dtsparaissaDi corame une vapeur légère , comme un météère, et ne laissant rien après lui, pas même de postérité.

Dans la dénominatioD symbofique des f eoves dn paradis terrestre, le nom du premier fiente se rapporte par le sens intime et Tememble dn texte à rAamicvLTVRB ; elle y est représentée comme la première , la plus ancienne profession de rhomme $ celte qui produit la ricbesse , For et la pierre de renom j la pierre angulaire, symbole de la puissance. On toit que Tei^rit de ce noiiTeaa récit se rapporte à la même idée.

On considère Abel comme un personnage religieu:^ ^ Youé au culte ; les uns Font fait prêtre atec ou sans lémme, les antres lai ont fait avoir, avec son frère , une dis*pute sur la religion ; et même son nom signifie une idole. liC seul^ acte connu de sa vie est un sAcmiricB na sahq y wir noMCÀUSTB. Or,. le nom dn second fleuve da paradis se rappoj?tantà la seconde profession de l^omme, indique aussi La cultb, la p&iÊiut bt li feu dbs hoi<oc;a«iistis : il est ensuite très-singulier qne le mot E-BL ou A-BL f une idole, soit le nom même de Tidole qui fut connue à Babylone sous le nom de BL, BeL^ et celui de tous les Baa^ lins de récriture on du moins la racine du mot BOL ; y auraiHl là une indication de Troque à laquelle appartient Tinvention du drame de Gain et Abel ?

Contittuotts ce rapprochement, pour n'y pas revenir, q^and le te^^te des versets suivants tous en fournira l'occasion.

La troisième production adamiqne , selon Tantenr de ce chapitre , est ÈNOCh , et ce mot , qui nous est connu , signifie BÉDim , Goirs^^aam, iiraTiBE, ihsveuibe, bhsbiassa. Nous avx>ns vu que le troisième fleuve du paradi»

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se rà{)|KAte au scuBt, a i^'iiiiTiATEum si êrogaavhi ; a

CELUI QUI INSTKVIT PAA UN LAlIGAGE A DOUBLE «KKS, GEAVÉ,

scuLFTÉ SUE LES MONUMEKTS. Or, je le demande , comment se fait-il que le nom du troisième être généré soit un nom déplacé du rang qu'il avait dans le premier récit , et que ce déplacement le fasse concorder avec ce qui est relatif à ce prétendu fleuve. Cet accord n'explique-t-il pas la cause du reaversement d'ordre qui se trouve dans ce clapitre, pour les générations MELLAD , IfiS et ÈNOGfa qui y sont ainu ÈNOCb y IRD et MELLÂL ?

Enfin le quatrième être généré est ici IRD , que Tauleur écrit OIBB ; ces mots signifient le noMiNATEun de LA VILLE y celui qui en est te chef et qui riyne; te nom du quatrième fleuve nous indique en effet la souveraineté , la domination, le phaeaonhat, concordant comme toiy'ours avec le nombre quatre. On conviendra que cet accord est fort extraordinaire , et s'il faut encore l'attribuer au basard , je le repète , le hasard n'est plus nae divinitli Mssi aveugle qu'on le dit.

Le genre humain , selon le narrateur et ses maîtres , a donc passé par ces quatre degrés progressif , pour arriver à l'organisation de la société humaine ; ou plutôt , et c'est réellement la pensée de l'auteur,

Le genre humain est partagé en quatre classes dlndividus , dont la position dépend du degré ou de la nature de leur intelligence :

l"* LagrievUurei la vie de l'homme eultivateur : — ^

LE TEAVAIL \

â^ Le euUe puhUcf la vie de l'homme oiseuE : -^

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