‹ Lois collectivistes pour l'an 19--Chapitre 11 sur 23 · LES PREMIERS JOURS · texte numérisé non relu

LES PREMIERS JOURS

IlsseroDt péDiblesà passer. Violente ou légale, la Révolution, dès ses premiers pas, rencontrera bieu des obstacles : non pas ceux que pourrait créer la résistance des hommes — elle en aurait raison — mais ceux qui viendront de la nature des choses.

Dès la première heure, le pouvoir révolutionnaire aura aboli toutes les dettes, toutes, même les dettes courantes, même la dette du patron pour salaires : il n'y a pas moyen de distinguer. Ainsi l'ouvrier qui vit au jour le jour, va se trouver les poches vides. La Révolutioti, faite pour les travailleurs et par les travailleurs, leur apportera t-elle pour premier cadeau la famiue ? On raconte que les combattants de février, encore tout noirs de poudre, disaient en déposant leurs fusils: v Nou^ avoua trois mois de mi République »■ La Révoluti de ne point solliciter un si

isère au service de la

ion se devra à elle-même ■

i long crédit. I

On avisera donc et sans relard. Dès le leDdemain. les raunicipalilés. — à leur défaut les commissaires du gouvernement — émettront des bons promsoifes, ijorlanl indication de leur valeur en francs et centimes, qui auront cours (orcé jusiju'à leur remboursement en bons nationaux, au taux d'équivalence qui sera tixé. A chaque travailleur, de toute profession, il sera remis des bons provisoires, pour une somme représentant son gain normal d'une quinzaiue. Le premier défilé sera franchi : et la quinzaine passée, s'il y a lieu, on avisera de nouveau.

Ainsi la République aura fait aux travailleurs qui l'auront demandé l'avance d'1/24"»' de leur gain annuel. Avance remboursable? Certes. Dans quel délai? On propose deux ans : il semble bien qu'il ne soit pas excessif de compter sur un pareil effort, qui représentera seulement 1/4S"« du frain de cbacuu. Au surplus, la République s'iuterdira toute contrainte légale : la dette du travailleur envers elle sera une dette d'honneur, munie seulement d'une sanction morale. Et la sanction tout indiquée, c'est l'aflichase. Suruu point seulement les amis que j'ai pu consulter hésitent : (audrat-i!, le délai de deux ans écoulé, afficher les de ceux qui onl puijé ou de ceux fini n'ont pas page? Problème de psychologie ouvrière que je me propose de porter devant les Syndicats.

J'ai fini.

. Je demande pardon à mea coura^eut lecteurs de ce loQf;, très long, trop long com mea taire, il ne me reste plus qu'à présenter mei textes, qui sont au nombre de douze. Ce chiffre fortuit m'a suggéré une pensée pleine d'immodestie, que je confesserai, pour mon ohâtimeut. Cette pensée a peut-ôtre une excuse, c'est la persistance et la vivacité des souvenirs classiques, J'avouerai donc, quoiqu'il m'en coûte, que pour moi-même et in petlOt j'appelle prétentieusement mes textes: Les XII 'Fables de la Rénolution.

statut organique de la Propriété

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