‹ Lois de la Resistance de l'Air sur les projectilesChapitre 6 sur 48 · RÉSISTANCE DB L*A1R · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE DB L*A1R

pourrait bien corriger les vitesses observées des différences qu'on peut attribuer à la variation de la densité de i*air^ puisqu'on connaît avec assez d'approximation la loi de cette résistance; mais ces quantités sont très-petites dans les circonstances où Ton se place, et Ton peut attribuer le coefficient obtenu à la densité moyenne des différents jours ; on fait de même en ce qui concerne les très-petites différences dans le poids des projectiles.

4. RfsuUaU des expériences faites sur les projectiles aux petites vitesses.

Nous n'examinerons pas ici les résultats des ex|)ériences faites aux petites vitesses, parce qu'elles ont été exécutées dans des circonstances qui ne se rencontrent pas dans le tir des projectiles, où le mouvement est sensiblement rectiligne et la vi» tesse décroissante. Dans ces expériences, comme dans celles de Newton , sur la chute des globes, et dans celles de Metz en 1835 et 1836, le corps en expérience prend une vitesse croissante par l'effet de la pesanteur^ ou bien, comme dans celles de Hutton sur des corps de diverses formes, le mouvement est circulaire et uniforme ; on en trouve au reste les résultats exposés avec soin dans l'introduction à la mécanique pratique par M. le général Poncelet et dans mon traité de balistique. D'ailleurs ces vitesses sont très-faibles en comparaison de celles des projectiles, et il n'y a aucune utilité pratique à les embrasser dans la même forpule.

5. Expériences de Robins. Les expériences de Robins faites avec des balles de plomb sont peu étendues, mais antérieures à 174â^ elles sont les premières qui aient été faites pour apprécier avec quelque exactitude la loi de la résistance de l'air (*).

La balle du calibre 3/4 de pouce anglais (0'°,019) a été tirée dans un canon à la charge de poudre de moitié environ de son poids.

Robins s'était assuré qu'il obtenait les vitesses à 20" (me-

(*) NotweeMX principes d'artillerie^ de Robins, chap. Il, proposition H.

té UtUSTANCifr M Ii'aOI.

sure anglaise) près par seconde* Ayant tiré un coup à idiacun^ des disUnces 86% 76% et 188% il troutra les vitesse» reapeolives 167(K% 1650"* et lAi&^, et il en conclut que la résiaUnce était 2^4 fois celle qu'indiquait la théorie de Newlon. Ayant de ■ouveau tiré 5 coups à 36' et S coups à 7^*, il trouva les vitesses moyennes respectives 1600'% 1300**, et trouva pour le rapport à ce qoindique la théorie de Newton un nombre on peu plus grand que le précédent. Il opéra ensuite h UM chargei et par conséquent à des vitesses plus petites et par des moyennes de 5 coups aux distances de 28* et 2SÔ% il obtint 1180"* et 950'=*. Il trouva alors que la résistance n'était plus que \ci ^ de celle qu'indiquait la loi de Newton. II en conclut que la résistance ne suit pas la loi des carrés des Vitesses^ et que si elle s^appllqtie aux mouvements lents, it n^etl est plus de même dans les autres et qu'elle s'en écarte d'autant plus que la vitesse du mobile est plus grande.

6. expériences de Hutton. Les expériences de ïlutlon ont été exécutées à Wolwich, de 1787 â 1791. Hulton a opéf^ sur les calibrés de 2*'^-, 3"'* et 6*^- (avoir du poids) \ il tirait sur un pendule balistique en bois à des distances qui ont varié de 30' à 430' (mesures anglaises), et il a observé de» vitesses qui ont varié depuis 500''' 'par secoqde jusqu'à 2000^:».

Dans Ces expériences, les vitesses moyennes sept prises génératenicnt sur trois ou quatre coups seulement, c'est par' e^-* ception qu'elles le sont sur un plus grand nombre. Outre ces résultats, il y en a plusieurs qui, aysnt paru présenter une jf^raflde irrégularité, ont été négligés par Hutlon^ Voici le tableau dea vitesses moyennes à diverses distances, telles qu'ellea sont doni^: nées comme résultats immédiats de» expériences Ç). Nouacon-^ serverons ioi les mesures anglaises, qui ont avec les mesures métriques les relations ciraprès : J' = Qf"50i8^ JiP^5cQ'^0364; 1"^' = 0^554, 1«"=:0''028338. Les degrés de icmpéralure, soii^t ceux 4u thermomètre ()a f arqr^beit^ dont un ,i^ombrtf ^.se traduit en degrés centigrades par la forniiule | (n — 32).

glais par Ô. terquem, 2« partie, pages 27, 47 et 78.

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RftSISTAiNCB DE L^IR.

yUetiêif à diviTiêi diilaneeg dm eaiio», dei bomlê^ de 3 /tvret, tirée à di99rê99 ehmrgeê de poudre (Exp. d'art., t* |»ariie, p. 45), e» 4789.

V iletseà {pieds pur seemde) aux charge •

de (oiieef).

OBSBRYÀTIOHS.

PS

Caooo do 69p4/2.

« 31iv ~ ft 3Uv 1S «MM.

r 3 Uv 14 OBCM 1/1.

4 2 lit l4oiieM5l4.

• -iliv Moncci 11/12.

^ 2 liV 14 OMM.

Baron V9»tf9.

TlMni. 52*.

Le poids des boulets ayant été variable» Hutton a réduit les vitesses à ce qu'elles eussent été pour un poids constant de 3 livres à une pression barométrique de 30<^ et avec une poudre présentant la méroe force à Téprouvette ; il a obtena les résultats ci-après : (Exp. d'art., 2* part.» page 45).

JS

Viiesses {jpiedi par gteotude) aux

charges

de (oMcfa

OBSBRYATIONS.

Dis

®^"^«^- i Puids. 3 lif .

Birom. 301».

Therm. 52*.

4iO0

Ftfafffa tf'ttfi boulet de 6 livrée à diveriei diitoneei du eanon eorrigéee et réâuitee à ee qu*rUei eugieml été pour un houiei du même poidi êoue la mémepreetion et avte une poudre de forée eonetanie (Exp. d'art., 2« |»aiti(>, p. 7U, de 4794).

Vitesses du buuiel {ptedi par seconde) aux rbarges lie (/|Vr^«).

3 lif.

2 lif.

4 lif.

4 /2 liy.

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