‹ Lois et mystères des fonctions de reproductionChapitre 28 sur 51 · AU MARIA&B · texte numérisé non relu

AU MARIA&B

Que de belles phrases et d'éloquence dépensées en pure perte, à propos d'alliances basées sur des considérations d'intérêt ou dé position, sans souci du bonheur des conjoints. Nous les épargnerons au lecteur, qui sait de reste que les Mariages ne sont plus afYaire de sentiment, d'inclination et de sympathie, mais tout simplement un marché. N'était-ce que cela encore? Mais une fille est-elle bossue, lym- , pathique, contrefaite, scrofuleuse, phthisique même, peu importe : du moment qu'elle est riche, elle n'a plus de défauts, et sa main est demandée de tous côtés. Il y a même des marieurs qui escomptent le peu d'années qu'aura à vivre la chétive fiancée.

Il est regrettable que par respect pour la liberté individuelle on n'édicte pas une loi qui prohibe le Mariage entre sujets entachés d'une maladie héréditaire, telle que la phthisie, le scrofulisme, l'herpétisme poussé à un degré extrême, l'épilepsie essen-

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tielle, etc., parce que ces diathèses, se transmettant par voie de génération, perpétuent et renforcent une race de sujets abâtardis.

Une telle loi, nous en convenons, serait bien diflicile à formuler dans ses termes, les cas à spécifier offrant les plus grandes variétés ; elle serait d'une difficulté encore plus grande quant à sa mise en pratique et à son application, vu que l'examen physique des sujets serait repoussé comme vexatoire et indécent.

Notre coae n'admet comme motif d'opposition au Mariage aucune autre maladie que la démence: l'individu reconnu en cet état est en effet incapable de donner un consentement valable. Au médecin est dévolu le rôle de constater, à l'appui d'une opposition au Mariage, l'état de démence, d'imbécillité ou de fureur d'un individu. Nous n'avons pas à examiner sous quelles formes diverses peut se présenter la démence, et nous passons outre.

Mais il est un vice de conformation qui doit, malgré le silence de la loi, faire absolument interdire le Mariage à la personne qui en est affectée. Nous voulons parler du rétrécissement du bassin, rétrécissement tel qu'il offre moins de 3 pouces de diamètre antéro-postérieur et qu'il rend l'accouchement impossible par les voies naturelles. Or, on saità jquels dangers est exposée la Femme à laquelle

on pratique Popération césarienne pour la délivrer, sans compter ceux que court en même temps son

enfant.

D'après nos lois, les sourds-muets peuvent se marier, pourvu qu'ils soient en état de manifester leur volonté d'une manière non équivoque. (0. C, art. 146.)

SECTION V

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