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HYGIÈNE DU MARIAGE

Sous ce titre, nous comprenons l'iiygiène des organes génitaux, des conseils aux Hommes et des conseils aux Femmes-

§ 1"'. -r-Hyijiène de l'union sexuelle.

Elle comprend les soins de propreté et la réglementation de la mise en exercice des organes.

Les soins de propreté sont une condition indispensable de la ffaichciir, de la santo des organes, qui sont naturellement le siéi^e de sécrétions odorantes, dont il est nécessaire de les nettoyer.

Chez l'Homme, c'est à la base du glaad, derrièra la couronne, qu'une sécrétion de cette nature a lieu ; elle augmente et devient irritante après des rapports trop souvent répétés. I! faut avoir soin de découvrir le gland et de le lotionner avec de l'eau fraîche ou tiède. Négliger ces simples précautions, c'est s'expo-

ser à ce que les follicules qui sécrètent Thumeur sébacée s'enflamment et produisent une vive irritation avec démangeaisons qui attirent, comme malgré soi, la main vers la partie, ce qui est une indécente inconvenance. Il se produit là Taffection connue sous le nom d'herpès préputialis^ affection légère, du reste, qiH ne réclame encore une fois que le repos de Torgane et des soins dejpropreté*

La Femme est tenue encore à plus de précautions, en raison des surfaces sécrétantes beaucoup plus étendues. Elle doit pratiquer des ablutions quotidiennes et même plus souvent si s'a constitution et son état l'exigent. L'eau fraîche ou tiède, pure ou aromatisée de quelques gouttes de Lait d'Hébé ou d'Eau des Hespérides, est le seul liquide dont elle doive se servir pour cet usage. Les alcoolés résineux, les vinaigres dé toilette et mille autres produits de la parfumerie sont plus nuisibles qu'utiles.

Nous avons parlé de réglementation pour les actes vénériens. Nous ne pouvons mieux faire et dire qu'en empruntant à la Physiologie du Mariage de Debay les passages suivants :

a User avec modération des plaisirs du mariage. — Ne jamais en abuser, car leur abus énerve le • corps ^t retentit sur l'intelligence. Les époux raisonnables se persuaderont que c'est doubler leurs plaisirs que de les économiser.

a La copulation, pour être bien faite, veut la complaisance, la tranquillité et le secret. La crainte, le bruit, comme la malpropreté et la répugnance, lui sont des obstacles. Démander le plaisir à sa femme avec d'aimables paroles ; l'entraîner délicatement à satisfaire nos désirs et rie jamais exiger de force.

a Accomplir le devoir conjugal avec douceur et ménagement, et non avec cette fougue dqjirante dont les effets peuvent blesser les organes et nuire à la fécondation.

ce Ne point s'épuiser par la fréquence des embrassoments ; cesser lorsque la nature l'indique, et attendre, avant de recommencer, qu'elle ait suffisamment réparé les pertes.

(L Les transports d'une imagination erotique, les désirs immodérés des Voluptés sensuelles, sont les plus dangereux ennemis de la virilité. Loin de s'exciter par des idées lubriques, l'homme raisonnable doit attendre que le réveil de l'organe lui annonce le besoin et l'instant de le satisfaire C'est le moyen de conserver longtemps ses facultés génésiques.

« Ne jamais engager la lutte amoureuse immédiatement après un repas copieux, parce que le violent spasme que provoque l'éjaculation séminale dans toute l'économie, peut suspendre la fonction digestive, amener des obstructions, des suffocations et quelquefois l'apoplexie!...

Dans rétat d'indisposition physique, do santé valétudinaire ou de maladie, on doit s'abstenir du contact vénérien, parla raison que, si le coït modéré est salutaire aux sujets bien portants, il est toujours nuisible aux personnes malades et languissantes.

a Lorsque la tête et les membres sont fatigués, il est prudent de remettre Pacte vénérien à un autre jour, parce que la fatigue causée par cet acte ne peut qu'augmenter la fatigue préexistante.

«Les personnes faibles de poitrine, ordinairement très-amoureuses, doivent comprimer, autant que possible, leurs élans vers la volupté, car il n'y a point d'écueil plus funeste à la santé des poitrinaires.

a Quoique la Femme puisse, sans inconvénient, répéter Pacte amoureux plus fréquemment que l'Homme, elle aura néanmoins raison d'en être sobre, puisqu'il est avéré que celles qui en abusent sont sujettes aux tristes afîections des ovaires, de la matrice, et à ce mal terrible qu'on nomme le cancer. . . a Les mets et boissons qui échauffent le sang et accélèrent sa circulation ne produisent qu'une excitation momentanée, et prédisposent à l'anaphrodisio ou frigidité. C'est pourquoi les Hommes qui font abus des boissons alcooliques et des mets échauffants perdent de bonne heure leur virilité, x

a Un régime débilitant et l'usage exclusif des bois-

Bons acides abattent é^aloment laa forces génitalea tt Le mari doit respecter certains états physiques et moraux dans lesquels peut se trouver sa femme, tels que le temps du ilux menstruel, les indisposi^ lions, fatigues et oscillations de la santé ; les cot^ trariétés, les chagrins, les incidents fâcheux, et ne point lui demander ni exiger ce qu'elle n'e nullement disposée à accorder; car, dans ces ments néfastes pour la Femme, si l'Homme preai de force et que la Fécondation ait lieu, l'être futB Be ressentira indubitablement de l'état dans leqi se trouvait sa mère.

a La continence stricte, prolongée, de même que l'abus vénérien, sont à craindre, parce que cea deux extrêmes détériorent l'organe copulateur et ont un même résultat : l'atonie génitale, l'anaphrodlûe, l'impuissance. Les époux sages ne doivent douo jamais rassasier leurs appétits vénériens ni éteindre, leurs désirs dans la satiété; ils doivent, traire, quitter l'autel de l'amour avec la force d'jfM déposer encore une offrande.

« L'étatde grossesse exige une sérieuse attentions^l . les époux doivent s'abstenir du coit pondant letf^ deux premiers mois do la grossesse ; et du septième mois j usqu'aprés l'accouchement. Cette recommandation est dans l'intérêt de la mère et de son foetus j en voici la. raison ;

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« La surexcitation de la matrice,produite par l'acte vénérien, dans les premiers mois de la grossesse, peut nuire au développement de Tembryon et, quelquefois, provoquer un avortement. — A partir du commencement du septième mois jusqu'à la fin du neuvième , les embrassements du mari peuvent blesser la femme et déterminer un accouchement r^,«^ prématuré. »

§ 2. — Conseils aux Hommes.

« Messieurs les maris, qui tenez à conserver l'estime 'de votre femme, soyez, à votre tour, moins despotes dans vos volontés. Avant d'exiger en maîtresce que votre appétit convoite, roucoulez en amoureux, consultez son état physique, ses dispositions morales ; respectez les jours néfastes ; ne l'importunez pas de vos désirs dans ces moments d'agacement nerveux où l'âme est triste et les sens sont peu disposés au plaisir. Lorsque vous voyez indifférence et répulsion, soyez assez sages pour remettre à plus tard. N'obtenez jamais de force et brusquement ce qu'on vous refuse ; car, prenez-y garde ! la Femme, irritée^ peut aller chercher aux bras d'un amant ce qu'elle ne trouve pas dans son mari. Réfléchissez-y, messieurs, ce point mérite toute votre attention.

te Soyez toujours aimables auprès de vos femmes ; provoquez avec douceur et tendresse l'éveil de leurs sens endormis ; charmez d'abord leurs oreilles par* les notes harmonieuses du langage d'amour ; employez simultanément les excitants de l'âme et du corps, et quand vos caresses et vos délicieux préludes auront dissipé l'indifYérence et allumé leurs désirs, oh ! alors vcius n'aurez plus h vous plaindre de leur froideur. » (Ibido^m.)

S '3. — Conseils aux Femmes.

Cl L'Homme aime à voir son bonheur partagé, ses jouissances vénériennes s'augmentent de celles qu'éprouve la Femme, et, lorsque l'ivresse du plaisir la saisit en môme temps que lui, il semblerait que la vie lui échappe et s'éteint au milieu des plus douces voluptés.

(( Si l'on rencontre des femmes trop amoureuses, il y en a beaucoup plus qui pochent par l'excès contraire, et mettent une indifférence, une frigidité dans l'accomplissement du devoir conjugal, à glacer un mari qui en est quelquefois intérieurement scandalisé. Pour peu que cela se renouvelle, celui-ci va chercher aux bras d'une maîtresse le désir amoureux qu'il n'a pu trouver chez sa Femme. De là, l'éloignement, l'abandon, les reproches, les chagrins, les

LE MARIAC^E. :vi'

brusqueries et tous les désordres qui s'ensuivent.

L'Homme est brutal, c'est vrai ; sans s'inquiéicM' de rétat physique et moral dans lequel peut se trouver sa femme, il veut, il exige qu'on lui accorde ce qu'il désire. Un refus ferait naître sa mauvaise humeur et parfois un orage !

<c O Femmes ! suivez ces conseils : Cédez aux besoins de votre mari pour mieux vous l'attacher. Malgré votre aversion momentanée pour les plaisirs qu'il sollicite, efforcez-vous de le satisfaire, agissez de ruse et sinxulez le spasme du plaisir : cette innocente supercherie vous est permise lorsqu'il s'agit de s'attacher un mari. Croyez-moi, accordez de bonne grâce et sans hésiter ce qu'on exigerait de force. Vous le savez, hélas ! l'Homme, embrasé de désirs, est fougueux, parfois brutal ! Ayez le bon esprit d'éteindre dans vos caresses les ardeurs de cette fièvre génitale : c'est le seul moyen de vous débarrasser de ses importunités. » (Loco citato.)

SECTION Vin.

CAS DE NULLITÉ DE MARIAfiE. — SÉPAliATIOX DE

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