CL
relation b = r j> '^ téléphone est muet ou bien le son passe au moins par un minimum facile à
Fi g. 5
percevoir et à fixer. On dispose l'appareil de résistance r sur la branche AM ; sur l'autre branche AN, on intercale une boîte de résistance dans laquelle on débouche une certaine résistance R connue. Les liaisons accessoires ?i\J, rA, RA, RN sont constituées par de gros fils de cuivre de résistance négligeable. Les deux autres branches du pont MG et GN sont constituées par un fil unique de platine iridié tendu sur une
CONDUCTANCE ET CONDUCTIVITE DES LIQUIDES 45
règle en bois, longue d'un mètre et graduée en millimètres. Un curseur C (relié à B) peut glisser sur le fil et délimiter à volonté les deux portions» et b. En un mot, le point C du schéma est mobile.
Tout élant disposé, on applique d'une main le téléphone à l'oreille et, de l'autre, on fait mouvoir le curseur sur le fil jusqu'au moment où, par tâtonnement, on a trouvé le point pour lequel le téléphone est muet ou présente le son minimum. Avec un peu d'habitude, on ï\:iQ le point G à moins d'un demi-millimètre près : on lit maintenant sa position sur la règle et on connaît ainsi les longueurs a et h.
En général, le fil MCN n'est pas suffisamment homogène pour qu'on puisse considérer sa résistance comme rigoureusement proportionnelle à la longueur, il est facile de le calibrer en mettant d'abord une autre boîte de résistance à la place de r. A chaque longueur a (millimètre) lue sur la règle correspond ainsi une longueur corrigée a telle que le rapport que nous avons appelé
plus haut 7- soit éoral à ,. Une fois le
fil calibré, Féodalité v^ = ? donne exac-
lement la valeur r de la résistance cherchée.
On répète ordinairement la mesure de r trois ou quatre fois en débouchant différentes valeurs deR.
La température exerce une grande influence
40 CONDUCTIBILITE DES ELECTROLYTES
sur la résistance des éleclrolytes, aussi pendant la durée des mesures, le récipient qui contient le liquide est plongé dans un thermostat dont la température est réglée à — de degré près.
L'expérience montre que le minimum téléphonique est plus facile à fixer qcjand les électrodes sont recouvertes de noir de platine (électrodes platinées) que si elles sont formées de lames de platine blanc et poli. On platine les électrodes par électrolyse avec une solution d'environ 3 Vo de chlorure de platine du commerce à laquelle on ajoute ,-^- de son poids (^) d'acétate de plomb. L'électrolyse dure environ cinq minutes pour chaque électrode, avec une f.é.m. de 4 volts et en réglant le courant jusqu'à ce qu'on voie un faible dégagement gazeux. Le platinage terminé, on lave un grand nombre de fois les électrodes avec de l'eau tiède.
Conductivité /- de quelques éleclrolytes, à 18°. — Dans les tableaux suivants, p désigne le poids de corps anhydre dissous dans loo grammes de solution, m, le nombre d'équiv.-gr. contenus dans un litre de solution.
Nous avons rassemblé, dans ces tableaux, des données relatives à plusieurs éleclrolytes caractéristiques, ce qui va nous permeltre de tirer quelques conclusions générales.
(1) Poids de la solution.
CONDUCTIVITK DE QUELQUES KLKCTROLYTES 47
ConductirUé </. de quelques êleclrohilcx, à 18°
HCl
HNO3
7,3oo
ii,3o3