Tous les animaux vertébrés ont un
squelette intérieur: les insectes et les crustacées Font à l'extérieur de leur corps sous forme de test, d'écaillé, ou de coquille. Les mollusques en sont entièrement dépourvus.
36. Le tissu et la consistance des os varient , non seulement dans les divers animaux , mais encore dans les différens os d'un même animal.
87. Les os des insectes ne prennent leur dureté complète que lorsque ces animaux ont acquis leur dernière forme. Il y a même des animaux dont le squelette reste toujours cartilagineux. Les crustacées changent toutes les années leur test ou écaille.
38. Il n'y a point d'êtres dans le règne animal dont les os du crâne se réunissent aussi tard que chez l'homme , et dont les dentâssoient si lentes à sortir des gencives.
LOIS PITÏSÏOLOGIÔUES. 107
L'homme est également celui qui exige le plus de temps avant de pouvoir se soutenir sur ses pieds , et de parvenir à l'âge de puberté : comme aussi il n'y a aucun mammifère, comparativement au volume de son corps, qui ait une existence vitale plus longue que celle de l'homme.
3g. Tous les os commencent par être gélatineux ; ils passent ensuite à l'état fibreux ou cellulaire; puis ils deviennent cartilagineux, et en dernier lieu calcaires.
4o. Le tissu osseux est le résultat de l'union organique et intime des vaisseaux , des nerfs, d'une substance gélatineuse, et de quelques sels à base calcaire et magnésienne (i).
4i- La quantité de phosphate calcaire
(i) Le mot organique que Tauteor emploie ici prouve assez qu'il ne partage pas l'opiniou de ceux qui regardent les sels calcaires et magnésiens qui entrent en grande partie dans la composition des os , comme déposés simplement dans les aréoles de leur tissa
qui entre dans la composition des os , est en raison directe de l'âge ; tandis que la flexibilité des os , leur élasticité , ainsi que leur énergie vitale, y sont en raison inverse.
4^. Les os plats s'ossifient du centre à la circonférence en rayons divergens ; et les os longs en trois points divers, c'est-àdiré dans leur milieu et dans leurs deux extrémités.
43. Les os commencent toujours par durcir dans les parties où ils doivent avoir le plus de résistance.
44-Qtiatid les fibres osseuses d'un centre d'ossification se touchent dans toutes leurs
cellulaire primitif, ce qui donnerait au système osseux une espèce de nature inorganique ; mais notre auteur croit au contraire que l'ossification est ie résultat d'ua vrai ti'avail vital et physiologique. Le professeur Mojon a déjà émis dans plusieurs de ses publications l'idée ferme que tout ce qui appartient à la structure d'un animal est toujours organisé, c'est-à-dire le résultat d'un fiisiis formativus, d'une puissance organisatrice de la matière vivante.
Le Trad.
parties avec celles des autres centres les plus rapproches, les os ne sont alors plus sépares que par des sutures qui peuvent s'effacer plus ou moins promptement.
45. Le temps que les os emploient à acquérir leur dernier degré de consistance est en raison du temps nécessaire à l'entier accroissement de tout le corps.
46. La texture du système osseux en général, et plus particulièrement celle du crâne , est plus solide et plus serrée dans l'homme que dans la femme, chez laquelle les autres tissus organiques sont également moins fermes et moins solides.
47. Il n'y a aucune surface osseuse d'une articulation mobile qui ne soit recouverte d'un cartilage , et qui ne soit humectée de synovie, pour faciliter le glissement d'une surface sur l'autre.