‹ Lois physiologiquesChapitre 23 sur 44 · Le système osseux sert de point · texte numérisé non relu

Le système osseux sert de point

d'appui et d'attache à plusieurs parties du corps; il en détermine la grandeur, les proportions et les formes. 11 renferme et Hëfend quelques viscères, et il soutient la machine entière ( i ).

49. Quand l'homme approche de la vieillesse , ses membranes commencent à devenir cartilagineuses ; les cartilages s'ossifient; les os prennent plus de solidité; et leurs sutures disparaissent ; la peau devient sèche et se ride; la transpiration diminue ; la force des muscles se perd par degrés, et les mouvemens deviennent lents et difficiles; les liquides forment des concrétions particulières ; le sang veineux est plus abondant que l'artériel ; la circulation des fluides se fait lentement, la digestion devient lente et pénible; les

(i) Classe I, ordre u, genre m : mouvemens volontaires , lois 77, jusqu'à la 8 3*=.

organes principaux de la génération sont inactifs; la voix devient cassée; les sens sémoussent; la masse cérébrale se dessèche; la mémoire se perd; l'intelligence fléchit; les cheveux blanchissent et tombent , ainsi que les dents ; le visage se déforme par des rides plus ou moins profondes ; les yeux perdent leur éclat , et le corps se voûte; l'âge de la décrépitude survient, et la mort arrive , comme la der-^ nière conséquence des actes de la vie.

5o. La mort ne doit être envisagée physiquement que comme le commencement de la métamorphose d'un être organisé en un autre, comme une suite nécessaire de la puissance organique de l'univers.

5i. Chaque être vivant a sa manière particulière de mourir, comme il a sa manière de vivre.

52. Dans la mort sénile, les extrémités meurent sensiblement avant le tronc; la circulation du sang cesse dans les parties les plus éloignées du cœur , pendant qu il bat encore.

53. Quand la femme a outrepassé un certain âge, elle vit ordinairement plus long-temps que l'homme.

54- Du moment qu'un animal a cessé de vivre , ses parties constituantes éprouvent une altération spontanée qui suit les lois des affinités chimiques. La somme des forces qui tend à la combinaison de l'azote avec l'hydrogène , de l'oxigène avec l'hydrogène, du carbone avec l'oxigène, et de l'hydrogène avec le carbone, le soufre et le phosphore, est plus grande que la somme des forces qui retiennent ensemble ces substances en combinaisons quaternaires. Enfin, la nature se sert delà pu-

tréfaction pour ramener tout ou partie du cadavre à une réorganisation vivante sous d'autres formes.

HENRE SEPTIÊMI::.

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