DE LA CALORIFICA-TION
De la chaleur animale en général; de ses rapports avec la respiration, la circulation, la digestion, l'inervation , etc. — Degré de chaleur animale, individuel chez l'homme et chez les animaux : de la chaleur du sang artériel et du sang veineux. — Causes qui peuvent augmenter on diminuer la chaleur animale, etc.
I. Tout être vivant jouit d'une temperature qui lui est propre, indépendante des dispositions t h ermome triques de l'at-
mosphère, et des corps qui Fenvironnent.
^. La chaleur animale commence avec la fécondation du germe, et cesse avec la vie.
3. La chaleur animale est en raison composée de la capacité de l'organe respiratoire, et de ses rapports avec le système vasculaire , ainsi que de la quantité et pureté de Tair inspiré. Elle croît aussi en raison de la fréquence et de l'extension des mouvemens respiratoires , circulatoires, digestifs et musculaires ; de sorte que toutes les causes capables d'activer les fonctions organiques ou de vie interne, activent de même la chaleur vitale. Cette augmentation est constamment dans la proportion exacte d'un effet à sa cause.
4. Dans l'hoinme adulte, la chaleur animale est habituellement de trente-deux à
trente-quatre degrés du thermomètre de Rëaumur.
5. Les oiseaux ont huit à dix degrés de chaleur au-dessus de celle des mammifères. Chez les amphibies , les poissons, et quelques insectes, la chaleur animale va en diminuant. Les molusques, les crustacées et les vers occupent le dernier degré dans cette progression décroissante.
6. La chaleur du sang artériel est presque uniforme dans toutes les parties de l'animal , quel que soit leur éloignement des poumons.
y. La capacité du sang artériel pour le calorique est à celle du sang veineux comme onze et demi est à dix.
8. La circulation du sang , et les changemens qu'il éprouve en parcourant les différentes parties de la machiné animale,
entretiennent le même degré de chaleur dans tout le corps.
g, La sensation de la chaleur ou du froid que nous éprouvons est en raison de notre température du moment , et de la rapidité ou de la lenteur des irradiations calorifères qui nous traversent dans un temps déterminé.
lo. Les irradiations calorifères sont accélérées par l'accroissement de la chaleur vitale, et par l'augmentation du refroidissement extérieur.
ï I . Le sommeil et toutes les causes débilitantes, telles que la faim, l'inaction, les sécrétions, les évacuations, la ligature ou la compression des nerfs, etc. , diminuent la chaleur animale (i).
(i) J^qX' classe i, ordre ir, genre i, lois 65, 66 et 67.