De toutes les sensations , Taudition
» à imiter la parole ; et l'on aurait mille exemples à citer de l'ins- » tinct des oiseaux. , si quelqu'un s'était donné la peine d'en re- » cueillir les particularités. Il y a même quelques insectes qui pa- » raissent sensibles aux impressions de la musique. Le fait de » Taraignée qui descend de sa toile, se tient pendue à un fil au- » dessus d'un instrument, tant qu'on continue à en jouer, et re- » monte à sa place lorsque le son a cessé, en est une preuve évi- » dente. On prétend encore que les dauphins et les phoques appro. » chent des vaisseaux , lorsqu'en temps calme on y exécute une " musique bruyante , etc. » Mémoire sur l'utilité de la musique , tant dans l'état de santé que de maladie, par B, Mojon. Paris i8o3 .
Le Trad.
et la vision sont celles dont le souvenir dure plus long-temps ; elles sont aussi les seules qui donnent les idées du beau et du sublime (i).
4o. L'audition nous aide à juger plusieurs conditions des corps; tels que leur nature, leur volume, distance, direction, mouvement et harmonie.
4^» Il y a des rapports très-prononcés entre l'audition et la parole. La surdité absolue de naissance cause toujours le mutisme,
4^. L'appareil de l'olfation réside dans la membrane muqueuse qui tapisse la cavité des narines.
43. Tous les animaux à sang rouge et qui respirent par le moyen des poumons ont l'organe de l'olfation situé sur le pas-
(i) Vqy. ord. ii, gen. i, loi 6.
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sage de l'air. On voit par là que l'odorat est lié à la respiration puisqu'il est destiné à reconnaître, jusqu'à un certain points les qualités nuisibles de l'air.
44- La perfection et la délicatesse de l'odorat sont en raison de l'étendue de la menbrane pituitaire ; toutes choses égales d'ailleurs.
45. Pour bien saisir , et distinguer une odeur^ il faut que les molécules ou modifications odorifères d'un cor-ps , répandues dans Tair, ou dissoutes dans un menstrue convenable soient portées au contact de la menbrane pituitaire. Il faut de même que cette menbrane soit humectée d'une humeur propre à fixer les odeurs sur elle pendant quelque temps.
46. Lorsqu'une odeur nous est agréable, nous faisons des inspirations courtes et répétées, et nous fermons en même temps
la bouche pour que Tair inspiré puisse passer entièrement par les narines ; tandis quau contraire, nous respirons entièrement par la bouche, ou même nous arrêtons la respiration , lorsqu'une odeur nous déplait ou nous est nuisible.
47. Tous les mammifères , avant de goûter d'une substance quelconque , commencent d'abord parla flairer, car l'appareil olfatif est toujours plus ou moins en relation avec celui du goût. Effectivement, il y a bien souvent du rapport entre le plaisir qu'on éprouve à flairer une substance odoriférante et son innocuité ^ comme il y a à soupçonner quelque qualité nuisible dans un corps qui donne une odeur dégoûtante.
48. L'olfation a des rapports sympathiques très prononcés avec les organes génitaux; car souvent la seule odeur
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qu'ils exhalent suffit pour mettre un animal en rut.
49. La langue, dans le plus grand nombre des animaux, est l'organe principal du goût.
50. La perfection du goût est en raison de la quantité des ramifications du nerf lingual , de la mobilité de la langue et de la ténuité , de la souplesse et de l'humidité de la menbrane qui la tapisse.
5 1 . L'organe du goût est constamment placé à l'entrée du canal digestif, malgré les nombreuses modifications qu'il présente chez les différents animaux.
52. Une substance quelconque n'a de saveur qu'autant qu'elle est soluble à la température ordinaire de la salive. Il arrive de là que tous les corps entièrement insolubles sont insipides.