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Tous les mammifères à sabots et à cornes sont herbivores

I o. La faim et la soif sont deux sensations instinctives qui nous avertissent du besoin qu'a notre corps de matériaux pour* croître jusqu'à un point déterminé, et du besoin de réparer les pertes continuelles produites par le mouvement vital.

Ces deux sensations sont plus ou moins impérieuses, selon que le corps se trouve avoir plus ou moins besoin de croître et de réparer ses pertes.

1 1 . La faim et la soif se font sentir, et se renouvellent quand l'estomac est vide : ces deux sensations sont plus impérieuses dans la première jeunesse que dans la vieillesse ; plus chez les gens qui travaillent, que chez les oisifs.

i^. Le froid extérieur et toutes les causes enfin qui accélèrent l'action digestive et nutritive^ rendent la faim plus intense; de même que toute cause d'une déperdition notable des fluides circulatoires, augmente la soif.

i3. La chaleur, le repos, les grande chagrins, ainsi qu'une joie vive, la vue de quelque objet dégoûtant, ou seulement

le souvenir de cet objet , la constipation du ventre, etc., diminuent la faim.

14. Les facultés intellectuelles, les forces musculaires , les sensations, la calorifîcation, les sécrétions, etc. se ressentent de la faim prolongée par un notable affaiblissement.

i5. Dans le premier âge de la vie, les forces digestives s'exercent bien plus vigoureusement que dans les âges suivans; aussi le besoin de la nourriture est-il bien plus pressant et revient-il plus souvent.

16. L'intensité de la soif est en raison directe du principe aqueux dans les sécrétions , et de la solidité et du degré de solution des substances alimentaires dont on se nourrit.

1 7. L'animal, en état de nature, est toujours entraîné par son appétit à choisir la substance alimentaire la plus propre à sa

conservation, il existe une relation constante entre la nature des alimens dont l'animal doit se nourrir, et les dispositions particulières de son système gastrique.

18. L'action de prendre les substances alimentaires s'effectue , soit par les mouvemens des lèvres, de la langue ou des mâchoires, soit à l'aide des membres thoraciques,ou de la trompe, selon les différens animaux : le mécanisme de cette action varie aussi suivant que les alimens sont solides ou fluides.

19. La forme des dents influe considérablement sur la digestion des substances que l'animal peut soumettre à la mastication.

2,0, L'éruption des dents, chez l'enfant, se fait entre la première et la quatrième année. Ordinairement les dents poussent par paires, jusqu'au nombre de vingtquatre. De la sixième à la septième anne'e;

les seize dents de lait , ou caduques , sont successivement remplacées par d'autres jusqu'au nombre de trente à trente-deux. Les dents de lait tombent en général dans Tordre de leur sortie des gencives.

21. La forme et la disposition des dents varient, dans les animaux, selon la nature des alimens dont ils se nourrissent.

22. Les dents chez les animaux carnivores sont recourbées, acérées et fortes, pour déchirer promptement et aisément les substances soumises à leur action.

Chez les frugivores, elles sont tranchantes, aplaties, et disposées de manière à couper les corps interposés aux deux mâchoires. Chez les herbivores et les granivores , elles ont une forme cuboide, apte à broyer aisément les alimens par leurs surfaces larges et inégales. Chez l'homme, qui est om-

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nivore, on rencontre ces différentes formes réunies.

2,3. La nature, la dureté et la dissolubilité des substances alimentaires sont en rapport non-seulement avec la configuration et la disposition des dents, mais encore avec la longueur, les plis, la dilatation, la force contractile du tube gastrique, et la qualité et quantité des sucs dissolvans qu'il contient.

2.^. La mastication a lieu par l'action des dents sur le corps alimentaire, et par le moyen du mouvement des mâchoires l'une contre l'autre, ainsi que par le mouvement de la langue, des joues et des lèvres.

^5. La déglutition des alimens est produite par l'action successive des muscles de la langue , de la cloison palatine , du pharynx et de l'œsophage.

26. Les alimens, avant d'être formés en bol , dans la cavité de la bouche , par l'action des joueset delà langue, sont coupés, broyés par les dents , et imbibés par la salive. Le bol alimentaire passe de l'arriërebouche dans le pharynx, traverse l'œsophage, s'imprègne du suc qui s'y sécrète continuellement et pénètre dans l'estomac par le cardia. Là il se dissout dans les sucs gastriques, et il se change en pâte chymeuse.

^27. Le chyme, à mesure qu'il se forme, traverse le pylore, arrive dans le duodénum, oii il se combine à la bile, aux humeurs pancréatique et duodénale, et se divise en chyle et en matière fécale. Ces deux substances se glissent ensuite tout le long du tube gastrique. Le chyle est absorbé, et les matières fécales mêlées aux

humeurs intestinales et excrëmentitielles , sont expulsées dehors.

28. Pendant le séjour des alimensdans Testomac, le cardia et le pylore se resserrent; l'estomac s'arrondit sans perdre sa forme conoide courbée ; il fait un mouvement de rotation sur lui-même, et ses parois sont ag itées par un mouvement continuel qui s'exerce utilement sur la pâte alimentaire qu'il contient. Ce mouvement péristaltique est commun à tous les intestins , mais à des degrés différens.

29. L'excitation qu'exercent les alimens sur l'estomac est utile à la confection de la pâte cliymeuse : elle apaise la faim, qui est remplacée par un sentiment agréable de calme général et de repos.

30. La force des parois gastriques est généralement en raison inverse du développement des organes masticateurs, et de

la facilité qu ont les alimens à être digérés.

3i. L'action des sucs gastriques sur les alimens , varie dans les différentes classes des animaux; ce qui dépend principalement de la nature de ces mêmes sucs et de la qualité de la nourriture.|

32. La force dissolvante du suc gastrique est en raison inverse delà somme des autres forces qui peuvent servir à la digestion des alimens.

53. Plus les substances alimentaires, soumises à la mastication, sont divisées et broyées, plus le suc gastrique agit sur elles énergiquement et promptement. La température propre de l'estomac augmente aussi Faction du suc gastrique.

34. Le suc gastrique des animaux carnivores est entièrement différent de celui des herbivores.

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