SCÈNE IV
KERVEN, HERMANN.
KERVEN, étonné.
M. Hermann Desrivières !
UERMANN.
Qui a bie • de la peine pour arriver jusqu'à vous.
KERVEN.
Si votre nom m'eût été c^nnu...
nERMANX, souriant.
Je ne serais pas arrivé du tout, n'est-ce pas ?
KKRvr.N, de même.
Oh!
UERMANN , s'assayant.
Je suis fatigué, et ce sera peut-être un peu long.
KERVEN, à part, allant prendre un siège. Eh bien ! c'est agréable !
HERMAIVN, regarclanl autour de lui.
Vous avez là un joli logement, ék'gant,reclierché !.. ces meubles...
KERVEN, à part.
Est-ce qu'il va faire mon inventaire ?
IIERMANN, assis.
Une belle vue!., le haut des Champs-Elysées, mais c'est loin du ceiiire de Paris.
KtftVEN, s'asseyant, avec impatience.
C'est trop près encore...
IIERMANN, moqueur. Je comprends... pour évitoi' les importuns.
KERVEN, avec iinpalience.
Puis-je savoir. Monsieur, ce qui me procure l'honneur de vous rerevoir chez moi ?
HERMANN
Monsieur , j'ai quitté Toidouse il y a peu de temps.
KERVEN, moqueur.
Pourquoi avez-vous quitté cette jolie ville , Monsieur ?
HERMANN, conlinuant.
Il y a trois jours que je suis de retour à Paris.
KERVEN.
Et pendant ces trois jours nous nous sommes rencontrés trois fois dans la même maison.
HERMANN
Ce qui prouve que nous avons grand plaisir à y aller, mais ne prouve pas que nous en ayons beaucoup à nous y voir.
KERVEN.
Oh ! pas du tout !
HERMANN
Je parierais même que c'est toul-à-faitle contraire, etjje ne suis venu que pour en causer avec vous.
KERVEN, étonné.
Comment ?
Qui, Monsieur...
KERVEN, qui était distrait jusque là, devient attentif.
Que voulez- vous dire ?
HERMANN
Que je suis venu, Monsieur, pour vous parler de la jolie veuve chez laquelle nous nous sommes rencontrés trois fois en trois jours, M" de Moranville.
KERVEN*
Abl