‹ Loiseau de proieChapitre 28 sur 31 · CHASSE DE NUIT · texte numérisé non relu

CHASSE DE NUIT

Emile, qui avait entendu M. Lucien prononcer : « Il est revenu! » ne douta pas. lui aussi, de qui il s'agissait.

Il courut en informer Payotte et, la voix étraniilée par l'émotion, il appela Janty et Georget.

— Il est revenu ! ... Il est revenu !

Tous les trois restaient plantés dans la coui atterrés.

Il était revenu!... Déjà!

Ils y pensaient comme s'il s'était agi d'un conquérant dont on avait gardé un effroyable souvenir, et qui passerait à nouveau sur le pays qu'il a ruiné pour achever de l'anéantir.

— Moi, affirma enfin Janty. jeneme suis méléde rien. Mais que le Morineau nous laisse tranquilles, sans ça je n'attendrai pas son coup de fusil, lié ! Je tire dessus.

— Chut ! fit le Georget.

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Tous les trois s'étaient retournés du côté de l'écurie.

Ils avaient perçu un bruit, comme la chute d'une pierre, et leur esprit était si plein de Morineau qu'ils se l'imaginèrent tout proche, arrivant ici dès sa sortie de prison pour assouvir sa vengeance.

La lune faisait de grandes ombres sinistres.

Emile empoigna le bras de Georget et chuchota :

— Qu'est-ce que c'est?

Ils s'approchèrent... C'étaient des rats qui, courant sur le toit, avaient détaché un morceau de crépi. Mais aussi, par là-bas, dans la campagne, tout proche ou très loin, il y avait Morineau, et c'était lui qui était présent partout.

Au moment de monter se coucher, la Payotte qui avait fini de ranger sa cuisine pria Emile de fermer la porte du vestibule.

— Monsieur Lucien est sorti avec Geofroy et Tanao. Il m'a dit de la laisser ouverte, répliqua Emile.

— Povre! fit la Payotte, moi je ne monte pas si elle n'est pas fermée.

— Tu veux peut-être que monsieur Lucien couche dehors?

— Hé bé, fit-elle résolue, je l'attendrai !

Emile haussa les épaules, méprisant, un peu gouailleur, et se retira.

Dans sa cuisine, la Payotte se sentait en sûreté. Elle y vivait depuis si longtemps, entourée du même décor de casseroles, de rôtissoires, de broches et de louches, qu'elle ne pensait même pas qu'elle aurait jamais pu vivre ailleurs.

Lhabitude d'un endroit, comme celle d'un pays, nous donne de l'assurance. Ici, portes et fenêtres ouvertes sur la nuit, elle était chez elle.

Les phalènes tourbillonnaient autour de sa lampe et dans la lueur qui se projetait au plafond : des moustiques apparaissaient, un à un, en promeneurs qui ne sont pas accoutumés à fréquenter ces lieux. Les seuls bruits étaient celui de l'horloge qui battait les heures et celui des ailes des papillons qui frôlaient les murs.

Pavotte faisait du crochet en somnolant. Elle dodelinait de la tête, plongeait en avant, se redressait, les paupières écarquillées, et puis les doigts continuant de s'agiter dans la laine et de jouer avec les aiguilles, les paupières se refermaient, la tête s'enfonçait encore, encore, s'inclinait, jusqu'à ce qu'un nouveau: ressac la redressât !

Ce fut la demie de dix heures qui, en sonnant, réveilla tout à fait Pavotte.

Elle crut entendre craquer le parquet du premier étage, rangea ses affaires, donna un coup d'oeil à sa cuisine, ouvrit sur le couloir...

Une porte de chambre venait de se fermer doucement.

^L Lucien était rentré.

Alors la Pavotte respira plus à l'aise.

Mais, au moment de monter, un scrupule lui passa par l'esprit : elle voulut s'assurer que le vestibule était fermé. Elle avança et...

La porte était ouverte, c'est-à-dire qu'elle était

restée telle qu'Emile l'avait laissée... le pêne non engagé !

Elle pensa que c'était M. Lucien qui avait oublié de pousser le verrou.

Et elle le poussa.

Elle n'était pas dans l'escalier qu'un doute l'arrêta.

Tout de même si M. Lucien n'était pas rentré?,,.

Cependant, en passant devant la chambre de son maître, elle tendit l'oreille.

Elle s'approcha et appela doucement :

— Monsieur Lucien?...

Un peu plus fort encore :

— Monsieur Lucien?

Comme on ne lui répondait pas, elle ouvrit la porte...

Et elle étouffa un cri.

Elle s'était rejetée en arrière, manquant de lâcher sa lampe.

Jeanne était debout dans la chambre, toute droite, les bras pendants, les joues blanches.

— Hé bé!... ânonna Payotte, qui n'en pouvait croire ses yeux... Ça, par exemple!...

Elle la regarda de haut en bas, faisant une moue, et suffoquée, furibonde, elle lui jeta :

— C'est toi qui es montée tout à l'heure? Jeanne eut une seconde d'hésitation, et comme le

mépris de cette femme la fouettait, elle répliqua sèchement :

— Oui, c'est moi!... Mais, ajouta-t-elle subite-

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ment radoucie, je ne vois pas pourquoi je me mettrais en colère. ïu as fait une supposition imbécile... Jai besoin de voir monsieur Lucien... Où est-il?

— Hé bé, ma povre Jeanne, haleta Payotte confondue. Qu'est-ce que j'allais penser? Je te demande pardon. Je suis une vieille « mitre », allons!... Tu veux voir monsieur Lucien? Je crois qu'il est à Fontarbon... Mais si c'est pour lui apprendre que Morineau est revenu, il le sait...

— Payotte, fit-elle, ne dis à personne que tu m'as vue! Qu'à lui... C'est compris?

Sans prononcer un mot, sans faire un geste, elle partit silencieusement.

La porte du vestibule ne grinça pas. Depuis qu'il y avait des rendez-vous d'amour au château, elle avait été huilée et tournait sur ses gonds sans une plainte. Dans la cour, les chiens n'aboyèrent pas, et cela frappa la Payotte qui, au premier étage, attendait cette explosion pour courir à la fenêtre et les faire taire.

Si les chiens n'aboyaient pas, c'est qu'il y avait longtemps qu'ils étaient habitués à ce manège.

— Ah!... Hé. bel soupira-t-elle, assommée par cette révélation.

Dans le potager, Jeanne se laissa tomber sur le remblai du fossé.

Pour le coup, c'était fini! Désormais tout le pays

saurait qu'elle avait été surprise dans la clianibrc de Lucien. Son père apprendrait la vérité...

Maintenant, elle aurait voulu la lui cacher, parce qu'elle tenait aux quelques belles heures de ses nuits, qui étaient les seules à quoi elle aspirait. Elle voulait être à liii^ près de lui... Elle aurait voulu s'évaporer pour qu'il la respirât et qu'elle fut en lui. Elle l'aimait à en devenir mystique...

Demain, le beau rêve qu'elle vivait tous les soirs s'effondrerait... Geofroy apprendrait la vérité. Lucien... Que ferait Lucien?... Mais qu'importait! Si Lucien avait, un jour, le courage de ne plus cacher qu'il l'aimait, pourrait-il empêcher qu'une pointe d'amertume se glissât en lui? Lorsqu'ils étaient ensemble, tous les deux seuls dans la chambre de Quatreloup, et qu'il la contemplait, elle sentait bien qu'il était tout à elle ; mais quand elle le rencontrait ailleurs, quand ils se retrouvaient devant un tiers, que la griserie des heures d'amour était passée, il avait des regards « véridiques » et elle se convainquait qu'elle n'était plus pour lui que « la petite Geofroy », ou la petite sœur inférieure, tendre et toujours prête à l'admirer.

Malgré que l'idée d'une séparation lui glaçât le cœur, elle préférait s'imaginer que Lucien finirait par lui avouer : « Nous avons commis une faute irréparable; ne nous entêtons pas à la prolonger. Séparons-nous. » Oui, elle préférait s'imaginer une telle séparation, plutôt que de se représenter toute une vie de dissimulation honteuse. Elle quit-

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terait Ouatreloup, son père, Gabriclle, tout! Il y aurait une grande coupure dans son existence. Elle fuirait en fermant les yeux, elle ne les ouvrirait que sur lautre rive ; elle ne regarderait plus autour d'elle ; elle serait pareille à ces vieillards qui ne voient plus rien de ce qui est, qui rappellent leurs souvenirs et qui ne s'attachent à ne pas mourir que pour continuer de repasser leur propre histoire... Lucien, elle ne le reverrait plus...

Mais où était-il, ce soir?

Payotte avait dit : « A Fontarbon! »

Il serait à Fontarbon?... Déjàî...

Elle se leva, et coupant par le court, elle marcha sur la maison de la Zine. Si Lucien était avec cette femme, elle ne crierait pas, elle ne se montrerait pas : elle disparaîtrait silencieusement, en personne sage, et elle irait jusqu'à Huzel où dormait, entre les joncs, une flaque d eau cjn'on disait n'avoir pas de fond et de laquelle les chasseurs ne s'approchaient pas, parce qu'un chien qui se mettait dans cette eau ne pouvait plus regagner la rive.

Il faut faire du chemin dans la lande, pour mourir proprement.

Tout à coup, elle s'arrêta, comme si elle était au bord de la fosse.

Des chansons lui arrivaient, scandées dun mar tellement de pieds sur le sol et d'assiettes sur la table.

Cela venait de Fontarbon.

Elle entendit la Zine qui criait : « Ho î Péricléro ! . . .

La goutte ! »

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Mais une autre voix éclata : « Alou ! . . . Laisse Péricléro tranquille! »

La voix de Michéou !

Et la Zine reprit :

— Dis donc, je suis chez moi, ici, mon garçon!

Alou!... Alou! ïu es chez toi, mais laisse

Péricléro ! . . .

La chanson recommença ; il y avait trois ou quatre hommes, et sûrement deux femmes.

\ oyons!... Lucien!.., ne pouvait pas être là, dans cette beuverie...

Elle avança, et tout à coup, devant elle, à dix pas, elle découvrit Lucien qui venait de se retourner.

Elle étouffa un petit cri... Elle entendit :

— Qu'est-ce qu'il y a, monsieur Lucien?... Son père!...

Sans réfléchir, perdant la tête, elle fit volte-face et s'enfuit.

— Hé! so que se passât? demandait Tanao qui s'était glissé jusqu'au chemin.

— Tais-toi. fit Lucien.

Mais Geofroy prononça fermement :

— C'est... c'est lui!

Et, transporté de colère, il cria par deux fois, de toutes ses forces :

— Oh ! Michéou ! . . .

La chanson s'était interrompue dans la maison de Fontarhon.

Une bousculade et, aussitôt, une silhouette apparut

dans le cadre lumiDeux de la porte. D'autres ombres surgissaient.

— Michéou ! arrive. . .

Le petit Michéou ne fit qu'un saut.

— La canaille est là. mon garçon! chuchota GeofiOY, L'est parti par ici!

Lucien ne bougeait pas. stupéfait, s'efforçant de se persuader qu'il n'avait pas rêvé, qu'il avait bien vu Jeanne!... D'ailleurs lui seul pouvait l'avoir aperçue. Tanao et Geofrov étaient dans le fourré. . . Mais était-ce bien Jeanne?...

Il essaya de calmer Geofrov; pourtant l'appel avait été lancé et puis Michéou, qui avait ba, voulait montrer à Morineau qu'on faisait bonne garde.

A tout hasard, Lucien dit :

— A gauche du chemin.

Or l'ombre avait filé dans le chemin et peut-être à droite.

— Prends par là, toi ! commanda Geofrov à Tanao. Il plaça Michéou dans le chemin et tous les quatre

partirent.

— C'est vous qui l'avez vu. monsieur Lucien? demanda Michéou en marchant.

— Oui. mais... fit Lucien à voix basse, je ne crois pas que ce soit Morineau.

— Hé bé, dans ce cas... quoi ! Ça n'est pas la peine de courir.

— Chut! Je ne crois pas que ce soit Morineau, voilà tout. Passe à droite. Moi, je suis le chemin.

Au bout d'un instant. Michéou eut un « han! » de

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surprise. Il y avait une ombre qui se dissimulait derrière un arbre. Il s'approcha et à trois pas il reconnut Jeanne.

— Té, fit-il à mi-voix, mademoiselle Geofroy qui cherche des « pinatons » !

Elle joignit les mains.

Lucien, qui n'entendait plus marcher Michéou, arriva sur eux, et, reconnaissant Jeanne, il lui demanda rageusement ce qu'elle faisait ici.

— Ah! je ne sais pas, gémit-elle en lui posant la main sur le bras; je ne sais pas! Je suis entrée dans ta chambre, je ne t'y ai pas vu, je t'ai attendu, et voilà que Payotte est entrée...

— Payotte est entrée?

— Oui, et... elle m'a dit que tu étais à Fontarbon. Moi, j'ai perdu la tête... Je voulais te voir, je suis venue.

— Mais, malheureuse, comment es-tu sortie de chez toi? Ton père est là !

— Je sais bien que mon père est là ! Que veux-tu?. .. Je le croyais couché...

A ce moment ils s'aperçurent que Michéou les épiait, et ils s'arrêtèrent de parler, mais le droulât, ayant compris qu'on se taisait à cause de lui, s'éloigna.

— Tu vas rentrer tout de suite, tu entends?... Tout de suite, ordonna Lucien. Geofroy ne reviendra pas avant une demi-heure chez vous, tu as le temps d'y être.

— Et... fit-elle, nous ne nous verrons pas ce soir?

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— Non.

Elle laissa retomber ses bras. Rentrer, être ou n'être pas surprise, que lui importait, vraiment?

Elle se retourna vers Michéou et lui dit presque à haute voix, d'un accent désolé :

— Adichas. Michéou I Et elle lui tendit la main.

Mais Michéou, qui s'éloignait déjà, ne s'arrêta pas. Lorsqu'ils rejoignirent Geofroy, Michéou lui jeta négligemment :

— Tu n'as rien vu?

— Non, fit Geofrov. n'empêche que j" voudrais tout d'même ben savoir qui qu'était la !.. . Demain matin tu viendras avec moi relever les pas.

Avant de se retirer, Geofroy dit à Lucien :

— J'iui frai de la morale, au droulàt!... \ous voyez où qu'il se fait prendre mesure de son habit?...

Mais le lendemain, bien avant h aube, Michéou était aux environs de Fontarbon et, les pieds dans de vieilles chaussures, hors d'usage, trop grandes pour lui. il écrasait les traces des petites espadrilles de Jeanne, celles cjui descendaient du château, et celles qui fuyaient Fontarbon, et il se rabâchait que c'éUut son amour qu'il efTaçait ainsi, en silence, par cette claire matinée parfumée...

Quand il s'en fut chez Geofroy. il n'y avait plus rien derrière lui. rien! Mais il était las comme un vieillard qui, s'abusant sur ses forces, a cru qu'il pouvait accomplir des prodiges sans se fatiguer et qui en a trop pris.

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Enfin, on l'avait vu!

Ce fut Geofroy qui l'avait rencontre le premier.

Morineau, en habits des dimanches, s'était planté au milieu de la route, les jambes écartées, les mains dans les poches, le béret rejeté sur la nuque et lui avait crié, à toute gueule :

— Bonjour, le vendu! Y'ià c< la canaille » qu'est de retour!... Tu t'attendais point à la çeiir de même, cn^ourp... Les poucettes n' la génont plus, mais c'est pas d'ta faute, ni à toé, ni à ton maître!...

Il eut un regard circulaire pour s'assurer qu'ils étaient seuls, et les mains plus profondément enfoncées dans les poches, il ajouta, la voix menaçante :

— Y a qu'ça d'embêtant!... Faut qu'tout s'paye! Et tout s'payera, j'te l'promets!

Geofroy ne s'était pas départi de son calme, mais comme Morineau lui barrait le passage, il s'était arrêté à deux pas de lui, le dévisageant de si près qu'il avait frémi du besoin de commettre un meurtre.

— C'est entendu, fit-il. Ça s'payera!... Geofroy éleva lentement une main, de même que

si, traversant un fourré, il avait écarté une branche.

Et, sans un mot, il passa.

Cependant, en rentrant à Quatreloup, il avait confié à M. Lucien :

— C'qu'il a dit, il le fera... Moé, maintenant, j'suis comme Michéou et j 'pense que quand y a une bête

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puante dans un pays, pour l'empêcher de faire du dégât, faut...

D'un geste, il se fit comprendre,

Lucien ne répliqua pas.

Dans la journée, on apprit une nouvelle invraisemblable.

Morineau avait accosté Michéou et lai avait parlé pendant plus d'une heure, aux environs d'Ardanne, entre Ardanne et Fontarbon. Tanao. qui gemmait en compagnie de Péricléro, les avait vus, et Faroulet aussi, et d'autres gars.

On guettait Michéou pour savoir ce qu'ils s'étaient dit, mais ce ne fut que le soir, un peu avant le dîner, qu'il apparut.

Il avait son petit sourire de traqueur qui a réussi un de ses coups.

Lucien le fit monter dans sa chambre :

— Alors?

— Hé bé, alors, c'est Morineau qui m'a rencontré dans la lande d'Ardanne. (31i! maintenant, nous sommes bons amis! Il m'a juré qu'il voulait tout oublier, que nous étions quittes... et tout le temps comme ça. A la fm, il m'a tendu la main... Hé, bé! boundiou!... je ne Lai pas refusée!

Il riait, content de sa comédie.

— Il m'a dit : « \ en a qu'un à qui j'en veux, tiens! C'est à Geofroy ! A lui!... oui! u j'y en veux! »

Le droulât se mit à rire.

— Ah! si vous croyez que je me laisse prendre!

» Ça ne fait rien, reprit-il, le principal, c'est de s'amuser, n'est ce pas? Et on va s'amnser!

— Pas de blagues, mon petit Michéou, tu sais?

— Pas de blagues, non, monsieur Lucien! Pas de blagues 1 II ne faut même pas que je paraisse jouer un beau tour! Et voilà que pour tout le monde je vais avoir l'air d'être frère avec la canaille. Que je vais m'amuser!,.. Je me sens revivre tout à fait, tenez...

Mais tout à coup, sur le lit de M. Lucien, quelque chose attira ses regards.

C'était un fichu de Jeanne et le malheureux garçon crut si bien qu'elle était ici qu'il fit des yeux le tour de la pièce.

Il marmonna encore : « Oui, je me sens revivre tout à fait... »

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