‹ Lombricose à forme typhöideChapitre 12 sur 16 · DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

C’est surtout avec la fièvre typhoïde que l’on peut confondre la typho-lombricose. Il suffit d’ailleurs de se rappeler les symptômes communs aux deux affections pour comprendre que la confusion peut exister, au début du moins. La céphalalgie, les convulsions chez les enfants, les épistaxis, l’'anorexie. et la diarrhée, le ballonnement du ventre, le gargouillement et la douleur de l'abdomen, la toux nerveuse, la stupeur enfin et l’état typhique appartiennent aux deux maladies. |

Mais la marche anormale de la température dans la lombricose est loin de présenter l’ascension, le plateau et la descente si caractéristiques de la fièvre typhoïde.

L'aspect étalé de la langue, qui ne tremble pas, d'absence complète de taches rosées lenticulaires, :

PT la douleur généralisée à tout l'abdomen, comme le gargouillement ; l'absence de tout signe du côté des poumons, de la rate, des reins, les modifications pupillaires et les troubles salivaires feront penser à la lombricose à forme typhoïde.

Mais jusqu’au moment où l’administration du traitemen anthelmintique aura amené: une rapide amélioration il sera permis d’hésiter entre lombricose et fièvre typhoïde d’une part; entre typho-lombricose et iombricose coïncidant avec une fièvre typhoîde d’autre part.

I1 serait facile, dans ces cas difficiles, d'essayer le traitement par la santonine ; si la défervescence est brusque, c’est bien de la lombricose à forme typhoide qu’il s’agit.

La découverte récente du séro-diagnostic et son application à la fièvre typhoïde viendra apporter un criterium sûr, facile et prompt dans les cas douteux. Nous ne voulons pas rappeler tout au long les travaux universellement connus de M. Widal. Disons seulement que le 18 juin 1897, à la Société médicale des hôpitaux, M. Jasser a présenté une statistique concluante pour l'avenir du séro-diagnostic. Sur 200 cas où le diagnostic pouvait être discuté, au premier examen du malade, la réaction de Widal fut positive dans 112 cas, où il s’agissait vraiment de fièvre: typhoïde. Dans 86 cas, elle fut négative ; dans les deux autres cas, la réaction fut moins nette, témoignant d’un état typhoïde latent et atténué. On aura donc, dans la découverte de Widal, un guide pré-

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