TRAITEMENT
Que la lombricose affecte telle ou telle forme, il est évident que le traitement anticausal, donc anthelminthique, reste le même. Aussi nous éviterons de répéter ce qu'ont écrit avant nous à ce sujet des auteurs plus savants. La santonine, le semen-contra, sont les substances qui ont paru posséder le pouvoir le plus énergique, le plus prompt comme vermifuge antiascaridien. Nous aimerions rappeler pourtant que les lombrics ne deviennent sensibles à l’action du médicament que lorsqu'ils ont atteintl’âge adulte. Or, après l’ingestion d’embryons inégalement avancés dans leur développement, se fait l’évolution successive des ascarides, et l’on n'obtient, quand on administre un vermifuge, que l'expulsion, des parasites aptes à subir l’action anthelminthique. Chaque prise de santonine amène l'évacuation des lombrics et la disparition des œufs dans les matières
æ A0 "2 fécales. Ceux-ci reparaissent ensuite, rares d’abord, puis nombreux de plus en plus; il faut s’y reprendre à deux, trois et quatre fois pour guérir la lombricose il faut, par intervalles, examiner les selles, il faut, comme dit Chauffard, du temps, dela patience, de la méthode.
, De plus, pour prévenir les accidents graves qui peuvent se déclarer dans le cours de toute lombricose, et pour les conjurer, s'ils se sont montrés, nousajouteronsune médication antitoxique que nous
semble dicter notre théorie del’intoxication.
Nous conseillerons de faciliter l'évacuation des matières contenues dans le tube digestif, à l’aide de purgatifs, et de réaliser’ l’antisepsie stomacale et intestinale à l’aide des médicaments préconisés par le professeur Bouchard, nous voulons parler du naphtol, du salicylate de soude etde bismuth, de liodo-— forme, du charbon. Enfin, nous donnerons le lait de façon à favoriser la diurèse et l'élimination par le rein des principes toxiques accumulés dans l’orga-
nismé
Telles sont les quelques modifications que nous
voulions ajouter au traitement.
Il est en sommefacile de se débarrasser des ascarides lombricoïdes, ilest quelquefois moins facile de diagnostiquer leur présence chez les populations négligentes: il est en tout cas fort important au point de vue de l’hygiène que les médecins combattent cette indifférence dont les campagnards surtout sont
Ar us coupables vis-à-vis la lombricose, et partant de luttér contre la propagation de ce parasite.
L'hygiène et surtout l’hygiène de l’alimentation apportera le remède. La coction soignée des aliments, la filtration des eaux potables ont déjà fait presque disparaître l’helminthiase dans les grandes villes. Il n’en est pas de même dans les campagnes.
Le pauvre, par le fait de la misère physiologique reste un terrain de culture si favorable à tous les animaux pathogènes!
C'est aux lois à changer l’état actuel de notre régime social ! On discute sur le régime alimentaire et nos impôts frappent d’abord les objets de première consommation. On crie au pauvre de se relever dans la société et toutes nos lois accablent le père de famille en l’écrasant d'impôts proportionnels au nombre de ses enfants !
Mer