‹ Londres, Hampton Court et WindsorChapitre 10 sur 44 · LA CITE · texte numérisé non relu

LA CITE

S.VI.NT-FAII.

remplir une chaire de mathématiques ou d'astronomie. Mais lai.ssé maître de reconstruire la ville, il la remplit de son architecture de mathématicien, et Saint-Paul, son chef-d'œuvre, n'est qu'un problème résolu. Chose curieuse, si on lui laissa toute liberté de reconstruire et de restaurer comme il l'entendait, on ne suivit pas ses plans pour le tracé des rues, la ville fut rebâtie à peu près

i'iidto Dfiir.

Saint-Paul.

sur le plan ancien et tous les noms furent conservés, comme celui de la cathédrale de Saint-Paul.

C'est de la Tamise qu'il faut voir cet édifice, grandiose mais sans àme, (lui n'a hérité de la vieille cathédrale que sa magnifique situation. Rien à vSaint-Paul ne peut nous émouvoir. Les tombeaux classiques contribuent à l'irré.sistible impression de froideur et de vide ampoulé que donne l'immense nef. On peut regarder à l'extérieur les clochetons étranges qui dominent le porche, on les reverra cent fois répétés à Londres et dans le reste de l'Angleterre. L'architecture italienne de la Renaissance s'était logique-

LOXORES

ment défaite de toute influence gothique, mais un repentir singulier \-oulut en Angleterre qu'on tâchât d'imiter en style classique les formes gothiques; c'est ce qui déparera toujours les constructions de Wren et de ses élèves, à Londres, à Oxford et ailleurs.

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Chœur de Saint- P.iul.

C'est Christopher Wren qui a fait du centre de Londres une ville non sans originalité mais sans charme. Ses clochers partout répétés en vingt églises semblent proclamer partout la mort de l'ancienne foi et l'Évangile de l'ennui. Mais comment en aurait-il été autrement dans le pays qui avait ^•u démolir jusqu'aux simples croix comme vains ornements, brûler par la main du bourreau le Livre des Sports, un manuel de jeux, comme une luuvre séditieuse, et qui avait lu les anathèmes des puritains contre tout ce que la Renaissance anglaise

LA TOL'R

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