I.A CITK
SAINT-l'ALL
avait le plus aimé, le théâtre et la musique ? Il fallait des temples, on les fit froids et nus, sépulcres blanchis à l'intérieur, noircis à l'extérieur par la fumée de charbon, qui retombe sur eux depuis deux siècles. Dans le même style furent rebâtis les halls des corporations, les grands édifices publics. Londres s'étendit en portiques alignés par milliers, comme on les construit encore, en variant seulement les dimensions, qu'il s'agisse d'une fabrique de biscuits, d'une société d'assurances, d'une banque ou d'une maison particulière.
Intérieur de Saint-Paul.
C'est pour cela qu'il faut chercher, comme nous l'avons dit déjà, le pittoresque de Londres dans les docks ou sur la Tamise, et dans les parcs.
Ce n'est pas qu'il ne reste à Londres quelques édifices anciens intéressants, ceux-là mêmes que nous avons mentionnés dans ce chapitre, mais après l'incendie on avait pris l'habitude de rebâtir, de restaurer, on continua de rebâtir et de restaurer sans mesure. C'est ainsi que Saint-Bartholomevv, l'éghse du Temple. Saint-Saviour dans Southwark, Saint-Giles dans Cripplegate ont été refaits. Il ne reste pas un monument, touché ou non par l'incendie, qui n'ait subi l'atteinte plus dangereuse des architectes. Ce ne fut pas W'ren lui-même, mais les élèves de Wren qui surélevèrent les tours de l'abbaye de Westminster et ce fut bien souvent aux élèves de Wren, qui n'avaient même
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pas la science du maître, que Londres fut livré. Puis Wnrent ses successeurs. ses imitateurs et enfin vers 1840 une nouvelle mode d'imitation, la mode néogothiqae. se répandit.
Sans doute l'architecture française, du xvi*^ au xrx^ siècle, n'a eu en réalité qu'un style dérivé du classicisme, mais elle a su garder son originalité. Personne ne prendra une maison française du xiii*^ ou du xviii^ siècle, même
N'ewcastle House. Maison type du xvii" siècle i6Sà\
tine colonnade comme celle du Louvre ou des palais de Gabriel, pour une page sortie de Vitruve ou de ses adaptateurs italiens, un je ne sais quoi dans les proportions et dans la décoration nous rappellera toujours qu'on n'a pas voulu jouer à l'antique. Le goût d'imiter, la pau\Teté des matériaits. le climat, tout cela réuni a fait des monuments de Londres ce qu'ils sont. C'est seulement depuis la deuxième moitié du xix*^ siècle qu'on peut citer quelques œu\T:es, non pas précisément originales, mais bien inspirées, la cathédrale cathohque de Westminster, les nouveaux ministères dans Whitehall.
Le t>-pe même de l'habitation ordinaire est le plus pratique peut-être.
l.A lOLR. - I.K TKMFl.K