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Partie du fronton du Parthénon British Muséum

nale de l'Angleterre réunis dans un même édifice. A la National Gallery. toutes les collections de peinture ancienne, y compris la peinture anglaise du XV!!!*" siècle, à la Xatio)ial Gallo'V of British Art ou Tate Gallery. la peinture anglaise moderne et contemporaine, exception faite pour Turner, qui est représenté à la fois à la National Gallery et à la Tate Gallery.

La collection Wallace, un des plus parfaits ensembles qu'ait jamais réuni une famille d'amateurs, particulièrement riche en œuvres du xviii'' siècle français, mais comprenant aussi des chefs-d'œuvre d'art anglais, quelquesuns des plus beaux Reynolds et Gainsborough qui soient à Londres, mérite de retenir tout spécialement l'attention des Français, et c'est assurément un des musées de Londres les plus visités.

Enfin le South Kensington Musctuit, dont l'arrangement jusqu'à ces dernières années était essentiellement provisoire, musée éducatif plus encore que

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collection d'art, comprend, outre des œuvres de peinture et de sculpture ancienne et moderne, tout ce qui concerne l'art appliqué à toutes les époques, et une bibliothèque spéciale d'art décoratif.

Nous passerons en revue successivement ces divers musées et des collections qui, comme celles de Dulwich Collège, pour être moins importantes, ne sont pas négligeables, mais comment énumérer en quelques pages les trésors d'art qu'ils contiennent ? Une simple liste d'œuvres choisies comme de premier

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Cécrops et sa tille, détail du Parthénon British Muséum'.

ordre, remplirait plus d'espace que nous n'en avons. Nous nous contenterons donc pour chacun de ces musées de quelques indications sur la manière dont ils ont été fondés, dotés et installés, et d'une rapide promenade à travers leurs trésors. Pour l'étudiant d'art, chacun d'eux mérite des semaines d'étude. Nous voudrions seulement que le voyageur à I^ondres, qui ne dispose que de quelques jours, cherche dans nos pages une indication approximative de ce qu'il trouvera dans chaque musée.

Le choix des illustrations a été fait de manière à reproduire plutôt des œuvres typiques que des œuvres célèbres universellement connues. Nous aimons mieux faire connaître une œuvre de second ordre à celui qui ne l'aura encore jamais \-ue reproduite, que reproduire pour la centième fois une

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œuvre de premier ordre. Il est cependant des œuvres, comme les marbres du Parthénon, qui font tellement partie intégrante du Londres connu de tout le monde, que nous n'avons pas osé les supprimer.

Dans la peinture nous avons donné une prépondérance marquée parmi nos illustrations à l'école anglaise, la seule qu'on ne puisse étudier qu'en Angleterre. Nous avons aussi consacré quelques pages à l'évolution si particulière de cette école, et à son influence sur l'art continental et sur l'art français en particulier. Le voyageur artiste qui va à Londres ne peut manquer de s'intéresser à l'école anglaise, dont presque toutes les productions sont réunies dans cette ville. On peut dire qu'aucun musée hors d'Angleterre ne possède une collection d'œuvres anglaises de premier ordre. Les collections particu-

l-liolo Alansell.

Le fleuve liissus, fronton du Parthénon British Muséum).

lières de l'étranger abondent en œuvres médiocres, comme on a pu s'en rendre compte dans diverses expositions faites à Paris ; il est donc essentiel, pour juger sainement de 1 école anglaise, de la voir là où elle est le mieux représentée, à Londres. Cette école a été l'objet dengouements et de dénigrements si exagérés, en Angleterre et sur le Continent, qu'une mise au point serait nécessaire; nous ne prétendons pas la faire, mais nous la réclamons d'un spécialiste qui étudierait non seulement les musées de Londres, mais les collections particulières si riches encore, quoique s' appauvrissant tous les ans au profit (ou aux dépens) de l'Amérique.

Le British Mhscudi ou Musée Britannique date de l'acceptation, par acte du Parlement, du testament de Sir Hans Sloane, qui offrait à la nation sa collection d'antiquités pour la somme de 20.000 livres sterling, soit 30.000 livres de moins quelle n'avait coîité. On y joignit ensuite la collection de manuscrits formée par Robert Harley, comte d'Oxford, et ainsi fut consti-

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tué en 1753 le noyau de l'énorme musée qui comprend aujourd'hui neuf départements, les livres, les manuscrits européens, les livres et manuscrits orientaux, les gravures et dessins, les antiquités égyptiennes et assyriennes, les antiquités grecques et romaines, les objets du moyen âge, les collections ethnographiques, les monnaies et médailles. I^'immense édifice construit dans Bloomshnry. sur l'emplacement de Montagu House, n'a été achevé qu'en

1857, il est dû à Robert et Sydney Smirke. Des annexes sont actuellement en construction. La salle de lecture circulaire, construite en 1852 sur une idée de Sir Antony Panizzi, alors bibliothécaire, est un chef-d'œuvre de commodité. Le département des imprimés, sur lequel nous n'aurons pas à revenir, contient au moins deux millions de volumes et plus de 50.000 manuscrits, parmi lesquels nombre de merveilles artistiques.

Plusieurs salles du rez-de-chaussée sont consacrées à l'exposition de manuscrits et imprimés précieux, et bien éclairées, ce qui les distingue de la galerie ^Nlazarine à la Bi1)liothèque nationale de Paris.

Le département des antiquités égyptiennes et assyriennes est un des plus complets et des plus remarquables du British Muséum, la collection ég^'ptienne en particulier passe pour la plus complète d'Europe. Elle est en partie formée des antiquités cédées par l'expédition française en Egypte, à la capitulation d'Alexandrie en 1801. Le célèbre marbre de Rosette, la pierre qui, contenant un texte en grec, en égyptien, hiéroglyphique et en égyptien démotique ou vulgaire, a permis ou du moins grandement facilité le déchiffrement des hiéroglyphes, a été ainsi trouvée par les Français en 1798 et était destinée au Louvre. Un grand nombre de dons et d'acquisition.s sont venus compléter une collection qui comprend main.tenant des monuments de toutes les dynasties égyptiennes s'étendant sur une période de quatre mille ans, mais d'un intérêt plus archéologique encore qu'artistique, quoique les véritables œuvres d'art n'y soient pas rares.

Elles abondent dans les galeries assyriennes, enrichies surtout par les

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