Londres. , ta cour et les pro\^mùes
prisoD. Là > aptes lui avoir commuuiquç son , dessein, et s'être -assuré d'un prix considérable,, il lui fit à la gorge une petite incision , qui répondait au conduit de la respiration (vulgairement le sifflet) ^ et il y fit entrer un tuyau d'argent qu'il avait préparé exprès ; de sorte qu'en «e bouchant le nez et la bouche, Gordon ne laisaait pas de pouvoir respirer par l'ouverture du tuy^u. Il est aisé de concevoir qu«Ue était l'es-» pérançe du chirurgien , lorsque Gordon aurait le cou serré par la corde du supplice : il avait . fait l'expérience de cette invention sur p!u<> fiieurs chiens, et elle avait toujours réusi». U^ j^eu de sang qui avait coulé dans l'opération, fit croire aux geôliers que le criminel avait voii* lu attenter à^ vie. Le bruit s'en répandit même à XiOndres ; il servit à faire hâter l'exécution, et le ^coupable fi^t condiiit à Tyburn. Une circons- .tance fort rejnarquablje, c'est qu'il obtint la per* mi^ion de s'y faire mener dans un carrosse dra* pé vtâ^nt l'argent a d'influence en tout pays. . V^xéouteur ayant fait son office, Gordop :i*«sta suspêâdjfci environ une heure pour servir -d'exemplfe aU' peuple ; ensuite on livra , suivant JtEi coutui^e^ son cadavre à ses parens. Le chirurgien qui h^attendait qile ce moment, se le fit apporter dans le cabaret le plu^ proche. Il se •b-âla dé lui ouvrir la veine d*^ bras ^ et de lui .administrer d'aittrci»: $^Qoiiiâr& q.ti'il ^eftait tout
éPJrtgîeiêrrt^ d* Ecosse et d'AÙMie. -3^
prétfi^. Goràoik n'était pas m&ri; il ouvrît iei» -yeux y il poussa un profoi^ soa^)"; mais étant . jretotnbë f>resque aussitôt .daas j^e espàœ 4'évan<!>uiasefoent , it es^jAra iq^idiques fnitiiiiteii. a^^rés. Le cfaimiigiéii 'aitrUMia le màuraÎB sueeès de son entreprise à la grosseur de Oôrdan , <f^ l'aTact &it peser excessîveiYïeiàt -sovis la eorde.. Cetibe invention valut à M. Gbo^et Testiime ^e* liéralè de la nali(>i]r.
Trois bourgeois de Londres, revenatit un sôïr de la cJâïtipagne à la ville , furent iirrêtés hiiv \t chemïti par Quelques voleurs. \Jiih des '1?roi^ sVvisa, pour préserver sa bourse, de se faire passer pour le chirurgien qui avait, tâché de sauver la vie à Gordon. « Messieurs , leur dit-il , vous me traitez bien durement. Ce n'est pas là ce que je devais attendre , après Fidée heureusedu tuyau d*argent. Je suis le chirurgien Chpwel». Ce nom les rendit très-civils ^ non contens d'épargner lar bourse du prétendu esculàpe, ils le conduisirent jusqu'à Londres , pour le garantir de tout autre danger.
Plus heureux que Gordon, après avoir été suspendu au gibet , suivant Fusage , pendant une heure entière v nu voleur irlandais eut le rare bonheur d'être rappelé à la vie. Comme il ^vait protesté de son innocence jusqu'au dernier moment , on ae man<^ua pas de dire que çé-
dg6 Londres, là cour et les provinces
tait'Uhe protection visible de la Proyidence^ ikfais elle ne le farbrisa pas long-temps , Je malheureux ne filcque changer de genre de mort.
Ses amis, pour^e fortiûer, s'empressèrent de lui verser tant dé rasades de Whiakey (i), qu'ikJui firent perdre la vie qu'il avait recouvrée comme par miracle. Un des parens du défunt, se lamentant sur le mauvais succès de ses soina :
«Consolez -vous, mon cher, lui dit un des aa- .^istans \ cette mort est bien plus digne d'un Ir-* landais que celle à laquelle nous l'avons arraché; c'est en quelque sorte mourir au lit d'honneur n^
(i) liseur farte y ti^ès-estimée eo Irlande^
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'ilfjin^gtetre'^ d^Eeosse et ^triande. a^