CHAPITRE LXXIL
Les Uerrnhutes ou Frères Moraves.
\j% fut en Allém'agne que commença cette secte'; elle eut pour fondateur le comte de Zinzendorf , qui passa lui-même en Angleterre, en 1741- Oa a beaucoup calomnié cette doctrine > donf; la plùr part des principes sont très -sages, et qui nfe montre dans la pratiq«ie qu'une association d'ouvriers laborieux , d'excellens citoyens ^ bien dignes de la dénomination de Frères unis^ qui n'éist qu'une cliâ^iâère dans presque toutes les iSOdétés dviles et mofra/les.
Un auteur accuse le comté de Ein^endorf d'être un boiiimé sans principes , un fanatique dont les dogmes sont aussi daiigereux que ridicules ; il prëtéi^ avoir lu dans les ouyra^gs de ce comte un système rempli de corruption. Les Hérrnhutes, dit-il, croient d'après l'apôtre 4^ leur secte , qu'il ne faut jamais s'exprimer qu'en termes ambigus , afin d'avoir toujours le moyen de se rétractet.
S'il fallait l'en croire , ils admettent qu'on peut commettre san^ crime une mauvaise action , dès qu'on n'est pas absolument c<>0yaincu qu'elle soit criminelle.