‹ Londres, la cour et les provinces d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande: ou Esprit, moeursChapitre 28 sur 36 · Xf · texte numérisé non relu

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3^0 Londres j la cour et les provinces

Us sont persuadés^ ajoute-t-il, qu'ils peavetit se livrer sans scrupule à tous leurs penchans^ quelque déréglés qu'ils soient.

Enfin ^ il dit que leur fondateur prescrivait aux jeunes filles Herrnhutes de se prostituer de-[ yant lui ^ et d'exciter \ts jeunes Herrnhutes , à cohabiter devant les anciens.

Panni ses dogmes^ on trouve ceux-ci^ qu'il ne faut pas prendre à la lettre , et qui ont besoin d'i^ terprétation^ comme tant d'autres de diverses religions :((L On doit un respect religieux à Christ^ i> à l'exclusion du Père. II. Christ .peut changer la j» vertu en vice ^ et le vice en vertu, III. Toutes » les idées et toutes les actions qui sont généra- )) lement considérées comme sensuelles et impu^' J9 res y changent de nature paimi les frères ^ et ^) deviennent des symboles mystiques et spiriyi tuels ». >

. Cependant tous ceux qui ont connu le comte de.Zinzendorf^ mort en 1760,. n'ont vu en lui qu'un homme aussi bizarre que fanatique y mais d'une conduite irréprochable.

Les Moraves ( c'est ainsi qu'on les nomme on Angleterre ) vOiit une maisou célèbre a Chelsea y village peu éloigné de Londres. Us en ont encore plusieurs autres dans diiFérens quartiers de la capitale 9 où ils s'assemblent pour prier en

iQomman. Le plus considérable de leurs temples

'a Angleterre y d* Ecosse et d'Irlariâe, 3^k

est dans le quartier de Covent-^Garden ; il es^t peu orné, et Toffice qu'on y célèbre .consiste à chan^-;er ou psaln^odier quelques cantiques accompa^ gnés de l'orgue» Un des anciens y prêche^ et ses semions .et exhortations roulent sur la morale

' ' » • »• '-'vit.

plus que j^ur le dogme. .

^ Les Mérayés réunis à Londres ^ S0nt prëôqua tous artisand; ils y jouissant de la réputation d'â^ Ixe de bons ouvriers ^ et surtout d'une probité k toute épreuve. Ceux qui sont assQss riches po^f lA'ètre pas obligés de travailler pour vivre $T^e s^ distinguent d^ leurs frères que par le. grand nombre de ch$u*ités qu'ils répaudeAt^

: Indépendanament des prières qu'ib font en commun fies Moraves s'occupent encore beaii-^ coup dans le partîcuUer de la prière mentale et dé la méditation 9 et c'est alors que leur irnaginatiodi s'allume, ils ont des extases et quelques-unes àe$ jisions jqa'ils niomment surnaturelles et angeli'^ ques. Plusieurs d'entre eux se consacrent même a une prière per^tùeUe qu'ils font de jour conatme de nuit : ce sont les plus parfaits. Le zèle quils ont pour la propagation de leur doctrine ^ les engage à s'en occuper continuellement ^<<^ c'est ce qu'ils demandent à Dieu avec le p|i|9 d'ardeur*

Ils ue croient pas à la divinité de V Ancien Tèv tarent i c^est une histoire pieuse^dji^eut-Us^rem;

6^1% Lomdréi i ia eow ht /erph>Vàibeï

jpfie d^all^ories^ écrite d'un style peu noble ^ qui b*a de mérite ^ue d'être Tombre du Nouveau; 9ont ib admettent toute la hiorale. Les autres telîgîons y pourvu qu'elles recotmàisseni là divîtâié de Jésus^hrist j sont'^ suivant eux y ëgalenlenl bonnes y quoiqu'ils ne les croient pas aussi parfaites qne la leur. Le b^^meieur parait in-* dispebsabîe pour le ssilut. Us admettent la communion comme une simple commémoration de la cène^ et c'est dans leurs temples qu'ils la prennent. Quand chacun d'eux a reçu dans la main \t petit morceau de pain qu'il doit manger y on donne le s^na) y tous communient en même temps 9 et cette cérémonie se £edt avec lé plua grand recueillement; on dirait alors ^'ils sont tous en fBxtase y tant est grande l'idée qu'ils se forment de la sainteté de l'action dont ils cront Oeciqiés.

Le mariàg[e est tin sacrëfiànént pour les Moraires; 3s le regardent comme Oà lien indissoln-^ VUiy que rièti ne peut m ne doit rompre. Les |eunes fiUes^ çix>raves y en prenant un mari des Jnaitis des anciens y s'imaginent épouser Jésus- Christ même y dont leur époux y disent-elles y n'est cpt le représentant , qu'il a envoyé sur la terre pour les guider dans le chemin tlu salut.

Le devoir conjugal est regardé Jràtr ces sectaires comme k fonction î^ plus importante dé

la vie y pour toutes créatures raisonnables. Eh ! peut-on penser autrement^ disent-ils , de l'air le plus pénétré ^ quand on songe que Ton va donner Tétre à une créature semblable à nous, qui sera l'honneur y la consolation > ou Foppro^ bre de sa famille ?

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