LE SU
et peu intense. Elle ne se fait qu'au bout d'une vingtaine de minutes. Il se forme des amas assez gros, mais rares de 10 à 15 bacilles. Dans un but de contrôle, nous faisons parvenir ces deux tubes au laboratoire du Val-de-Grâce qui confirme : « Bacille d'Eberth »,
Les jours suivants, la substance testiculaire continue à s'éliminer.
Le 7 octobre, le testicule est complètement atrophié. La tête de l'épididyme reste assez volumineuse, dure et un peu douloureuse. La fistule persiste.
Au toucher rectal, la prostate et les vésicules séminales paraissent saines.
Le malade sort le 15 octobre. Son état général est très bon ; l’état local n’a pas changé.
OBSERVATION VI (résumée) Baroni et Dessy (Clinica moderna, 1898)
Orchi-épididymite droite de la convalescence. — . Epanchement vaginal «abondant. — Suppuration. — Constatation du bacille d'Eberth.
G.…. B.…. âgé de 20 ans, ne présentant aucun antécédent génital où bacillaire, fut atteint en septembre 1897 d’une fièvre typhoïde qui évolua normalement ; notons toutefois qu'au cours de la maladie, le testicule droit commença à se tuméfier et à devenir douloureux ; tuméfaction et douleur disparurent rapidement, laissant seulement persister un certain degré de sensibilité.
Le malade avait quitté l'hôpital à la fin d'octobre.
Le 20 novembre, B.. fut pris de frissons, avec fièvre élevée (température 40°5). Le scrotum se tuméfia très rapidement à droite et devint très douloureux. C'est dans cet état qu'il rentre à l'hôpital où l’on constate que le scrotum a augmenté de volume d'une façon notable à droite ; la peau est rouge, tendue, luisante. Par la palpation, la . douleur, pourtant déjà forte, se trouve accrue ; elle se propage en haut vers le èanal inguinal] ; la palpation de Ia
Ages
partie antérieure du scrotum permet d'apprécier avec céerlitude une fluctuation ; tandis qu'à la partie postérieure, on sent un corps dur, plus douloureux qu'en avant. On ne peut définir si l'on sent le testicule tuméfié ou lépididyme, ou bien les deux organes ensemble,
Ces phénomènes locaux s'accroissent les jours suivants : la température oscille en 38°7 et 39°9.
Le 6° jour, pour soulager le malade, on pratique une ponction aspiratrice qui permet de retirer 40 @e: de liquide sérofibrineux.
On palpe de nouveau le malade et lon se rend compte que l’épididyme en arrière est légèrement augmenté de volume et un peu douloureux ; en avant, le testicule, du volume d’un gros œuf de poule, est très douloureux à la pression.
On constate en outre une fluctuation assez nette qui s'accentue les jours suivants. On pratique une incision qui donne issue à une assez grande quantité de pus et à des fragments de tissu testiculaire.
La plaie se cicatrise et le 27 décembre, le malade sort de l'hôpital guéri ; à la place du testicule ne persiste plus qu'une petite masse fibreuse.
Le liquide extrait de la vaginale possédait un pouvoir agglutinant marqué. Ni l'examen direct, ni les cultures n'y décelèrent la présence d'un germe quelconque. Quant au pus, épais, de eouleur blane-jaunâtre, avec des stries sanguinolentes, sans odeur spéciale, il c-=ntenait du bacille
d'Eberth sans assoviatien microbienne.