HISTORIQUE
C'est Velpeau, en 1844, dans le Dictionnaire de Médecine, qui mentionna pour la première fois, les complications testiculaires de la fièvre typhoïde « On voit, dit-il, à la fin de quelques fièvres graves,
de la dothienenterie, de la variole, de certaines affec-
lions articulaires, de certaines maladies des os, de l'infection purulente, une orchite aiguë apparaître, sans cause extérieure appréciable. Le mal dépendant, en pareil cas, d’une cause générale, d'une aitération profonde des fluides, constitue nécessairement une inflammation plus grave que dans les cas indiqués jusqu'ici. Tantôt inégale et lente, tantôt d'une très grande rapidité dans son développement, l'orchite ainsi survenue, se termine souvent el en général, par suppuration ».
Ces complications sont encore mentionnées, mais d'une façon très brève, dans la thèse de Cogombles, en 1858, sur « L'Orchite aiguë ». Dans un chapitre traitant « De l’orchite symptômatique des fièvres graves ou des états affectifs profonds de l'économie » l'auteur « ne mentionne,-qQue pour remplir son cadre, ces variétés d’orchites; car, dépendantes de l’état général qui les a fait naître, elles lui empruntent leur gravité et ne sont guère l’objet d'indications spéciales. C’est là un phénomène cachectique analogue aux abcès, aux gangrènes, que l’on rencontre parfois sur divers points du corps, aux localisations des états inflammatoires généraux.
C’est dans le cours de la fièvre typhoïde, de la variole, de l'infection purulénte, des fièvres hecti-
ques consécutives à des lésions osseubes graves, que