‹ Lord BaconChapitre 24 sur 53 · DU TRADUCTEUR. XXXV · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR. XXXV

revoir avec d'autant plus de soin et de loisir, que je ne désirais le reprendre que deux mois plus tard, c'est-à-dire lors de mon retour dltalie en France. Ce n'est donc qu'après avoir fait subir à mon manuscrit le contrôle le plus rigoureux et le plus minutieux, et qu'après avoir obtenu pour ainsi dire le bon à tirer de M. de Liebig lui-même, que je me suis décidé à le livrer à l'impression. On le voit, il est difficile de fournir au lecteur plus de garanties d'exactitude et de loyauté ; en sorte que, quel que puisse être le mérite de mon travail, il possède, dans tous les cas, celui de reproduire l'auteur de manière à répondre à toutes ses exigences légitimes^ et de ne contenir, soit dans la forme, soit dans le fond, que ce que l'auteur lui-même a approuvé sans réserve.

Ainsi, c'est avec l'assentiment de M. de Liebig que, sur ma demande, sa propre

xyxvi PRÉFACE

préface a été supprimée, parce qu'elle me semblait contenir certains passages exposés à être compris en Angleterre dans un sens différent de celui que l'auteur leur avait donné. Or, je crois que pour faire mieux apprécier Fouvrage de M. deLiebig, et le faire accepter par ceux mêmes qui ne sympathiseraient guère avec ses conclusions, il est indispensable de le placer tout entier dans la sphère sereine de la discussion scienlifique, et d'enlever ainsi aux susceptibilités nationales et aux mesquines passions de coterie jusqu'au moindre prétexte devenir la troubler. De même, c'est avec l'approbation de M. de Liebig que j'ai joint à ma traduction quelques notes signées de mes deux initiales, et que j'ai divisé le texte en un certain nombre de paragraphes dont les sommaires ne sont pour la plupart que la reproduction des titres que, dans le texte allemand, l'au-

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