‹ Lord BaconChapitre 37 sur 53 · DU TRA.DUCTEUR. LVII · texte numérisé non relu

DU TRA.DUCTEUR. LVII

le moyen, par la publicité donnée à ma traduction, de ne plus commettre désormais une omission de ce genre *.

Je terminerai en faisant observer que les moralistes ne pourront qu'applaudir à la chute de Bacon. C'est en effet donner une satisfaction à leur noble cause que de diminuer le nombre de ces hommes qui , par une discordance choquante et malheureusement trop fré-

1. Depuis la publication du travail de Claude Bernard^ M. E, Chevreul vient de faire paraître le premier tome de son importante Histoire des connaissances chimiques ; ce sera donc pour la seconde fois qu'après M. de Liebig^ l'un des savants les plus éminents de notre époque aura à s'occuper de Bacon, considéré au point de vue des sciences physiques et naturelles. Comme sur plusieurs questions traitées dans son beau travail M. Chevreul se rencontre avec les idées formulées par M. de Liebig dans l'écrit dont je donne ici la traduction, il est probable qu'il y aura la même concordance entre les deux célèbres représentants de la chimie en France et en Allemagne, lorsque dans les volumes suivants, consacrés plus spécialement à rhistoire des sciences chimiques, M. Chevreul se trouvera amené à l'appréciation de Bacon.

Lvm PREFACE

qiiente, unissent dans leur personne la plus séduisante beauté intellectuelle à la plus hideuse difformité morale. Sans doute les annales des célébrités éprouveraient des vides énormes, si Ton parvenait à en exclure tous ceux qu'on ne peut estimer autant qu'on les admire. Il n'en est pas moins vrai que chaque conquête remportée en faveur de cet idéal de Tordonnance harmonieuse des facultés humaines est un acte méritoire non - seulement devant le tribunal de la vérité, mais encore devant celui de la morale. Il serait à désirer que la critique de notre époque , quelquefois aussi avide de détruire qu'impuissante à édifier, rendît plus souvent de semblables arrêts de justice, et qu'en soumettant à un contrôle sévère la valeur réelle des hommes, elle triomphât plus souvent de la

DU TRADUCTEUR, LTX

déplorable théorie qui , de nos jours , tend à placer le succès au-dessus du principe , et à pardonner tout à quiconque a réussi , pour n'avoir rien respecté.

p. DE TCHIHATGHEF.

Florence, le 15 mai 18 66.

Importance de Thistoire des sciences d'observation, — Historîa naturalis de Bacon. — Investigation des propriétés des corps, — Explication des faits. — Réfutation d'Arislote. — Bacon considéré comme expérimentateur. — Exi^ériences fructueuses: et expériences lumineuses. — Recette pour la fabrication de l'or. — Axiomes. — OEuvres scientifiques de Bacon, — Ses plagiats. — Accusations dirigées contre les savants. — Jugement de Bacon sur les savants. — Sa prétention aux récompenses.

Les biographes de lord Bacon^ aussi bien

que la majorité des écrivains qui se sont occupés de ses ouvrages, le considèrent et le représentent comme rantagoniste de la scolastique, le réorganisateur des sciences

d'observation, le fondateur d'une nouvelle méthode d'investigation et d'une nouvelle philosophie, savoir : de la philosophie empirique ou utilitaire.

On dirait qu'une espèce de fatalité a toujours fait complètement échouer tous les efforts auxquels les philosophes modernes, et parmi eux les hommes les plus intelligents de notre siècle, ont pu se livrer pour diminuer les difficultés et les obstacles divers dont est hérissée la voie des sciences d'observation, ainsi que pour faciliter à ceux qui les cultivent le moyen d'asseoir sur des bases plus larges et plus solides leurs appréciations de l'essence des choses et de la nature elle-même. C'est qu'en effet, par leurs manières de voir tout individuelles et complètement détachées du terrain des connaissances positives, les philosophes n'ont pu exercer aucune influence sur l'étude de la nature, et voilà pourquoi leurs noms n'ont

point eu de place dans l'histoire des sciences d'observation.

Il en est tout autrement de Bacon. Même après trois siècles, son nom brille encore comme une étoile lumineuse qui, nous assure-t-on , a indiqué la véritable voie et le but réel des sciences. 11 n'est donc pas sans intérêt de déterminer, à Taide de ses propres ouvrages et avec plus de précision qu'on ne l'avait fait jusqu'à présent, la part qui revient à Bacon dans l'organisation de la science moderne.

Bacon vécut dans le siècle le plus remarquable de l'ère chrétienne : de grandes découvertes dans le ciel et sur la terre avaient imprimé un mouvement puissant à l'esprit des peuples de TEurope; c'était l'époque des Kepler, des Galilée^ des Stemn^ des Gilbert, des Harriot ^ c'est-àdire des fondateurs de ce qui constitue de nos jours l'astronomie, la physique, la mé-

canique, Thydrostatique, aÎŒim que les théories de rélectricité et du magnétisme.

L'histoire des sciences d'observation a, relativement aux hommes qui ont contribué à leurs prog-rès et à leur consolidation^un avantage qui lui est propre : c'est celui de nous mettre à même de mesurer et de peser arec exactitude la portée de leurs décou* vertes, ainsi que linfluence de leurs idées sur les travaux tant de leur époque que de la nôtre.

Les faits et les découvertes qui étaient l'objet des études et des méditations de ces hommes restent en eux-mêmes indestructibles; ils sont tout aussi accessibles à notre jugement et à notre contrôle aujourd'hui qu'ils l'étaient il y a des siècles; chacune de leurs expériences est susceptible de reproduction; nous pouvons aisément nous placer dans toutes les circonstances et conditions où elles ont été faites; nous

LORD BACON. l>

sommes en memire >de déterminer ce que leur intelligence a réellement trouvé dans les phénomènes qu'ils nous expliquent et ce que leur fantaisie a pu leur prêter, et de distinguer ainsi ce qui a précédé leurs idées de ce qui est venu se rattacher plus tarda ces mêmes idées.

Il en résulte que les ouw^ges de Bacon relatifs aux sciences d'observation doivent nous indiquer de la manière la plus positive la part que cet auteur a eue dans les graves questions de scm temps; ils doivent nous apprendre s'il voguait à pleines voiles sur le grand torrent de son époque, ou bien s'il est resté stationnaire sur ses rives; quelle action ont exercée sur son esprit les découvertes des éminents astronomes et physiciens de son temps; si ces découvertes ont fourni des germes à ses propres idées ; enfin si, après tout, il les a comprises et appréciées avec justesse.

L'ouvrage de Bacon qui se prête le mieux à ce genre d'enquête est incontestablement son Historia natiiralis ou Sylva sylimrum^ répertoire embrassant la totalité de ses études de la Nature, de ses observations, expérimentations et connaissances.

Dans l'Introduction placée en tête de cet ouvrage [The works of lord Bacon , Edition of 1846, Henry J. Bobn, London, p. 81 et 82), il est dit que Bacon ce a voulu, par cet écrit, jeter les bases de la vraie philosophie, éclairer l'esprit humain, le détacher des axiomes, et faire naître bien des choses et des résultats d'un ordre élevé; qu'il espérait avoir accompli la promesse faite par lui relativement au développement de Tintelligence et de toutes les sciences, et qu'enfin cet ouvrage renfermait la pierre angulaire de son Novum organuni. »

Les parties les plus remarquables de cette Introduction sont le début et la fin. Dans

cette dernière, il est dit que, conformément aux déclarations du Lord, « VHistoria nituralis est l'univers tel que Dieu Ta créé, et non pas tel qu'il a été imaginé par les hommes, et que dans cet ouvrage la fantaisie n'a eu aucune part. »

Ces déclarations se trouvent contredites d'une manière assez plaisante par le début même de l'Introduction, dans laquelle l'auteur {Rawley^ professeur en théologie) nous raconte naïvement que, pendant la compilation de cet ouvrage, tâche dont il avait été chargé, il eut l'honneur de jouir constamment de la société de Sa Seigneurie.

Rawley devait donc savoir mieux que personne que l'ouvrage en question ne pouvait renfermer l'univers tel que Dieu l'a créé, puisqu'il avait été tout simplement fabriqué à l'aide d'autres livres.

Au reste, ce sont les additions faites par le Lord, qui, même aux yeux de Rawley^

8 LaRD BACON.

placent cet ouvrage si haut, ^t?-€e sont celles-là , en effet, qui ont le plus d'importance pour nous comme moyens d'apprécier Bacon comme auteur. Gr, Bacon ne manquait jamais de joindre à chaque fait, à chaque phénomène rapportés dans ce livre, une cause et une explication. Quant aux faits eux-mêmes ainsi commentés, il les citait pour la plupart diaprés des autorités étrangères : plusieurs étaient donnés sur ouï-dire, bien peu d'après ses propres observations; parmi les faits de cette dernière catégorie, figurent ceux dont les explications se trouvent corroborées par ses propres expériences*

Bacon., dans son Novum organum^ nous a exposé les principes de l'analyse et les méthodes de l'investigation de tout phénomène naturel ; en sorte que les matières traitées dans son Historia naturalis doivent être considérées comme autant de pièces justifi-

catives probantes à l'appui de son mode d'investigation. Avec leur aide nous pourrons par conséquent nous former une idée précise du degré de concordance entre ses principes et leur application , entre sa pratique et sa théorie.

Bacon dit, dans son Novum organum^ que «jusqu'à lui toute connaissance était creuse, vide et stérile; » — que « la véritable voie n'avait pas été suivie, et cette voie la voici : aborder les faits eux-mêmes afin de suivre leur ordonnance et leur connexion {Novum or g. Aph,, 34); » — que (( la vraie méthode n'accepte guère, pour point de départ, des expériences incertaines recueillies au hasard, mais seulement des faits bien compris rationnellement enchaînés {ibid.^ I, 32). »

VHistoria naturalis de Bacon comprend, réunis en dix centuries , tous les faits compulsés par lui ou par son secrétaire dans des livres de voyage, de chimie, de phy-

sique et de médecine ; la tâche qu'il sV propose est, comme je l'ai déjà fait observer, de donner l'explication de ces faits. Les propriétés des corps , des métaux , des roches, des plantes et des animaux, l'air, l'eau , phénomènes de la putréfaction , procédés chimiques et vitaux, combustion, etc.,

tout cela devait y être ou mentionné ou expliqué.

Je vais citer quelques exemples de ces explications, non parce qu'ils se prêtent particulièrement à donner une idée de la méthode de Bacon^ mais parce que leur reproduction occupe le moins de place; d'ailleurs toutes ses définitions sont de la même nature et empreintes du même cachet.

« Certains corps sont durs, d'autres sont mous; la dureté provient de l'absence et la mollesse de la présence d'une quantité plus considérable d'esprits. » (Sylva sylvarum^ 844.)

LORD BACON. :l

(( La fusibilité ou Tinfusibilité dépendent des causes suivantes : la première, de ce que les esprits {spirits) sont retenus avec plus de force; la deuxième, de ce qu'ils parviennent à s'échapper plus aisément, o {Loc. cit., 840.)

(( Les esprits ne sont que des choses naturelles, à divers degrés de ténuité, et renfermés, comme sous une enveloppe, dans les parties palpables des corps. » {Loc. cit.^ 98.)

(( La putréfaction est l'œuvre à.' esprits volatils qui tendent constamment à s'affranchir des corps pour jouir des rayons du soleil en se mettant à Tair. » {Loc. cit., 328.)

(( Ce qu'il y a de certain , c'est que les pierres précieuses contiennent des esprits subtils, ainsi que le démontre leur éclat, esprits qui, par voie de sympathie, agissent sur l'homme d'une manière vivifiante et délectante. Celles qui se prêtent le plus à produire un semblable effet sont le diamant, l'émeraude , le rubis et la topaze. » {Loc.

cit,, 960). 11 est évident qu'aux yeux de Bacon le diamant, dont il aimait assez qu'on lui fît présent, tenait la première place.

Y compris ce qui concerne les pierres précieuses, tout cela est emprunté à Paraceïse^ avec une fidélité passablement littérale; aussi n'ai-je fait ces citations qu'afm de prouver que, dans toutes ces choses, la manière de voir de Bacon ne différait nullement de celle de son époque. Ce n'est donc pas là-dessus que nous porterons nos reproches.

Mais il n'en est plus de même des définitions qu'il n'a pas empruntées aux autres, et qui, par conséquent, doivent être considérées comme l'expression de sa propre faculté de perception et comme des procédés de sa propre intelligence. Parmi les exemples les plus simples figurent les suivants :

(( L'eau dans les puits est plus chaude en hiver qu'en été, et c'est ce qui a lieu aussi à

regard deTaîr dans les caves. La raison en est que les parties situées au-dessous de la surface de la terre possèdent un certain degré de chaleur qui , étant complètement renfermée pendant Thiver, devient alors plus élevée, tandis qu'elle baisse en été, parce que, dans cette saison, elle s'échappe à travers le sol. » {Loc, cit., 885.)

c< Il a été observé par les anciens que le sel qu'on jette dans une eau saline se dissout en moins de temps que dans Teau pure. Cela tient peut-être à ce que le sel qui se trouve déjà dans Teau attire celui qu'on y ajoute. » {Loc. cit., 883.)

(( Mettez du sucre dans le vin de manière à ce qu'une partie du premier reste au-dessus et une autre partie au-dessous du vin, et vous trouverez que le sucre resté en dehors du liquide devient mou, et se fond plus vite que le sucre qui plonge dans le vin. La raison en est : que le vin ne fait

que pénétrer dans le sucre immergé, tandis qu'il est forcé d'entrer par voie de succion dans la partie restée en dehors du vin; car tous les corps poreux expulsent l'air et absorbent les liquides. » {Sylva sylv,^ 884.)

Cette manière d'expliquer les choses et les phénomènes les plus simples suffirait parfaitement pour démontrer que Bacon n'avait pas la moindre idée de ce qu'il faut penser quand on se trouve en présence d'un fait, et que même il ne croyait pas que ses définitions eussent besoin de la constatation du fait qu'il veut expliquer. Il est certain que l'eau dans les puits et l'air dans les caves ne sont pas plus chauds en hiver qu'en été; il est également certain que, dans certaines conditions, l'eau saline est incapable de dissoudre le sel qu'on y ajoute, et que, dans aucun cas, elle ne le dissout plus facilement que l'eau pure.

Dans son explication de la dissolution du

sucre, il se borne à décrire simplement les choses telles qu'elles se passent; mais lorsqu'il veut en donner l'explication , il fait valoir la porosité du sucre, sans réfléchir que la partie de cette substance, immergée dans le vin , doit nécessairement être tout aussi poreuse que celle qui reste en dehors du liquide.

Continuons nos citations :

« Plusieurs rapportent, comme une expérience très-extraordinaire, que la force de deux hommes suffît pour soulever, dans le fond d'une mine, un bloc de minerai dont le déplacement exigerait au moins six hommes lorsque le même bloc se trouve à la surface du sol. C'est là un exemple d'un ordre élevé. »

Or, voici comment Bacon explique cet exemple {loc. aV., 43) : « Chaque corps a une place qui lui est assignée par la nature; aussitôt qu'on veut l'en éloigner, il entre dans

une espèce de fureur; de là sa tendance à reprendre vivement sa place primordiale dont il ne souffre point qu'on Técarte, à moins que ce ne soit à des distances peu considérables. »

C'est de cette manière aussi qu'il explique la chute des corps et la rapidité progressive du mouvement des corps qui tombent*.

Voici un dernier exemple :

(( Des nuits sereines à ciel étoile ou éclairé par la lune sont plus froides que les nuits à

1. Dans son excellente Histoire des inventions, des découvertes, etc. {Geschichte der Enfindungen, Enidechingen, etc.) le professeur J. Beckmann rapporte (Y. le chapitre consacré aux recherches sur le sel ammoniac) que Pline l'Ancien signale avec beaucoup d'étonnement le fait que le sel exposé à l'air après avoir été extrait du fond d'un puits acquiert un poids très-supérieur à celui qu'il avait dans l'intérieur du puits. Or, il ne serait pas improbable que ce phénomène d'abord observésur le sel, et qu'aujourd'hui chaque écolier expliquerait aisément par l'action de l'humidité atmosphérique, eût été étendu à toutes les autres substances extraites du fond de la terre, et qu'ainsi dans ces siècles de profonde ignorance en tout ce

ciel nuEigeuxJ La raison en est dans la ténuité et la sécheresse de Fair, qui par là devient plus pénétrable et plus vif. Quant à la lune, bien que d'ailleurs elle rende Tair humide , cependant un ciel serein est toujours un signe de sécheresse de Tair. De même, un air confiné est toujours plus chaud qu'un air libre, ce qui pourrait bien provenir de ce que le froid est causé par une exhalaison froide du corps terrestre, laquelle est constamment plus active dans les lieux ouverts ;

qui eoncerHe Les phénomène^ physiques, on* eût admis comme règle générale que ce qui est vrai à l'égard d'un bloc de sel devait l'être également à l'égard d'un bloc de substances minérales quelconques. Dans ce cas, le fait rapporté par Bacon que non-seulement il accepte comme parfaitement constaté, mais qu'il admire comme fournissant un exemple sans réplique, servirait à témoigner des sources auxquelles il puisait les connaissances physiques qu'il eut le courage d'étaler devant des physiciens tels que Galilée et Gilbert. Remonter à Plme pour chercher auprès de lui des inspirations ddiusles sciences physiques oucMmiques, c'est assurément une étrange manière de devancer ou de faire avancer son époque. P. T.

de plus, quand il n'est pas altéré par cette exhalaison, l'air possède un certain degré de calorique latent ainsi qu'un certain degré de lumière dissimulée ; autrement comment les chats et les hiboux pourraient-ils voir pendant la nuit? » [Sylva sylvarum, 886.)

On remarquera que la cause assignée par Bacon au froid des nuits se réduit à une indication plus circonstanciée de l'état de l'air pendant les nuits froides. Les influences les mieux constatées de la lune sont (d'après Bacon) de quatre espèces : « la lune absorbe la chaleur de la terre (cause du froid), augmente Thumidité, occasionne la putréfaction et met en mouvement les esprits {loc. cit.^ 890). » Quand Bacon veut se rendre compte de la rosée au clair de la lune, il l'attribue à l'humidité; cependant il rend la lune responsable de la sécheresse de l'air pendant les nuits où cet astre est dans tout son éclat;

seulement alors il demande que cet éclat soit fortement prononcé.

Bacon devient beaucoup plus curieux à étudier lorsqu'on le suit dans ses réfutations, dans ses argumentations et dans ses expériences. Ainsi, pour réfuter Aristote, qui fait dépendre du climat et des rayons solaires les couleurs vertes, rouges et azurées des plumes des oiseaux , Bacon dit : « Cette assertion est foncièrement erronée ; la vraie cause, c'est que chez les oiseaux l'humidité que sécrètent les animaux vivants, et qui engendre les poils et les plumes, passe à travers des vaisseaux beaucoup plus fins {strainer) que chez les quadrupèdes, car les plumes passent par des tuyaux, les poils par la peau. » {Loc. cit.^ 5.)

Le fond de la définition se réduirait donc à ceci : les oiseaux n'ont de couleurs plus belles que les quadrupèdes que parce qu'ils possèdent des plumes, c'est-à-dire que parce

Page 1