‹ Lord Byron, histoire d'un hommeChapitre 48 sur 104 · Moore, t. II, p · texte numérisé non relu

Moore, t. II, p

«lui. » Elle-même parvient à le faire rire, même maintenant qu'il devient loup-garou, comme le lui dit Hobbhouse, <* et qu'il lui faut être seul pour être lui-même. » Elle-même exerce sur lui cette influence étrange et calmante, et exhilarante, et il l'emmènera de Benn- Street à Albany-Street, et jusque dans l'appartement nuptial et le grand train de Piccadilly*.

Un autre jour, le 7 mars, la girouette a tourné. Le vent qui poussait sa pensée vers les eaux calmes et tièdes de la félicité conjugale, l'entraîne maintenant du côté des orages. Le baromètre est à : dégoûty doutey sarcasme, misanthropie y mysogénie. Ce même homme qui trouvait tout à l'heure que la vieille et jaune mistress Mule a du bon, se reproche l'attrait qui l'induit trop souvent et le retient trop longtemps aux visites à lady Melbourne, il se querelle de ce plaisir innocent, il se trouve à la fois odieux et ridicule dans son rôle de parrain nuptial de la fille de son homme d'affaires, M. Ranson, qui épouse son ami le comte de Porsmouth. Il trouve que le mariage est une drôle de cérémonie. Il n'a pu garder son sérieux à l'exhortation du célébrant. Il a joint tout de travers les mains de l'heureux couple. Ce Porsmouth flegmatique qui répondait à tout comme s'il eût tout su par cœur, et parfois même devançait le prêtre, le scandalise et l'agace. Il regarde sa pendule qui va sonner minuit, et la seule idée de cette heure de consommation le remplit d'une jovialité qui s'attriste peu à peu quand il retombe — de ces visions d'amour légitime, de bonheur

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