‹ Lord Byron, histoire d'un hommeChapitre 50 sur 104 · Moore^t. n, p · texte numérisé non relu

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de dédaigneuse ironie, l'accusent d'écrire pour gs^er de Targent, et de multiplier ses œuvres pour multiplier aussi des profits indignes d'un lord. Bjron, qui jusqu'ici n'a pas dû une obole à ses ouvrages, Byron qui en a généreusement donné le prix à Dallas et à d'autres, répond à ce défi par un autre. Il soufflette à la fois sa gloire et sa fortune, il jure de ne plus écrire, de ne plus se commettre dans cette publicité où c'est parfois avec des poings de goujat qu'on brise la lyre des poètes. Il écrit à Murray pour lui interdire tout commerce le concernant, moyennant le remboursede tous ses droits, frais et pertes. Une traite considérable est jointe à Tenvoi de cet ultimatum. Murray, foudroyé par cette nouvelle qui compromet sa fortune naissante, ne parvient qu'à grand*peine, à force de prières, à faire revenir sur sa détermination ce poète indigné qui veut être TOmar de ses propres œuvres. Et par une contradiction qui l'honore et qui montre combien cet homme, déjà si calomnié, était vraiment bon et vraiment poète, Byron lui promet Lara qu'il achève pour échapper à lui-môme^ à cet ennui qui le ronge également dans l'isolement et dans la société. La Muse seule, sa Muse en deuil, lui est parfois consolatrice, plus qu'aucune femme du monde des vivants.

Jamais je ne reste longtemps dans ]a société, même de la femme que j'aime, sans bientôt (j'en prends Dieu à témoin, lui qui ne le sait que trop, et l'esprit infernal, qui probablement ne l'ignore pas), sans, dis-je, soupirer après ma lampe et ma bibliothèque sans ordre et toute bouleversée '.

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