‹ Lord Byron, histoire d'un hommeChapitre 53 sur 104 · Moore, t. II, p. 403. — 2. Moore, t. II, p · texte numérisé non relu

Moore, t. II, p. 403. — 2. Moore, t. II, p

renommée qui sied si bien à la fiancée d'un poète, et doublée de je ne sais quel attrait profane le parfum sacré de sa virginité, miss Hilbanck était bien la femme prédestinée que lui conduisait par la main la fortune réconciliée. Il se félicitait alors d'avoir échappé à cette union, un moment mise en question, avec la fille de Mme de Staël, celle qui devait être le charme et Thônneur de la grande maison de Broglie et en remplir le foyer de tontes les grâces de la vertu. Plus tard, combien il devait regretter cette joie prématurée, en voyant à Coppet le bonheur et l'amour, graves et dignes, d'un mariage exemplaire. Combien il eût donné alors pour avoir été < imbrogliato ! > Mais allons jusqu'au bout de ce chemin fleuri qui finit brusquement sur le gouffre de la déception.

Je ne me flattais point qu'elle me fdt attachée, et il parait pourtant qu'elle me voulait du bien. Je la croyais extrêmement froide, en cela je me suis aussi trompé.... Quant à ses vertus et.... vous en entendrez assez parler, car c'est une espèce de type de perfection dans le comté. Il est bon qu'un de nous jouisse de si bonne renommée, puisqu'il y a de mon côté un triste déficit dans la partie morale de cet article; le tout par la faute de ma chienne d'étoile, comme dit le capitaine Tranchemont.... Si cette union est productive, vous nommerez le premier fruit*....

Mêmes témoignages de cordiale confiance, d'espoir triomphant et de généreuse reconnaissance envers celle qui va désensorceler sa destinée, adressés à Drury, à Hodgson, Gowell, etc.

Le mois de décembre 1814 fut employé par Byron à prendre ses dernières mesures matrimoniales, à régler

Page 1