‹ Lord Byron, histoire d'un hommeChapitre 59 sur 104 · Medwin. •— Lady Blessington · texte numérisé non relu

Medwin. •— Lady Blessington

tous les récits seraient authentiques* tous les témoignages patents et probants, non, il n'y aurait pas là de quoi justifier un châtiment, dont aucune faute ne saurait excuser la cruauté empoisonnée, égaler le talion* Quel crime pourrait mériter une telle vengeance, si implacablement poursuivie, si profondément ressentie, multipliée chaque jour par de nouveaux traits, poussant, de son infatigable aiguillon, à tous les excès de la colère, k toutes les folies du désespoir un homme comme Byron? Deux femmes Tout dit, toutes deux atnies de lady Byron, et naturellement portées à défendre leur sete, Mme de Staël et la comtesse de Blessington : désespérer un grand poète, déshonorer un grand homme, en faire le noble paria de la société anglaise, le maudit de son clergé, le but de toutes les lâchetés jla cible de toutes les calomnies, et après l'avoir mis au ban de Topinion, flétri de Vaffrontdes huées aristocratiques ou populaires, Tobliger à un exil d'autant plus amer qu'il sera volontaire,etqu'il ne cesseraque poursoncercueil; l'envoyer, victime de la vengeance des salons, traîner son ennui de pays en pays, et débauché par le désespoir, chercher à étouffer à la fois son génie et sa vie dans les corruptions italiennes, et faire, un moment, de sa déchéance, le pendant de celle de Venise : non, cela est Impie j sacrilège, inexpiable! Avoirfait couler de telles larmes, avoir causé dételles défaillances, avoir fait le martyre d'une telle Vie, cela est un crime éternel, qui appelle la malédictioUj et de tout temps le piédestal de la statue de Byron sera un pilori pour la femme, indigne de porter ce nom, dont l'immortalité fera soii châtiment* I

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