Moore, t. IV
2. Essais sur la littérature anglaise ^ traduction Guillaume Guizot, p. 367 à 372.
à sa digne sœur, coupable, seule dans toute une famille, du crime d*une affection fidèle et d'une foi héroïque, un reconnaissant adieu. Quelques jours auparavant, il * avait salué d'un chef-d'œuvre de plainte contenue, de sanglante indulgence et d'infamant pardon la femme qui Pavait abandonné,lui ravissant son enfant,dont le souvenir attendrira ju3qu'aux larmes la fin du troisième chant de Childe-Harold, Depuis ce châtiment public, infligé à cette idole de la publicité, qui avait sacrifié à l'opinion toutes les pudeurs de l'épouse et toutes les gloires de la femme, il ne devait plus accorder à sa colère contre sa belle-mère que de rares et confidentielles épigrammes;et le reproche de son désintéressement et de sa générosité , protestant par des bienfaits contre son ingratitude, devait suffire à sa vengeance contre une fille qui ne lui ressemblait que trop. Pour la furie domestique, serviie instrument de sa honte, cause mystérieuse et subalterne de ses malheurs, il la clouait pour l'éternité au gibet d'une satire, dont les vers, comme des vautours, déchireront sans cesse l'infâme mémoire de mistress Charlement, sœur d'Iago.