‹ Lord Byron, histoire d'un hommeChapitre 67 sur 104 · Conversations avec lady Blessington, p · texte numérisé non relu

Conversations avec lady Blessington, p

de galanterie trop notoires pour être entièrement omises, cependant j'ai cru convenable d'élaguer les détails et de supprimer les passages des lettres et des journaux qui contenaient trop de particularités sur ce sujet délicat. Quelques lacunes que laisse, dans l'histoire de sa vie et de son cœur, toute omission sur cet intéressant chapitre, j'ai dû céder au sentiment de décorum et de convenance de ce pays, où Ton regarde toute révélation de faiblesses de ce genre comme un crime à peine moindre que les actions en elles-mêmes....

Maintenant, nous voilà en pays où tant de précautions sembleraient superflues, où d'autres lois règlent la moralité des femmes, etc. *....

Et Moore laisse la parole à Byron, porté plus que jamais à ces exagérations et à ces hyperboles, par lesquelles une lettre ou un journal calomnient sans s'en douter la mémoire future, à Byron qui s'accuse, de même qu'il l'a ôtée à Byron qui se défendait contre ce cant bigot et moral, auquel il avait dû sa maîtresse et sa femme, l'une l'auteur trop plaint du pamphlet de Glenarvoriy l'autre l'auteur trop admiré de cet autre pamphlet d'un divorce qui déchira à jamais le cœur d'un époux et d'un père.

Eh bien I nous ne serons ni dupes ni complices de ce biographe traditorej si réservé et si collet-monté au Nord, si émancipé et si décolleté au Midi. Nous ne donnerons pas même un chapitre à cette vie de Venise à laquelle il consacre un volume. A Venise, Byron plongea son âme dans la volupté avec la même ardeur désespérée qui faisait affronter à son corps les vagues du Grand-Canal. Mais il ne noya pas plus dans ces vulgaires passions de sa défaillance son flme de poète,

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