‹ Lord Byron, histoire d'un hommeChapitre 69 sur 104 · Moore, t. m, p · texte numérisé non relu

Moore, t. m, p

plement de la peine de l'apprendre. J'essaye et je persévérerai.... Cependant je ne réponds de rien, et moins encore de mes intentions ou de mes succès. Il y a quelques manuscrits très-curieux dans le monastère, et des livres aussi, des traductions du grec, dont les originaux sont perdus, du persan et du syriaque, etc.... sans compter leurs propres ouvrages. Il y a quatre ans, les Français fondèrent une chaire d'arménien; vingt élèves se présentèrent le lundi matin, pleins d'une noble ardeur, jeunesse dévouée, à science inexpugnable. Ils persévérèrent avec un courage digne de la nation et des conquérants de l'univers, jusqu'au jeudi; alors, quinze des vingt succombèrent sous la vingt-sixième lettre de l'alphabet. Il est certain que c'est le Waterloo des alphabets. Ceci doit être dit à leur décharge •.

Byron fut plus persévérant; et, dans cette affaire comme dans bien d'autres, où la patience a triomphé de tout le reste, la victoire demeura aux Anglais. Le poète fut plus fidèle à ce préservatif contre l'ennui qu'à aucune autre de ses fantaisies. Il faut croire que le remède fut salutaire ou que la cure fut longue, car . pendant tout son séjour à Venise, qui dura près de trois années, iord Byron donna aux bons Pères des témoignages d'une intelligence et d'une générosité qui les pénétrèrent d'admiration et de reconnaissance. Il se fit leur protecteur à Londres ; il y recommanda vivement et chaudement, aux libraires et aux savants, la grammaire anglo-arménienne à laquelle il avait collaboré, et que les Méchitaristes imprimaient sous ses yeux, et à ses frais, avec les presses du couvent ^ Il traduisit aussi en pur anglais biblique , et se proposait

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