Moore, 1. 1, p. m
Pair dont on les donne. C'est à cette période d'émulation fiévreuse où la verve débordée de Byron ajoute sans cesse le vers au vers, et fetigue de son activité, de sa fécondité et de son impatience intermédiaire, copiste et imprimeur, que se rapportent les lettres du 10 août 1806 à miss Pigot (sa copiste dévouée et désintéressée) et les autres à son frère, son mandataire et son conseiller*.
C'est à ce jeune gentleman, confident poétique et censeur amical de lord Byron, qui fut aussi son compagnon d'excursions et de plaisirs, que nous devons quelques détails curieux sur cette lune de miel de l'indépendance, dont le tempérament et le caractère de Byron avaient quelque peu hâté le rayonnement.
Après un court séjour à Southwell, à son retour de Londres et de Worthing,rétudiantde Cambridge et l'étudiant d'Edimbourg partirent* pour Harrowgate, où ils arrivèrent avec un train plus frivole et plus élégant que leur vie ne fut dissipée. Sauf de rares etcourtes apparitions dans les lieux, publics, au bal, l'existence qu'y menèrent nos deux compagnons lut assez retirée et se borna à la promenade, à la conversation et à l'épanchemènt mutuel des confidences poétiques, car le jeune JPigot, soit goût naturel, soit contagion de l'exemple, se piquait aussi de dompter Pégase. Tous deux apprenaient aussi avec ardeur leur rôle pour les représentations du théâtre de société organisé récemment à Southwell. Lord Byron, amoureux de toutes les gloires, courtisait volontiers la fortune dramatique, et il n'eût pas plus dédaigné le titre de bon acteur que celui de