Moore, t. III, p
regard du monstre comme un outrage et le provoquaient pour dvoîr osé parler à uile jeune miss M
A Venise, de pareils ennuis n'étaient que la plus rare des exceptions et le proscrit volontaire n'en aimait que davantage cette orgueilleuse et grandiose déca^ dence qui ressemblait à la sienne.
Venise m^aplu autant que je m'y attendais, et je m'attendais à beaucoup. C'est un de ces endroits que je connaissais avant de l'avoir vu et celui qui, après l'Orient, hantait le plus mon imagination. J'aime la sombre gâlté de ses gondoles et le silence de ses canaux. Je ne hais pas l'évidente décadence de la ville; mais je regrette la singularité du costume qui a disparu ; il y en a pourtant quelques restes, et le carnaval nous arrive....»
Dans cette Venise, dont l'aspect, la laiigue et les mœurs l'enveloppent peu à peu de leur douce et mélancolique séduction, il est, comme homme et comme poëte, absolument chez lui. Le matin, il va dans sa gondole « marmotter de l'afménien avec les frères et « aider l'un d'eux à corriger l'anglais d*une gramme maire anglo-arménienne qu*il publie. » Le soif, il choisit entre un des trois rendez-vous de Veûise, le théâtre, le salon, et en carnaval, le bal masqué, le grouillant et tourbillonnant Ridolto. On le voit chez le comte-gouverneur ou chez quelque noble Vénitien, au nom plein de souvenirs, figurer aux conversations qu'il définit ainsi :
Ce sont des espèces de raduts^ pires que les nôtres, cat les femmes sont assises en demi-cercle près de la maîtresse de la