Moore, t m, p
maison^ et lés hotnmes debdut atltour de la chambre. Il y a une amélioration néanmoins : au lieu de limonade, ils servent, avec leurs glaces, une espèce d'inflexible punch au rhum.... punch selon mon palais; et ils se figurent que cela est anglais. Je ne les désabuserai pas d'une si agréable erreur.
Aux soirées du comte'gouTernenr et à ces c attrou- « pements de soirée, » pareils à ceux de tous les pays et à leur foule bigarrée, « où, si Ton rencontre un irrt- « portant, on peut être sûr que c'est un consul*, » Byron préfère le cercle plus intime de la comtesse AlbrizzL
Cette comtesse Âlbrîzzi est la Staél de Venise; elle n'est pas jeune, mais très-instruite; naturelle et excellente femme; fort polie pour les étrangers, et, je crois, pas du tout dissolue, comme le sont ici la plupart des femmes. Elle a écrit avec talent sur les œuvrts de Canova et un rolume de Portraits, indépendamment de quelques autres œuvres imprimées. Elle est de Gorfou, veuve d'un Vénitien*....
Ce que Byron préférait eûcore à tout le reste, c'étaient ses promenades à cheval au Lido, sur la lagune, ses héroïques débauches de natation, et au retour, c'est-à-dire au sortir de la vague ténébreuse où le guidait la petite lanterne attachée à son col, un bon et cordial repas et puis la sieste aux mille Voluptés de sa loge à la Fenice. Là, bercé par une musique exquise, il causait doucement avec sa Marianna, cette femme d'un mari « bien fait pour faire son chemin en ce monde, » qui le suivait partout, au théâtre et aux redoutes, au grand étonnement des Vénitiens, surpris de cette constance chez un étranger qui n'y était point