‹ Lord Byron, histoire d'un hommeChapitre 87 sur 104 · Moore, t. V, p · texte numérisé non relu

Moore, t. V, p

Guiccioli, qui se contentait d'en goûter la douceur, sans en comprendre le mérite, et attribuait à Ténergie morale et à la bonté native de Byron, une transformation dont elle fut la seule cause, que sa modestie ne vit pas^ Nous ne voulons plus que citer ces quelques lignes de Walter Scott, pleines d'une si loyale estime et d'un si noble regret:

J*ai toujours pensé et j'ai encore la ferme persuasion qu'au moment où nous Tavons perdu, il touchait à une crise de sa vie qui devait lui ouvrir de nouvelles sources de gloire , et qu'une fois lancé dans cette nouvelle carrière, il eut complé* tement racheté les fautes qae ses amis voudraient oublier'....

Ainsi était enfin exaucée la prière de cette pieuse admiratrice, qui avait tant de fois joint les mains pour sa conversion et son bonheur : vœux touchants et secrets* inspirés par une pitié ardente et tendre pour le grand pêcheur qui était un grand poète, et communiqués un jour à celui qui en était l'objet, par le mari même de la défunte qui y ajoutait ses hommages et ses larmes. Cette démarche étrange et émouvante, qui montrait à Byron combien [sa voix avait pénétré dans les profondeurs du cœur féminin et de l'âme nationale, le toucha à un point inexprimable, et fit plus, dit-il, pour son amélioration que tous les sermons. Il voulut conserver pure une gloire dont de telles larmes avaient pleuré le déclin et dont de telles mains avaient béni d'avance la résurrection \

1. Moore, t. V, p. 122, 123.— 2. Moore, t. II, p. 436. 3. Moore, t. V, p. 136, 142. — 4. Medwin. — Blessinglon.

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