‹ Lord Byron, histoire d'un hommeChapitre 91 sur 104 · Moore, t. V, p. 212. — 2. Moore, t. V, p · texte numérisé non relu

Moore, t. V, p. 212. — 2. Moore, t. V, p

s'agitait en lui. « Avec de pareilles choses et de pareils a miséi*ables dans le conflit actuel de la philosophie et de c la tyrannie, il est urgent de jeter le fourreau. Je sais « que c'est ,courir de terribles hasards, mais il faut que « la bataille se livre, et elle sera féconde en biens pour c rhumanilé, quoiqu'il puisse advenir à l'individu qui « se risque*. »

C'est dans ces pensées que le 19 août 1622, il partait avec Leigh Hunt et Trelawney, pour rendre les derniers devoirs aux corps de Shelley et -de Williams, rejetés par le flot qui les avait engloutis, sur une terre encore alors inhospitalière aux cadavres que ne peut point conduire au dernier asile un prêtre catholique. Il fallut suppléer à l'inhumation, faute d'un cimetière, par une crémation à l'antique, dont le tableau est un des plus étranges épisodes de cette étrange vie. Byron écrivait, le 27 août 1822 :

Nous avons récemment brûlé les corps de Shelley et de Williams, sur le rivage de la mer, pour les pouvoir transporter et faire enterrer convenablement. Vous ne pouvez vous faire une idée de l'effet extraordinaire qu'avait le bûcher funèbre, sur une plage déserte, avec les montagnes pour fond et la mer au devant, non plus que du singulier aspect que donnaient aux flammes le sel et Tencens. Tout Shelley a été consumé, hors son cœur, qui n'a pas voulu prendre feu, et qui est maintenant conservé dans l'esprit de vin •....

Il faut lire dans Medv^rin, témoin oculaire, les détails de cette fantastique, cérémonie, dont le théâtre, c'est-àdire la côte entre Livourne et Lerici, semblait choisi à la fois pour un naufrage et pour une sépulture, avec son

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