CHAPITRE DOUZlàME
poète s abandoune à des divagations , et sort de son sujet pour revenir k lui; c'est alors qu'on peut
juger de l'état réel de son âme.
M Je n'ai que trente ans, et nies clieveux sont gris. (Je n'imagine pas ce qu'ib seront à quarante. L'autre jour je pensais à prendre pcrruqiu».) Mon cœur n'est pas beaucoup plus jeune. £n un mot, j ai prodigué tout mon été dans le beau mois de mai, et je ne me sens plus le courage île retourner en arrière; j'ai dépensé ma vie, intérêt et principal, et je ne crois plus comme autrefois, que mon ame soit invincible.
« Non, plus jamais, jamais en moi ne renaîtra la fraîcheur du cœur. Bienfaisante rosée! qui puise dans
tout ce que nous vo)ons d aiinable, des émotions
iiut iiovv al lliirty yc.ns my hair i> ^r.i\ — (1 wonder wliat it will be like at forty ?
I thought of a peruke the other day)
My heart is not much greener; and, in short, I
ilavo squaiidcr cl my whole summer while 'twas May, And feel lio more tlie s|>irit l(» retort ; 1
Have spent my lile, both interest and |ii iiicipal ,
And deem not, what I deem*d, my soul invincible.
Vo more — no more — Oh ! never more on me The freshness of the heart can fall like dew^
UCjld ^ LOAD fiYRU>.
douces et nouvelles. Trésor de notre sein semblable à celui de l'ahiMlle, penses-tu que le uiici croît avec ces objets? Hélas! non, il n'est pas en eux. I^i |)uissan€e seule de i auie peut doubler jusqu aux parfums d uuc fleur.
« Aujourd'hui , je dis comme la Tcte de bronze du moine Bacon : « Le temps est y le temps fut » le temps ncst plus. » La jeunesse brillante est un trésor que j'ai dépensé de bonne heure. Les passions ont usé mon cœur, el les rimes ont usé ma téte.
« A quoi vient alioutir la gloire? A couvrir une certaine quantité de papier dont le sort est incertain.
Which out of all the lovely things we see
Extracts cuiolioris bcaiitiful and new , Hivt'd in our l)Osoms like the bag o' the bee :
Thiak' st thou the honey with those objects grew ? Alas! 'twas not in them ^ but in thy power To double even the sweetness of a flower.
Now , like Friar Bacon's brazen head , I've s]>oken ,
« Time is, Time was, Time's past , » a chymic treasure Is glittering youth, which 1 have spent betimes — My heart in passion , and my head on rhymes.
W hat i.> the cud ol iame ? lis but to iiU A certain ^rtion of uncertain paper :