‹ Lord ByronChapitre 112 sur 116 · VOTES · texte numérisé non relu

VOTES

titre de ton père, en 1736 ; il entrm de bonne henre dans la manne , et exerça plus tard nne înAnenee assez considérable

à la conr. Il fut nommé grand-veneur (*) en 1763 ; mais » ayant les passions les plus fougueuses, il fut envoyé à la tour de ' Londres, en 1765 , comme accusé d'avoir tué M. Chaworth , •on parent et son and, dans on dnel qn, ent lien à la taTcme de l'Etoile et de la Jarretière , dans Pall-Hall. La dispute ipii amena cette catastrophe commença et finit dans la même pièce , lord Byron .lyant insisté pour se battre de suite à répée. Comme il était le plus adroit , il (it une blessure mortelle à son adTersaire , qui yécnt cependant assez pour mettre ofdre à ses affiiîres , et pour donner è l'oflicier ciTÎl chaigé de l'enquête , des renseignemens qui firent rendre contre lord Byron un verdict de meurtre volontaire. Le procès , (jui excita beaucoup de curiosité dans le public , fut jugé à Westminster-Hall , par les pairs d'Angleterre. 11 dura deux jours » et finit par une sentence unanime d'homicide, prononcée à une majorité de deux cent cinquante membres de la hautechambre. Ayant été amené pour entendre son jugement , l'accusé réclama son privilège comme pair, et, en conséquence, il fut acquitté Après cette albire , lord Byron fut délaissé par ses connaissances et parses amis. Il se retira dans sa terre , il était détesté de ses fermiers , et o& il exerçait sa tyrannie par des Tcxationset des querelles continuelles arec ses voisins. Il vivait détaché de sa famille ; il s'était brouillé avec son fils , qui l'avait offensé par un mariage contraire à ses désirs. Tous ses enfims moururent avant lui 9 et , comme il savait que sa fortune » son titre et Newstead-Abbey passeifnient après lui à son peti^oereu 9 non-seulement il laissait

(*) Ibstcrof tliesug-lioiiiid*.

(••) J'emprunte oefait i un auteur anglai* , qui np le fait suivre d'an- COn OOromenuire. J'ai cependant prinr à croire cju'il existe dan* U lé^isUtioo anglaise une loi qui exempte le* pau-a du royaume d'un juf c« nacnt pour un caa d« rovurlrc.

Sf

5m ncttes.

tonoiier le château on ruines ; mais il se plaisait à hâter les piogrèt de la destrucdon. Quand lord Byron succéda à §om gnnd onde $ 0 n'avait que dix ans. Ce fot trois on qnatre ans après, qu'il TÎsita ayec son tuteur l'antique manoir doot il

était devenu seigneur. Il a rendu rimjircssion de tristesse que lui fit éprouver l'aspect désolé de ce lieu, par une pièce de vers» dont Yoici la première stance :

■ Les rents déchaînés gémissent à travers tes créneanx , Newstead,

antique demeure tie nies aïeux; tu tombes en ruines. Dans ton jaixljn, jadis riant, la ciguë et les runces ont étouffé les roM» qui fleurissaient le long de tes sentiers. (*) »

Note 4 9 page 22.

Il supportait impatiemment les railleries sur son

infiimitd.

Quand la mère de lord Byron s'a]>erriit que le fib qu'elle avait mis au monde était boiteux , elle en ressentit un très vif chagrin ; mais il parait que cette infirmité existait depuis long^ temps dans la frmiile ; plusieurs ancêtres du poète ont été boiteux de la même manière que lut D attacha toujours de l'importance à dissimuler ce défaut: il portait pour cela des pantalons fort longs , et tiillés d'une manière particulière. Quand ses camarades d'école voulaient le iaire entrer en

Thro' thy battlement*, Newstead , the liollow winds whiatle ;

Tbou , the hall of uiy fathers , art gone to decay ; In thy once smiling gatden , tlie hemlock and thistle

Have chok'd up the it>se , which late bloom'd in the way.

(*) Voy* 1* suite dans les Hêum d'9Ûip*té» {Boun of irflwiett.)

HOTES. I 3a3

furpur, ils l'appelaient />/c«/ybwn:/iw(*}j cette injure le mettait hors de lui.

Une chose bizarre et assez remarqnable , c'est que Walter Scott a un pied exactement pareil à cehii de lord Bjron.

Note 5 y page 33.

Il y vivait presque toujours seul, n'ayant pour compagnon qu'un chien de Terre-^euve, etc.

n en eot deox pendant long-4emps , qui l'accompagnaient dans tontes ses promenades. Un de ses amnsemens favoris

était (le monter dans un bateau avec ses chiens, et de rainer jusqu'à ce qu'il eût atteint le milieu du lac. Alors il abandonnait les rames et se laissait tomber dans l'eau. Ces fidèles animaux sautaient aussitôt après lui*, le saisissaient par le collet de son habit , chacun d'un eàtè , et le ramenaient k terre. Connue il était très liabile nageur, cet exereiee était pour Itri sans aucun danger, et il se plaisait à le renouveler très souvent. D employait une partie de son temps à la chasse : il aimait beaucoup les chevaux. Quand il était fatigué de I'exiafence monotone qu'il menait à Newstead , il venait en poste à Londres passer huit on dix jours , vl (juelquefois moins. Il voyait alors mauvaise compagnie. On eut dit qu'il ne rerherdiait le monde que par accès, et pour retrouver la solitude avec plus de plaisir.

Note 6, page 44.

Ohl que je puisse errer sur la mer comme le patriarche de TOcéan.

Ce premier des voyages est du petit nombre de ceux que les Musulmans se piquent de bien connaître. (iVbte die /M Bxron.)

(*) Cloven loot.

3a4 HOTKS.

Note 7, page 4^.

Ces accords formaient parfois le nom de Zidëika.

• EldMToixaérieoiiesqaiproiioaoent l6iiomdei b o minf (i)«.

n n'est pas néoessiire d'aller jusqu'en Orient pour trourer des personnes imlnies de la croyance que les ÉmeS des morts

prennent la forme d'oiseaux : l'histoire du revenant de lord Littleton , la persuasion où était la duchesse de Kendal , que Geoiges I'' était yenn se poser sur sa fenêtre y sons la forme dte coribeao ( ^cg^s let Rémùùteeneet tPOj^M) , et phisiean antres exemples du même genre lapprodtent beaucoup cette superstition de nous. Le fait le plus singulier de tous est le caprice d'une dame de Worcester, qui , s'étant imaginé qne sa fille existait métamoiphosée en oiseau chantant , avait meublé , à la lettre » son bane dans la cadiédrale y de cages remplies d'oiseaux de la même espèce; comme elle était riche et bien- £ûtrice de l'église qu'elle embellissait par ses dons, on ne s opposa point à son innocente folie. — Cette anecdote est racontée dans les lettres d'Oxford. ( Note de lord Bjnm, )

Note 8, page 54.

Ses sensations les plus profondes se peignaient sur

son visage , etc.

Je crois que le lecteur sera bien aise de trouver ici l'impression que produisit lord Byron sur un Anglais, qui le vit à cette époque. Voici comment il en parle.

« La première fois que je vis lord Bjron , c'était à la Chambre des Fairs y peu de temps après la publication des

(*) c Aad f trj tonguet «ibat êyUaèh ncii'i nnws. »

deux premîen dumti de Childe-Harold. D était ddioiil dn o6té de l'oppositioii, et fit on diseonn av sujet de la liberté du culte catholique. Il élevait peu la voix : je ne l'entendais que par momens, et je jugeais que ce qu'il disait était spiriluei et sardoiiiqiie » plntât par la gaité iiiToloiitaixe des auditcuisy qnepar ce qniarrÎTait joMpi'à moL H ne me parut pas fortement constitiié : sa taille était élégante ; ses traits nobles et bien formés , quoique délicats. Il avait une singulière conformation d'oreille. La partie inférieure» au lieu d'être détachée et pendante» s'unissait à la joue » et ne ressemblait à aucune autre oreille » que j'aie jamais Tue , excepté celle du duc de Wellington. Son buste, par le sculpteur danois Tborvaldson , est mesquin et ignoble ; le portrait de Phillips est le plus noble , et de beaucoup le plus ressemblant. »

La lithographie qui est à la téte de ce premier Tolume a été laite d'après le portrait dont Ueat question ici. On assure que c'est le seul pour lequel lord Byron ait posé.

Note 9» page 6a.

L'innooeaoe de Mistress Mardyn fîit regardée

comme prouvée.

Cette cause de séparation entre lord Byron et sa femme a été réroquée en doute par un journal» depuis peu ; cependant, la minorité t'accorde à la regarder comme waie. £lle est» du moins » très probable » et tout4-fidt dans le caractère des pcnonnages qui y figurent. Un ami de lord Byron me disait qu'à quelques détaib près , il était convaincu que la chose avait dû se passer ainsi. On n'a , du reste , aucun autre renseignement positif sur cette querelle , lord Byron ayant toujours été fort réserfé» même dans l'intimité» sur ce qui concernait hû et les siens. Soit la fiitigue d'avoir été si long-temps en butte à la curiosité du public , soit l'ennui de leveuir sur det

3!i6 NOTES.

circonstances afâigesmtes , il évitait de parler de tout ce qui «▼ait trait à cette époque de sa vie; et» si on loi adressait des qiiestioiis indiscrètes , il les r^onssait avec bantenr et dédain. J'ai onl affirmer qnll avait écrit un grand nombre de lettres

et mùmc d'épilres en vers , adrcsM-os à sa femme , et renfermant la justification de sa conduite; mais, n'ayant là-dessos aucune certitude y je ne fius que répéter ce qne l'on m'a dit.

Note JOy page 7$.

Vers de lady Byron.

Dans le temps où ces vers furent écrits , lady Byron vivait

furt îTtIrée chez son père , et consacrait une partie de son temps à des pratiques religieuses. Les deux cojupositions que le Iiasard m'a procurées , ont une teinte très prononcée de puritanisme. Quoiqu'elle accuse son mari, elle ne dit pas de quelle naturè étaient ses torts; mais il est probable qu'elle n'eut pas toujours la même réserve, à en juger du moins par les bruits odieux qui se répandirent sur lortl Byron , et (|ui tous étaient motivés par l'intérêt qu'on portait à sn femme. 11 n'y eut point de bassesse dont on ne le crût capable, ni de vices qu'on ne lui attribuât Ce genre de vengeance est très commun en Angleterre, où les caquets et le commér.-i«;e des bautes classes font de la calomnie une arme toute puissante.

Note 1 1 , page 85.

Le prisonnier de Chilton.

Je croîs que le lecteur retrouvera ici avec plaisir le sonnet

sur (iliillun , qui sert d'introduction au pocuic , et auquel »« rattache un intérêt historique.

iioTJis. 3^7

SONNET SUR GHDLLON.

Etcmdfe idole das imes généreuses , divine Liberie! tu apparais plus brillante au fond des cachots ; là, tu te réfugies dans le cœur de l'homme comme dans ton sanctuaire; dans ce cœur qui ne recounait d'autre lien que ton amour; et lorsque tes fils sont encfaainés, lorsque , privés de la clarté du foleil, ûê n'ont pour demeure qu*ane Toûte humide et sombre , leur martyre fait encore triompher la patriot et la gloire de Ja liberté te répand dam toot IHmiren, portée

par le aonffle des Tenta. Chillon, ta prim est on lien aaa^ ton pavé même est nn anteLBonnivafd l'a fonlé anx pieda^et set paa ont kimé» ■ur œt froides pienea , one empreinte anaai profonde qne ai c'eût été nn gaaon flexible ! Pniaaent oea traces ne s'effacer jamais ! Elles en appellent à Dieu de la tyrannie des hommes.

Françoiii'dc Bonnivard , fils de Louis de ik>amvard , origin naire de Sejssel et seigneur <le Lunes , naquit en 1496 : il fit ses études à Torin. En i5io , Jean- Aimé de Bonnirard , ton onde, loi résigna le prieuré de Saint-Y ic|or , qui aboutissait

SONNET ON CIllLLON.

Btemal apirit ef tbe^cbainleaa mind !

Bri^leit tn dungeona y*Liber^ ! tbou an , For there thy habitation ia the heart-^

The heart which loTe of thee alone can bind;

And when thy aona to letten are conaigned— To fetters , a ad the damp Tauh*a daylcaa gloom , Their country conquers with their martyrdom.

And fircilnm'» fame lunls w in^tiOD every wind.

Chilloii ! lliy prison is a linl%' place

And tliy had floor an tll.ti — f<'r iwas li-o«l ,

Until liis^vety hleps luive li ft a liace

Worn , as if ihycold p.n < int iit wi if a tod ,

By Bonnivard ! — M^y nnn<- lliobo niaik» rllace i Eur litey appeal fiom ly rauny to God.

SaS ROTES.

au miin de Génère , et qui fonnût im bénéfioe omsidé» rable.

Ce grand homme ( Bonnivard mérite ce titre par la force de son Ame , 1a droiture de son ccsur, k noblesse de ses inteftttonsjkla sagesse de ses conseils, le oonrage de ses démardics, l'étendue de ses connaissances et la vÎTacité de son esprit ) , ce grand honune , qui excitera Tadmiration de tous ceux qu'une vertu héroïque peut encore émouvoir, éveillera toujours la pins Tive reconnaisiance dans les cœurs des Genevois <|ni aiment Génère. Bonnivard en lut loiqonn nn des pins lennes appuis. Pour assurer la liberté de notre république, il ne craignit pas de perdre souvent la sienne : il oublia son repos, il méprisa ses richesses , il ne négligea rien pour affermir le bonheur d'une patrie qu'il bonora de son dunx. Dès ce moment , il la chérit comme le plus sélé de ses concitoyens, n la servit arec l'intrépidité d'un béros, et il écrivit son histoire avec la naïveté d'un philosophe et la chaleur d uo patriote.

Il dit , dans le commencement de son histoire de Genève y que, 4^ ftt'ii eut commencé de lire fhiHoire des nations. Use sentà entnUké j>ar son goât pour les républiques , dont it épousa toujours hs intérêts: c'est ce goût pour la liberté qui lui fit sans doute adopter Genève pour sa patrie.

Bonnivard , encore jeune , s'annonça hautement comme le défenseur de Genève contre le duc de Savoye et l'évéque.

En i5i9 y Bonnivard devint le martyr de sa patrie. Le duc de Savoie étant entré dans Genève avec cinq cents hommes, Bonnivard crai«^nit le ressentiment du duc : pour en éviter les suites, U voulut se retirer à jbribourg^ mais il fut trahi par deux hommes qui l'accompagnaient , et conduit , par ordre du prince , à Grolée , où il resta prisonnier pendant deux ans. Bonnivard était malheureux dans ses voyages ; comme ses malheurs n'avaient point ralenti son zèle pour Genève , il était loujoui's un ennemi redoutable pour ceux qui la menaçaient|

€t f par coiia«<iaent > il deyait être exposé à leurs coups. Il fut renoontré , en i53oy tor le Jnni 9 par des Toleors, qui le dépouDèient 9 et le mirent eneore entre les maint dn dne de SaToie. Ce prinee le fit enfermer dans le cbâtean de Chillon , où il rcbta, sans être interroge, jusqu'en i536: il fut alors délivré par les Bernois, qui s'emparèrent du pays de Vaud.

BoonÎYard , en sortant de sa captivité », eut le plaisir de tronver Genève Ubrê et réformée. La république s'empressa de lui témoigner sa reconnaissance , et de le dédommager des maux qu'il avait soufferts : elle le reçut bourgeois de la ville, au mois de juin i536 ; elle lui donna la maison habitée autrefois par le vicaire-général 9 et elle lui assigna une pension de deux cents écus d'or tant qnll ajournerait à Genève. Il lut admis dans le conseil des Deux cents en iSS?.

Bonnivard continua d'être utile. Après avoir travaillé à rendre Genève libre , il réussit à la rendre tolérante. Bonnivaid engagea le G>nseil à accorder anx ecdésiastiques et aux paysans nn temps suffisant ponr examiner les propositions ifn'on leur fiûsatt : il réussit par sa doncenr. On prêche tonjours le christianisme avec succès , quand on le prédie avec charité.

Bonnivard fut savant : ses manuscrits , qui sont dans la bibUodièqne publique f prouvent qu'il avait bien lu les auteurs dassiques latins , et qu'il avait approfondi la Hiéologie et l'hi*-

toire. Ce grand homme aimait les sciences, et il croyait qu'elles pouvaient faire la gloire de Genève : aussi il ne négligea rien pour les fixer dans cette ville naissante. £n i55i , il donna sa bibliothèque an public : elle fut le commencement de notre bibliothèque publique» et ses livres sont» en partielles rares et belles éditions du quinzième siède qu'on voit dans notre collection. Enfin , pendant la m<îme année, ce bon patriote institua la république son héritière , à condition qu'elle cniploieiait ses biens à entretenir le collège dont on projetait la fondation:

33o HOTES.

n panit que BomÛTird mourut en 1670 ; mais on ne peut

l'aiisurer, parce qu'il y a une lacune dans le nécrologe depuis le moifi de juillet lS^o jusqu'en 1571. (Note tie lord JijToru)

Note 1 2 , page 86.

Mes cheveux nWt pas blaochi en une seule nuit

comme ceux des liommes surpris par imo crainte soudaine.

Lodovico ^Sforza et plusieurs autres. — On assure que la même chose arriva à Marie-Antoinette , femme de Louis XVI» «fuoique dans un espace moins court Le chagrin produil > dit-on , un effet semblable. C'est k cette dernière cause » et non

à la crainte , que le changement de couleur des cheveux, de la reine doit être attribué. ( Note de lord Byron, )

Note i3, |>age gS.

A mille pieds au-dessous des créneaux blanchâtres» etc.

Le château de Clullon est situé entre Clarens et ^ illciunive. Cette dernière ville est placée à l'une des extrémités du lac de Genève. A gauche sont les issues du Rhone; ris-à-Tis sont les hauteurs de La MeiUerie et la chaîne des Alpes , ao-dcssus de Boveret et de Saint-Gingo.

Derrière et plus bas s'élève une colline d'où s'échappe un torrent. Le lac baigne les murs du château : on lui a trouvé , en le sondant» une profondeur de huit cents pieds ( mesure française). Dans Tintérieur» est une suite de cachots où furent renfermés les premiers réformateurs et plus tard les prisonnien d'Etat. Une des voûtes est traversée par une solive noircie de véhislé , qui servait autrefois, nous dit-on, à exécuter les condamnés. 11 y a , dans le souterrain de Chillon^sept» OU plut6t huit pilliers, l'un d'eux étant enfoncé dans la muraille» dans quelques-uns sont des anneaux pour fixer les chaînes, et ' attacher les prisonniers enchaînés. Les pas de Bonnivard ont

noTBs. 33 1

laissé des ti-aces dans le sol : il fut enfenné la pendant plusieurs années.

Cest près de ce château que Ronasean a placé la catastrophe de aon Bé^toSait : Julie s'élance dans le lac , an secours de son en&at , et la maladie prodoitie par Teflhn et la frai-

chenr des eaux , est la cause de sa mort.

Le château de Clilllon est vaste. On le voit de loin sur les bords du lac : ses murailles sont blanches.( iVofe de lord Bjron.)

Mote 14) psge io8.

yis*à-vis de moi il y avait une petite île.

Entre VilleneuTC et l'entrée du Rh6ne dans le lac , non loin de Chillon , est une très petite Ile , la seule que j'aie pu découvrir dans mes voyages sur le lac et autour de ses rives. Elle contient (|uelques arbres ^ je ne crois pas qu'il y en ait plus de trois ). Sa petitesse et son isolement lui donnent un aspect tout particulier.

Quand je composai ce poème, je ne connaissais pas l'histoire de Bonnivard dans tons ses détails, on j'aurais entrepris d'ennoblir mon sujet , en essayant de célébrer sa constance et ses vertus. On trouve quelques circonstances de sa vie dans une note annexée an sonnet sur ChiUon : je la dois à l'obligeance d'un citoyen de Genève ; de cette république qui s'enorgueillit encore aujourd'hui de la mémoire d'un homme digne des plus beaux siècles de la liberté. \^^ote </e iord Jiyrou.)

Note i5, page i8a.

Llietman dea Cosaques de l'Ukraine, etc.

« Cehii qui remplissait alors cette place, était un gentilhomme polonais, nommé Mazeppa , né dans le palatinat de Podolie; il avait été page de Jean Casimir, et avait pris à la cour quelque teinture des belles-lettres.

« Hoe intrigve qn*il cttt dans ift jennciae avec 1st home dVin gentUlioiiiine polonais ayant ëté découverte , le mari le

lit lier tout nu sur un cheval farouche, et le laissa aller dans cet état. Le cheval , qui était du pays de l'Ukraine, y retourna, et y porta Maxeppa demi-mort de fiitigue et de faim. Quelqiicft pajBana le seooanuent : il resta long-tempe panni eux» et ee signala dans plnsienis couses contre les Tartares. La wagé* riorité de ses lumières lui donna une grande considération parmi les Cosaques. 8a réputation s'augmentant de jour enjour, obligea le czar à le fiiire prince de l'Ukraine. »

VoLTuas, Histoire de ChaHes XII , page i5i.

« Le roi lîijant et pomsDÎYi eut son cheval toé sons Ini ; le colonel Gieta , blessé et perdant toot son sang , lui donna le rien. Ainsi on remit deux fois à cheval, dans sa fuite, ce conquérant qui n'avait pu y monter pendant la bataille. »

VoLTAïaa» Histoire de Charles XII p page 166.

Le roi alla par un antre chemin avec qœlqiies cavaliers ; te carrosse oà il était se rompit dans sa mardie ; on le remit à cheval. Ponr comble de disgrAce, il s'égara pendant la nmt,

dans un bois. Là, son courage ne pouvant plus suppléer à ses forces épuisées; les douleurs de sa blessure devenues plus insupportables par la fatigue^ son cheval étant tombé de lanaitndp, il se concha quelques heures an pied d'na arbre, en danger d*étre surpris à tout monwnt par les vainqueurs qui le cherchaient de tous côtés. »

VoLTAïaE, Histoire tie Charles XII , page 167.

Note 16, page 202.

Lord Byron débanpia à Lisbonne; les sites pittores- (jues'des environs Vj retinrent qtielque temps.

11 fit plusieurs excursions a Coimbrc , l'université du Por-

NOTBS. 333

tngal ; à Ifafra , liea habité par la feme reine » aprè» la perte da M raiaoD; il ^ta ansti le diâtean que fit élever dans mi endroit retiré et tor le flanc d'nne mmitagney TangUia

M. William Beckford, qui l'abandonna ensuite.

Note l'jf page ao3. U quitta SëviUe pour Cadix, etc.

Après arotr pa«é ipielqnet jours dans cette dernière TÎIIey il «embarqua pour la Grèce avec son ami M. Uobhouse.

Note i8, page ao3.

Le diangaii6nt subit de sa fortune, etc.

Ce dmigement fui cavia pen de joie : il eut de bonne heure le presientinient que sa destinée ne serait pas henvense

dans le monde ; ce qu'il en avait vu l'avait dégoûté d'y vivre. On trouve dans ses Heures d'oisiveté une pièce de vers fort belle qni porte Tempreinte de ce sentiment. La voici : c'est la pranièie fois qu'elle pantt traduite en français.

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